Assad dénonce l'escalade des sanctions qui "étranglent le peuple syrien"

Assad a prononcé son allocution mercredi à l’occasion de la première séance parlementaire après les élections du mois dernier. (AFP PHOTO/HO/SANA)
Assad a prononcé son allocution mercredi à l’occasion de la première séance parlementaire après les élections du mois dernier. (AFP PHOTO/HO/SANA)
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Publié le Jeudi 13 août 2020

Assad dénonce l'escalade des sanctions qui "étranglent le peuple syrien"

  • Bachar Assad a interrompu un discours qu’il donnait au parlement après avoir souffert d’une brève chute de tension
  • Le président syrien a dénoncé les dernières sanctions américaines prévues par la loi César, y voyant une nouvelle « escalade » contre son pays

DAMAS: Le président syrien Bachar al-Assad a dénoncé mercredi les dernières sanctions américaines prévues par la loi César, y voyant une nouvelle "escalade" contre son pays ravagé par la guerre et une grave crise économique.
Le chef de l'Etat syrien, qui s'exprimait lors de son discours traditionnel devant le nouveau Parlement élu en juillet, a été victime d'une baisse de tension et a dû interrompre momentanément son allocution, avant de la reprendre sous les applaudissements et les slogans des députés: "par le sang, par notre âme, nous nous sacrifions pour toi Bachar".
Entrées en vigueur à la mi-juin, les sanctions de la loi César constituent "une nouvelle étape dans l'escalade" contre la Syrie, a-t-il déclaré. Cette étape "n'est pas différente en substance de tout ce qui a précédé, si ce n'est des ajouts sur la forme et sur le fond", a précisé le président, soulignant que "l'escalade pour étrangler le peuple syrien se poursuivait".
La loi César élargit l'étendue des sanctions. Elle prévoit un gel de l'aide à la reconstruction et des mesures contre des entités étrangères collaborant avec le gouvernement, et, fait inédit, les entités russes ou iraniennes présentes en Syrie. Moscou et Téhéran sont deux des alliés du régime syrien.
En raison des mesures imposées pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus, les 250 députés, masques sur le visage et gants aux mains, étaient réunis dans une vaste salle du palais présidentiel et non au Parlement. 
Rami Makhlouf
Le président Assad a par ailleurs affirmé qu’"il n'y aura pas de favoritisme pour quiconque se pense au-dessus des lois", soulignant que "la lutte contre la corruption s'est intensifiée ces dernières années", et "que la récupération des fonds publics détournés, par des moyens légaux, continuera", a-t-il précisé. 
Son gouvernement est actuellement engagé dans un bras de fer inédit avec le cousin du président, Rami Makhlouf, à la tête d'un empire commercial estimé à plusieurs milliards de dollars et qui inclut notamment Syriatel, premier opérateur de téléphonie mobile dans le pays. Dans une série de vidéos postées sur Facebook à partir de début mai, M. Makhlouf, inscrit sur la liste des sanctions américaines depuis 2008, a interpellé son cousin Bachar al-Assad pour réclamer son intervention, accusant les autorités de chercher à l'intimider pour soutirer de l'argent à son entreprise.
La Syrie ravagée par une guerre qui a fait plus de 380.000 morts depuis 2011 est confrontée à une grave crise économique, marquée par une dépréciation de la livre syrienne et une explosion de l'inflation.
 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.