Le Premier ministre libanais met en garde contre le chaos face à l’effondrement de la livre

Le Premier ministre par intérim du Liban, Hassan Diab, prend la parole au siège du gouvernement à Beyrouth, au Liban, le 6 mars 2021 (Reuters)
Le Premier ministre par intérim du Liban, Hassan Diab, prend la parole au siège du gouvernement à Beyrouth, au Liban, le 6 mars 2021 (Reuters)
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Publié le Samedi 06 mars 2021

Le Premier ministre libanais met en garde contre le chaos face à l’effondrement de la livre

  • Hassan Diab a menacé de ne plus remplir ses fonctions si cela pouvait accélérer la formation d'un nouveau cabinet
  • Il s’est exprimé lors d’un discours laconique à la nation alors que la livre continuait de s’effondrer par rapport au dollar

BEYROUTH: Le Premier ministre par intérim du Liban a averti samedi que le pays se dirigeait rapidement vers le chaos et a appelé les politiciens à mettre de côté leurs divergences afin de former un nouveau gouvernement capable de solliciter une aide étrangère indispensable. 

Hassan Diab a menacé de ne plus remplir ses fonctions si cela pouvait accélérer la formation d’un nouveau gouvernement. 

Il s’est exprimé lors d’un discours laconique à la nation alors que la livre continuait de s’effondrer par rapport au dollar, s'échangeant à un moment donné à 10 500 livres libanaises sur le marché noir pour la première fois de son histoire. Des manifestants en colère bloquent des rues et des autoroutes à travers le pays et brûlent des pneus depuis plusieurs jours, alors que la livre poursuit sa chute vertigineuse atteignant de nouveaux records. 

La chute de la monnaie locale a entraîné une forte augmentation des prix ainsi que des retards de livraison de carburant, ce qui a provoqué des pannes d'électricité plus prolongées dans tout le pays, de plus de 12 heures par jour dans certaines régions. La crise a plongé près de la moitié de la population du petit pays de 6 millions d'habitants dans la pauvreté, les a privés de leurs épargnes et réduit leur pouvoir d'achat. 

De petits groupes de manifestants ont de nouveau bloqué des routes dans plusieurs zones vendredi, incendiant des pneus et des meubles. 

«Le dollar est à 10 500 (livres) et tout le monde a quatre ou cinq bouches à nourrir, y compris les parents. Ils (les politiciens corrompus) doivent subvenir à nos besoins », a crié un manifestant. 

«Ils se sont fait vacciner contre le coronavirus, mais ont ouvert le pays pour que les gens puissent mourir», a-t-il ajouté, faisant référence à un groupe de parlementaires vaccinés au parlement même le mois dernier sans autorisation préalable. Une initiative qui a conduit la Banque mondiale à envisager de suspendre son financement de la campagne de vaccination au Liban. 

Un autre manifestant qui ne s'est identifié que par son prénom, Ali, a déclaré qu'il était frustré que d'autres Libanais restent chez eux. 

« Où est le peuple libanais ? Le dollar est maintenant à 10 500 (livres) et il atteindra 15 ou 20 (mille). Pourquoi sommes-nous à la maison ? Nous devons descendre dans la rue ! 

Diab, qui a démissionné à la suite de l'explosion du 4 août au port de Beyrouth, a suggéré qu'il pourrait arrêter d’honorer ses obligations. 

«Si cela aide à former un gouvernement, je suis prêt à recourir à cette option même si cela va à l'encontre de mes principes», a-t-il déclaré. 

En octobre, l’ancien Premier ministre Saad Hariri a été nommé pour former un nouveau gouvernement, mais cinq mois plus tard, les litiges entre lui et le président Michel Aoun sur la mouture du gouvernement empêchent sa formation. 

Le Liban a également désespérément besoin de devises étrangères, mais les donateurs internationaux ont déclaré qu'ils n'aideraient le pays financièrement que si des réformes majeures étaient mises en œuvre pour lutter contre la corruption généralisée, qui a conduit le pays au bord de la faillite. 

« Qu’attendez-vous, plus d’effondrement ? Plus de souffrance ? Le chaos ?" s’est exclamé Diab, fustigeant les hauts responsables politiques, sans les nommer, qui s’intéressent plus au nombre et à l’ affiliation des ministres qu’au pays qui s’effondre. 

« Quelle différence cela fera-t-il d'avoir plus ou moins de ministres (au sein du cabinet) si tout le pays plonge?», a-t-il réagi. 

« Le Liban fait face à un grave danger et les Libanais en paient le prix. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.