Le Caire dément les affirmations turques sur des pourparlers méditerranéens

La position de la Turquie sur la question de la Méditerranée orientale suscite des inquiétudes parmi ses voisins. (Photo, Archives/AFP)
La position de la Turquie sur la question de la Méditerranée orientale suscite des inquiétudes parmi ses voisins. (Photo, Archives/AFP)
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Publié le Lundi 08 mars 2021

Le Caire dément les affirmations turques sur des pourparlers méditerranéens

  • Les affirmations turques qui font miroiter une résolution imminente sont fausses
  • En 2019, Chypre, la Grèce, l'Égypte, Israël, la Jordanie, l'Italie et les territoires palestiniens ont organisé l'EastMed Gas Forum. La Turquie ne figurait pas parmi les participants

LE CAIRE: Des sources diplomatiques égyptiennes ont démenti les rumeurs selon lesquelles le Caire a eu des discussions au sujet de la question de la Méditerranée orientale avec la Turquie.

L'Égypte s'est engagée à ce que Chypre et la Grèce participent à toute négociation avec la Turquie, ont ajouté les sources.

Le Caire n'a «nulle intention» de négocier avec la Turquie sur la question, insistent les sources.

Les affirmations turques qui font miroiter une résolution imminente sont fausses, ajoutent-elles, et la «partie égyptienne maintient sa position qui rejette l'accord maritime signé par le gouvernement libyen d'accord national et Ankara. Le respect que porte l’Égypte aux frontières maritimes des pays méditerranéens ne date pas d’hier, et les tentatives de la Turquie d’insinuer que les deux pays ont négocié sont inexactes».

Les commentaires surviennent après que le ministre turc des Affaires étrangères a déclaré qu’Ankara est à deux doigts de conclure une entente avec l’Égypte, et qui concorderait avec l’accord d’autorité maritime signé avec la Libye et consigné auprès de l’ONU.

Le président égyptien Abdel-Fattah El-Sissi a récemment eu un entretien téléphonique avec le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis sur les divers moyens de collaborer en Méditerranée orientale.

Le porte-parole de la présidence égyptienne, Bassam Radi, a déclaré que les deux hommes ont discuté leurs relations bilatérales étroites. Ils ont particulièrement abordé leur coopération dans le dossier de l'énergie et de la Méditerranée orientale.

Lors de l'appel, El-Sissi a salué la solidité des relations égypto-grecques.

Le président a mentionné que l’Égypte est fière d’entretenir des relations de coopération avec la Grèce, et a abordé les développements positifs dans les questions communes aux deux pays.

Les allégations du ministre turc des Affaires étrangères suivent une tentative d’Ankara de recueillir le soutien de l’Égypte dans ses revendications au sujet de certaines zones de la Méditerranée orientale.

L’année dernière, le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, avait exprimé le désir d’Ankara de rétablir les relations avec l’Égypte.

Les activités turques ajoutent une touche de complexité à ses relations avec ses voisins, notamment la Grèce et Chypre. Ankara veut mettre la main sur des eaux régionales qui contiennent potentiellement des quantités considérables de gaz naturel.

L'Égypte a délimité ses frontières avec la Grèce, et El-Sissi a ratifié en octobre dernier un accord avec Athènes sur la désignation d'une zone économique exclusive entre les deux pays.

En 2019, Chypre, la Grèce, l'Égypte, Israël, la Jordanie, l'Italie et les territoires palestiniens ont organisé l'EastMed Gas Forum. La Turquie ne figurait pas parmi les participants.

L'exploration gazière turque dans des zones maritimes revendiquées par la Grèce et Chypre a conduit à une rupture des relations entre les pays.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.

 


L'Algérie condamne l'attaque de drone contre l'Arabie saoudite

L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne. (AFP)
L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne. (AFP)
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  • Le ministère algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines a qualifié cette attaque de menace flagrante à la sécurité et à la stabilité du Royaume
  • L'Algérie a également réitéré son entière solidarité avec l'Arabie Saoudite et son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour sauvegarder sa sécurité et préserver sa stabilité

ALGER: L'Algérie a exprimé sa ferme condamnation de l'attaque de drone visant l'Arabie saoudite, affirmant son entière solidarité avec le Royaume pour faire face à tout ce qui menace sa sécurité et sa stabilité, a rapporté mardi l'agence de presse saoudienne.

Le ministère algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines a qualifié cette attaque de menace flagrante à la sécurité et à la stabilité du Royaume, et de violation flagrante de sa souveraineté et du droit international.

L'Algérie a également réitéré son entière solidarité avec l'Arabie Saoudite et son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour sauvegarder sa sécurité et préserver sa stabilité