Biden limite les attaques de drones hors Afghanistan, Syrie et Irak

«Ce n'est pas permanent et cela ne signifie pas l'arrêt» des frappes de drones a ajouté le porte-parole du Pentagone, John Kirby (Photo, AFP).
«Ce n'est pas permanent et cela ne signifie pas l'arrêt» des frappes de drones a ajouté le porte-parole du Pentagone, John Kirby (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 09 mars 2021

Biden limite les attaques de drones hors Afghanistan, Syrie et Irak

  • Toute frappe planifiée contre des groupes jihadistes hors Afghanistan, Syrie et Irak sera désormais soumise à la Maison Blanche avant d'être exécutée
  • Il s'agit «d'instructions temporaires qui ont été distribuées pour s'assurer que le président a une visibilité complète sur les opérations importantes»

WASHINGTON: Joe Biden a limité l'usage par l'armée américaine d'attaques de drones contre des groupes jihadistes hors des théâtres de guerre où les Etats-Unis sont officiellement engagés, revenant sur une politique de son prédécesseur Donald Trump, qui avait donné carte blanche aux militaires dans des pays comme la Somalie.

Toute frappe planifiée contre des groupes jihadistes hors Afghanistan, Syrie et Irak sera désormais soumise à la Maison Blanche avant d'être exécutée, a indiqué lundi le porte-parole du Pentagone, John Kirby, au cours d'un point de presse.

Il s'agit "d'instructions temporaires qui ont été distribuées pour s'assurer que le président a une visibilité complète sur les opérations importantes", a-t-il précisé, confirmant des informations de médias américains.

"Ce n'est pas permanent et cela ne signifie pas l'arrêt" des frappes de drones, a-t-il ajouté. "Nous restons focalisés sur la menace persistante que représentent les organisations extrémistes et il est clair que nous restons déterminés à coopérer avec nos partenaires étrangers pour contrer ces menaces."

Selon le New York Times, ces instructions révélées ces derniers jours ont été discrètement transmises aux commandements militaires dès l'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche, le 20 janvier.

L'ex-président Donald Trump avait, dès le début de son mandat en 2016, relaché le contrôle que Barack Obama exerçait sur les opérations armées contre les groupes jihadistes, disant "faire confiance à (ses) généraux".

Les frappes de drones avaient alors été multipliées, passant de 11 bombardements en Somalie en 2015 à 64 en 2019, selon l'organisation spécialisée Airwars.

Elles sont devenues l'unique méthode d'opération dans certains pays où l'armée américaine ne déploie que quelques soldats d'élite en soutien aux forces gouvernementales, comme la Somalie où les Etats-Unis ciblent les islamistes shebab, ou encore la Libye où ils pourchassent le groupe Etat islamique.

Même si les militaires affirment que leurs frappes sont "chirurgicales", des ONG les accusent de faire des victimes civiles, et leur efficacité est mise en doute.

Dans le premier rapport public sur les opérations militaires américaines en Somalie, publié en février 2020, l'inspecteur général du ministère de la Défense, Glenn Fine, rappelait que la mission confiée à l'Africom était officiellement d'avoir, "d'ici 2021, suffisamment diminué les shebab et le groupe Etat islamique en Somalie, et les autres groupes extrémistes d'Afrique de l'Est pour qu'ils ne puissent plus nuire aux intérêts des Etats-Unis".

Or, "malgré des frappes américaines continues et l'assistance américaine aux forces africaines partenaires, les shebab apparaissent comme une menace croissante qui aspire à frapper le sol américain", ajoutait le bureau de l'inspecteur général, un organisme indépendant du Pentagone.

Au moins dix personnes ont été tuées vendredi soir par l'explosion d'un véhicule piégé, revendiquée par les islamistes shebab, contre un populaire restaurant de la capitale somalienne Mogadiscio, a annoncé la police.


Egypte: 16 morts, dont dix Jordaniens, dans un accident de bus dans le Sinaï

Un accident de bus dans la péninsule du Sinaï, en Egypte, a fait 16 morts et 28 blessés mercredi, a indiqué le ministère de la Santé, dans un pays aux infrastructures vétustes où les morts de la route sont nombreux. (Photo d'illustration)
Un accident de bus dans la péninsule du Sinaï, en Egypte, a fait 16 morts et 28 blessés mercredi, a indiqué le ministère de la Santé, dans un pays aux infrastructures vétustes où les morts de la route sont nombreux. (Photo d'illustration)
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  • L'accident s'est produit sur la route reliant les villes touristiques de Dahab et Nuweiba. Vingt ambulances ont été dépêchées sur place pour évacuer les blessés et leur prodiguer les premiers soins, a ajouté le ministère
  • La région est une destination touristique réputée pour sa biodiversité marine, ses paysages naturels et ses sentiers de randonnée en montagne

LE CAIRE: Un accident de bus dans la péninsule du Sinaï, en Egypte, a fait 16 morts et 28 blessés mercredi, a indiqué le ministère de la Santé, dans un pays aux infrastructures vétustes où les morts de la route sont nombreux.

Dix Jordaniens figurent parmi les victimes, a rapporté la chaîne officielle jordanienne Al-Mamlaka, précisant que le véhicule transportait au total 43 personnes, dont 22 ressortissants de Jordanie.

L'accident s'est produit sur la route reliant les villes touristiques de Dahab et Nuweiba. Vingt ambulances ont été dépêchées sur place pour évacuer les blessés et leur prodiguer les premiers soins, a ajouté le ministère.

Les causes n'ont pas été dévoilées.

La région est une destination touristique réputée pour sa biodiversité marine, ses paysages naturels et ses sentiers de randonnée en montagne.

De tels accidents sont fréquents en Egypte et sont souvent attribués aux comportements dangereux au volant, au mauvais entretien des véhicules et routes et à une application inégale du code de la route.

L'an dernier, près de 6.000 personnes ont été tuées à travers le pays, selon l'agence égyptienne des statistiques.

Le mois dernier, au moins 18 personnes, dont une majorité d'adolescents, ont péri dans un accident entre deux pick-up qui transportaient des ouvriers agricoles dans le nord de l'Egypte.


L'Iran dit avoir attaqué des cibles militaires américaines aux Emirats et au Koweït

Les forces iraniennes ont affirmé mercredi avoir lancé des attaques contre des cibles militaires américaines aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, après avoir déjà revendiqué des frappes sur la Jordanie et le Kurdistan irakien. (AFP)
Les forces iraniennes ont affirmé mercredi avoir lancé des attaques contre des cibles militaires américaines aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, après avoir déjà revendiqué des frappes sur la Jordanie et le Kurdistan irakien. (AFP)
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  • "Des dizaines de drones d'attaque (...) ont ciblé des systèmes radars et les positions des forces américaines sur les bases d'Al-Dhafra et Al-Minhad, aux Emirats arabes unis"
  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mercredi avoir attaqué des bases américaines dans la ville irakienne d'Erbil avec des drones et des missiles, selon les médias d'Etat iraniens

TEHERAN: Les forces iraniennes ont affirmé mercredi avoir lancé des attaques contre des cibles militaires américaines aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, après avoir déjà revendiqué des frappes sur la Jordanie et le Kurdistan irakien.

"Des dizaines de drones d'attaque (...) ont ciblé des systèmes radars et les positions des forces américaines sur les bases d'Al-Dhafra et Al-Minhad, aux Emirats arabes unis", ainsi que d'autres positions sur la base aérienne de Cheikh Issa, à Bahreïn, a affirmé l'armée dans un communiqué. Les Gardiens de la Révolution ont eux signalé des frappes sur le Koweït.

 


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.