Erdogan et Poutine marquent l'avancement d'un projet de centrale nucléaire en Turquie

Les deux dirigeants ont officiellement lancé le chantier du troisième des quatre réacteurs de la centrale d'Akkuyu, dans le sud de la Turquie, lors d'une cérémonie en visioconférence. (Photo, AFP)
Les deux dirigeants ont officiellement lancé le chantier du troisième des quatre réacteurs de la centrale d'Akkuyu, dans le sud de la Turquie, lors d'une cérémonie en visioconférence. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 11 mars 2021

Erdogan et Poutine marquent l'avancement d'un projet de centrale nucléaire en Turquie

  • Lors d'une cérémonie en visioconférence, les deux dirigeants ont officiellement lancé le chantier du troisième des quatre réacteurs de la centrale d'Akkuyu
  • Cette centrale, construite par le géant nucléaire russe Rosatom, doit commencer à fonctionner en 2023

ANKARA : Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont célébré mercredi une étape importante dans la construction d'une centrale nucléaire russe en Turquie, s'engageant à renforcer leur coopération qui déplaît à Washington.

Lors d'une cérémonie en visioconférence, les deux dirigeants ont officiellement lancé le chantier du troisième des quatre réacteurs de la centrale d'Akkuyu, dans le sud de la Turquie.

Cette centrale, construite par le géant nucléaire russe Rosatom, doit commencer à fonctionner en 2023, année du centenaire de la République turque.

« Ce gigantesque projet est l'un des symboles de la coopération russo-turque », a déclaré M. Erdogan. « Nous partageons avec M. Poutine la même volonté d'approfondir cette coopération », a-t-il ajouté.

M. Poutine a dit vouloir que ce projet « contribue à promouvoir le partenariat turco-russe sous toutes ses facettes et renforce l'amitié ainsi que la compréhension mutuelle entre les peuples de nos pays ».

Malgré des divergences sur les conflits en Libye et en Syrie, où ils soutiennent des camps opposés, Moscou et Ankara se sont considérablement rapprochés ces dernières années, au point d'irriter les alliés occidentaux de la Turquie, membre de l'Otan.

Ainsi, l'achat par la Turquie de missiles russes, les S-400, a provoqué une crise avec les Etats-Unis qui dure encore.

La construction de la centrale d'Akkuyu, dont le coût est évalué à quelque 20 milliards de dollars, est devenue un des symboles du réchauffement de ces relations.

Les deux présidents avaient d'ailleurs lancé sa construction en 2018 lors d'une cérémonie en grande pompe, tournant la page d'une grave crise diplomatique entre Ankara et Moscou provoquée par la destruction d'un avion russe par l'armée turque.

D'après M. Erdogan, cette centrale doit permettre à terme de répondre à 10% de la demande en électricité de la Turquie, un pays fortement dépendant de l'importation d'hydrocarbures pour satisfaire un appétit énergétique croissant.

Les deux pays sont également engagés dans le chantier du gazoduc TurkStream qui permettra à la Russie de contourner l'Ukraine, via la mer Noire et la Turquie, pour exporter son gaz vers l'Europe.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.