La première dame syrienne pourrait être poursuivie au Royaume-Uni, sa citoyenneté révoquée

La Première dame syrienne pourrait être poursuivie et se voir retirer sa nationalité britannique après l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les allégations selon lesquelles elle aurait encouragé des actes terroristes pendant la guerre civile dans le pays. (Fichier / AFP)
La Première dame syrienne pourrait être poursuivie et se voir retirer sa nationalité britannique après l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les allégations selon lesquelles elle aurait encouragé des actes terroristes pendant la guerre civile dans le pays. (Fichier / AFP)
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Publié le Dimanche 14 mars 2021

La première dame syrienne pourrait être poursuivie au Royaume-Uni, sa citoyenneté révoquée

  • Asma Assad, 45 ans, a prononcé des discours en faveur des forces armées syriennes
  • Les forces syriennes ont ciblé des zones civiles avec des bombes barils, des armes chimiques, des frappes aériennes et de l'artillerie au cours des dix dernières années

LONDRES: La première dame syrienne, qui est également citoyenne britannique, peut être poursuivie et se voir retirer sa nationalité britannique après l'ouverture d'une enquête préliminaire sur les allégations selon lesquelles elle a incité et encouragé des actes terroristes pendant la guerre civile dans le pays.

Asma Assad, 45 ans, s’est installée en Syrie après son mariage avec Bashar Assad en 2000 et a prononcé des discours en faveur des forces armées syriennes.

Les forces syriennes ont ciblé des zones civiles, y compris des hôpitaux et des écoles, avec des bombes barils, des armes chimiques, des frappes aériennes et de l'artillerie au cours des dix dernières années et le gouvernement syrien a été désigné État sponsor de la terreur par les États-Unis.

La police métropolitaine a ouvert une enquête préliminaire après qu’une chambre de droit international basée à Londres a envoyé des preuves du pouvoir de la première dame au sein de la classe dirigeante syrienne et de son soutien aux forces armées syriennes, rapporte le Times.

Si elle était poursuivie, elle figurerait parmi d'autres personnalités influentes des régimes autocratiques poursuivies au Royaume-Uni.

Toby Cadman, chef du cabinet juridique Guernica 37, déclare qu'il pense que l’affaire d'Assad est sérieuse.

« Notre équipe juridique de Guernica 37 mène une enquête active sur cette affaire depuis plusieurs mois et, par conséquent, a eu deux communications juridiques confidentielles avec le commandement antiterroriste de la police métropolitaine (SO15). Il est important qu'à l'approche du dixième anniversaire du conflit en Syrie, il y ait un processus efficace visant à garantir que les responsables soient incriminés », déclare Cadman au journal britannique.

L'enquête fait valoir qu'Assad est coupable d'encourager le terrorisme en soutenant publiquement les forces armées syriennes.

On ignore si les procureurs souhaiteraient procéder à un procès par contumace et il est peu probable que la première dame se soumette à une convocation du tribunal au Royaume-Uni.

Interpol pourrait émettre une interdiction de voyage, ce qui signifie qu'elle ne pourrait sortir du territoire syrien sans risquer d'être arrêtée.

L'enquête soulève également la possibilité sérieuse qu'Assad puisse être interrogée par le ministère de l'Intérieur et déchue de sa nationalité britannique.

Un porte-parole du Met déclare: «Nous pouvons confirmer que l'unité des crimes de guerre du Met ... a reçu un renvoi le 31 juillet 2020 concernant le conflit syrien en cours. Le renvoi est en cours d’évaluation par des officiers de l’unité des crimes de guerre. »


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.