Syrie : des ONG humanitaires interpellent Macron et von der Leyen

«Nous interpellons l'Etat Français et les autorités internationales afin qu'ils jouent leur rôle d'acteurs de la paix et qu'ils viennent en aide aux soignants en Syrie qui soignent depuis dix ans ans sous les bombes» (Photo, AFP).
«Nous interpellons l'Etat Français et les autorités internationales afin qu'ils jouent leur rôle d'acteurs de la paix et qu'ils viennent en aide aux soignants en Syrie qui soignent depuis dix ans ans sous les bombes» (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 13 mars 2021

Syrie : des ONG humanitaires interpellent Macron et von der Leyen

  • Les deux ONG réclament «l'ouverture de tous les couloirs humanitaires en Syrie pour assurer un acheminement immédiat»
  • «Après dix ans de guerre, même s’il y a une relative stabilité sur le plan de la violence (...), les systèmes éducatif et sanitaire sont complètement détruits»

PARIS: Deux ONG ont écrit au président français Emmanuel Macron et à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour les alerter sur la nécessité de poursuivre l'action humanitaire en Syrie, dix ans après le déclenchement du conflit dans ce pays.

«Nous interpellons l'Etat Français et les autorités internationales afin qu'ils jouent leur rôle d'acteurs de la paix et qu'ils viennent en aide aux soignants en Syrie qui soignent depuis dix ans ans sous les bombes», a écrit l'Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM) vendredi dans un communiqué.

Le 15 mars 2011, dans le sillage du Printemps arabe, un mouvement de protestation éclata en Syrie, gouvernée d'une main de fer depuis 40 ans par la famille Assad, avant de tourner à la guerre civile.

Le conflit, déclenché par la répression dans le sang des manifestations pour la démocratie, a fait plus de 387 000 morts. Aujourd'hui, les combats ont baissé en intensité mais les plaies restent grandes ouvertes et la paix lointaine.

«Après dix ans de guerre, même s’il y a une relative stabilité sur le plan de la violence (...), les systèmes éducatif et sanitaire sont complètement détruits», a relevé un des responsables de l'UOSSM, le Pr Raphaël Pitti, qui a effectué sa 30e mission en Syrie en février.

La crise économique qui se «surajoute à cette détresse» fait craindre l'apparition de la famine, a averti M. Pitti, cosignataire de la lettre avec le président de Médecins du Monde France, Philippe de Botton, et celui de l'UOSSM France, Ziad Alissa.

Les deux ONG réclament «l'ouverture de tous les couloirs humanitaires en Syrie pour assurer un acheminement immédiat de l’aide internationale vitale» ainsi que le «déblocage de fonds d’urgence» pour un soutien médical sur le terrain.

En juillet 2020, la Russie avait imposé au Conseil de sécurité de l'ONU une diminution à un seul du nombre des points des passages autorisés aux frontières sans l'aval de Damas.

L'autorisation concernant cet unique point arrive à expiration en juillet et la Russie a déjà laissé entendre qu'elle n'autoriserait pas sa prolongation.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réclamé mercredi davantage d'accès humanitaire en Syrie et un consensus du Conseil de sécurité sur ce sujet.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.