Pourquoi Twitter ne bannit pas Khamenei alors qu’il a suspendu le compte de Trump ?

Pourquoi Twitter ne bannit pas Khamenei alors qu’il a suspendu le compte de Trump ?
Short Url
Publié le Lundi 22 mars 2021

Pourquoi Twitter ne bannit pas Khamenei alors qu’il a suspendu le compte de Trump ?

  • Les comptes d’Ali Khameini publient régulièrement du contenu qui pourrait – et devrait – enfreindre les politiques de Twitter
  • «Propager la haine, glorifier le terrorisme et encourager la négation de l’Holocauste devraient vous faire bannir définitivement de Twitter»

DUBAÏ: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, est connu pour avoir utilisé ses comptes Twitter afin d’inciter à la haine, à la violence et à la désinformation. Pourtant, ses nombreux comptes en plusieurs langues existent toujours sur la plate-forme.

Ces comptes, dans des langues comme le persan, l’anglais et l’espagnol, publient régulièrement du contenu qui pourrait – et devrait – enfreindre les politiques de Twitter.

En janvier, un compte lié au bureau personnel d’Ali Khamenei a publié un dessin menaçant de «vengeance» et semblant représenter l'ancien président Trump sous la menace d'une frappe aérienne imminente, retweeté par l'un des comptes personnels d’Ali Khamenei. À la suite des réactions négatives du public, Twitter a suspendu le compte qui a publié le tweet mais pas le compte personnel.

Twitter déclare avoir suspendu le compte en raison d'une violation de sa politique contre les faux comptes.

«La justification apportée par Twitter pour expliquer la raison de la fermeture de ce compte en particulier, mais pas d'autres, n’est pas seulement peu convaincante, mais absurde», a déclaré à Arab News David Weinberg, directeur des affaires internationales à Washington de l'organisation américaine contre la haine Anti-Defamation League (ADL).

«D'une part, ce compte a été suivi et fréquemment retweeté par d'autres comptes centraux de Khamenei (qui n'ont pas été suspendus). Il a également été autorisé à promouvoir toutes sortes de contenus problématiques pendant six mois. Pourquoi a-t-il été soudainement supprimé – juste un jour ou deux après avoir publié du contenu incitant à la violence?», demande-t-il.

À la suite de cet incident, ADL a écrit une lettre au PDG de Twitter, Jack Dorsey, appelant à démanteler sans délai tous les comptes liés à Ali Khamenei pour violations répétées des règles de Twitter interdisant l'incitation à la haine et à la violence.

La lettre donne des exemples de la façon dont les tweets d’Ali Khamenei ont continuellement violé trois politiques spécifiques – glorification de la violence, conduite haineuse et informations trompeuses concernant la Covid-19 – et a exhorté Twitter à suspendre les comptes associés.

Signée par Jonathan Greenblatt, PDG et directeur national d'ADL, la lettre se termine ainsi: «Mais étant donné que vous avez déjà suspendu un président américain de votre plate-forme au début du mois et que vous venez de supprimer l'un des nombreux comptes Twitter de Khamenei pour ses violations flagrantes et menaçantes des politiques de Twitter, cette norme doit de toute urgence être appliquée à la panoplie d'autres comptes Twitter de Khamenei, qui constituent si clairement un danger pour la sécurité publique et enfreignent régulièrement les conditions d'utilisation de Twitter.»

Twitter a pris des mesures l'année dernière contre l'ancien président, Donald Trump, en ajoutant des messages de vérification des faits et de violence à ses tweets, avant de suspendre définitivement son compte @realDonaldTrump le 8 janvier.

«Après un examen attentif des récents Tweets du compte @realDonaldTrump et du contexte qui les entoure – en particulier la manière dont ils sont reçus et interprétés sur et hors de Twitter – nous avons suspendu définitivement le compte en raison du risque d'incitation à la violence supplémentaire», a déclaré la plate-forme.

Lorsque le président du du Sénat américain chargé du commerce, Roger Wicker, a interrogé Jack Dorsey lors d'une audience l'année dernière sur les tweets d’Ali Khamenei qui «glorifiait la violence», Jack Dorsey a toutefois défendu la décision de ne pas les signaler sur la plate-forme.

Il a déclaré: «Nous n’avons pas constaté que ceux-ci enfreignaient nos conditions de service car nous les avons considérés comme des “bruits de sabre”, ce qui fait partie du discours des dirigeants mondiaux de concert avec d’autres pays.»

David Weinberg a commenté: «La leçon, à maintes reprises, tirée de l'histoire de l’humanité moderne, telle que je la lis, est que lorsqu'un dictateur fanatique responsable du massacre de milliers de ses propres citoyens, ainsi que d'horribles violences, appelle au génocide contre l'autre , annonce ce qu'il va faire, la communauté internationale doit prendre cela au sérieux; pas simplement le rejeter comme un discours difficile, une posture ou un jeu devant un public national.»

 

Il ajoute que parfois, lorsque des «fanatiques meurtriers» disent qu’ils vont commettre un génocide, éliminer des pays ou «diaboliser des religions et des nations entières», ils sont sincères. «C'est une expression de leur véritable vision du monde et de leur véritable intention.»

À peu près au même moment, Twitter a émis des avertissements sur les tweets de Trump au sujet de la fraude généralisée dans le vote par courrier et d'autres tweets qui, selon la plate-forme, violaient sa politique «concernant la glorification de la violence basée sur le contexte historique, son lien avec la violence, et le risque que cela pourrait inspirer des actions similaires aujourd'hui.»

Répondant au sénateur sur le «deux poids deux mesures» consistant à signaler des tweets de Trump mais pas ceux des autres dirigeants mondiaux, Jack Dorsey a déclaré: «Nous avons vu la confusion que cela pourrait engendrer et nous l'avons signalé en conséquence. L'objectif de nos messages d’avertissement est de fournir plus de contexte, de relier les points pour que les gens puissent avoir plus d'informations afin de pouvoir prendre des décisions par eux-mêmes.»

Le 18 mars, Twitter a écrit dans un article de blog qu'il «sollicitait l'avis du public» sur son approche des dirigeants mondiaux.

«Les politiciens et les représentants du gouvernement évoluent constamment dans la manière dont ils utilisent notre service, et nous voulons que nos politiques restent pertinentes par rapport à la nature en constante évolution du discours politique sur Twitter et protègent la santé de la conversation publique».

La plate-forme indique également qu’elle consulte des experts des droits de l'homme, des organisations de la société civile et des universitaires et a publié une enquête publique en 14 langues, dont l'arabe, l'anglais, l'espagnol et le farsi.

«En fin de compte, notre objectif est d'avoir une politique qui équilibre de manière appropriée les droits humains fondamentaux et tient compte du contexte mondial dans lequel nous opérons», annonce l’article.

Les critiques se demandent pourquoi Twitter n'applique pas les mêmes politiques à tous les utilisateurs, qu'ils soient de simples citoyens ou des leaders mondiaux.

«Twitter devrait appliquer ses conditions d'utilisation à tous les utilisateurs, qu'ils soient simples citoyens, élus ou tyran non élus. Propager la haine, glorifier le terrorisme et encourager la négation de l’Holocauste devraient vous faire bannir définitivement de Twitter», écrit David Weinberg dans un article de blog de l’ADL intitulé «Twitter doit bannir le guide suprême de l’Iran.»

S'il y a certainement un intérêt public à accéder librement à un large éventail d'informations, «il n'est pas dans l'intérêt du public que des entreprises fournissent une plate-forme d'incitation à la haine et à la violence», a-t-il déclaré à Arab News.

En outre, l’argument de l'intérêt public ignore le fait que «les chefs d'État disposent de leurs propres moyens pour faire passer leur message», qu’il s’agisse de leurs sites Web ou organes de presse.

«Suggérer qu’Ali Khamenei a besoin d'un compte Twitter pour que les gens puissent connaître ses messages haineux et meurtriers, non seulement ne sert pas l'intérêt public, mais ignore le fait qu'il dispose de nombreux autres moyens pour diffuser sa propagande», souligne David Weinberg.

Cet argument passe également à côté du fait qu'il existe une forte censure sur Twitter en Iran. «L'essentiel en termes d'informations d'intérêt public, en ce qui concerne le peuple iranien, c'est qu'il devrait avoir un accès libre à Internet, ce que son gouvernement ne lui permet pas.»

Une audition intitulée «Nation de la désinformation: le rôle des réseaux sociaux dans la promotion de l’extrémisme et de la désinformation» par le Comité de l’énergie et du commerce, prévue le 25 mars, marque le début d’une nouvelle enquête sur la désinformation qui sévit sur les plates-formes en ligne.

Les PDG de Twitter, Jack Dorsey, de Facebook, Mark Zuckerberg, et de Google, Sundar Pichai, témoigneront.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


«Continuez à manifester», «l'aide est en route», lance Donald Trump aux Iraniens

Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont été rétablies mardi depuis l'Iran vers l'étranger mais restent précaires, selon un journaliste de l'AFP à Téhéran.  Dans la capitale, les forces de sécurité ont été mardi moins visibles aux principaux carrefours de Téhéran, a-t-il constaté. (AFP)
Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont été rétablies mardi depuis l'Iran vers l'étranger mais restent précaires, selon un journaliste de l'AFP à Téhéran. Dans la capitale, les forces de sécurité ont été mardi moins visibles aux principaux carrefours de Téhéran, a-t-il constaté. (AFP)
Short Url
  • La Maison Blanche avait affirmé lundi que la possibilité de frappes aériennes était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait "la première option"
  • Donald Trump a par ailleurs annoncé des sanctions contre les partenaires commerciaux de l'Iran - des droits de douane de 25% prenant effet "immédiatement

PARIS: Donald Trump a encouragé mardi les manifestants en Iran à renverser les institutions et a promis que "l'aide" arrivait, Téhéran dénonçant de son côté des "troubles orchestrés" pour servir de prétexte à une intervention militaire américaine.

"CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!", a écrit le président américain sur son réseau Truth social, soulignant que "beaucoup d'aide est en route".

Le président américain a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement depuis le début le 28 décembre du mouvement, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

La mission iranienne à l'ONU a accusé mardi les Etats-Unis de chercher à renverser le régime par la force, "des troubles orchestrés et le chaos servant de modus operandi pour fabriquer un prétexte à une intervention militaire".

Fils de l'ancien chah d'Iran chassé du pouvoir en 1979 et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi a assuré mardi aux manifestants que "le monde n'a pas seulement vu et entendu votre voix et votre courage, maintenant il répond".

La répression a fait au moins 734 morts selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers.

Des rapports crédibles font état "de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays", affirme également l'ONG Human Rights Watch.

De nouvelles vidéos, authentifiées par l'AFP, sont apparues sur les réseaux sociaux montrant des dizaines de corps alignés dans une mosquée au sud de la capitale iranienne.

"Tirs au hasard" 

Les condamnations internationales ont afflué mardi: l'ONU s'est dit "horrifiée" et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un bilan "effroyable" et dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.

L'UE et des capitales européennes ont convoqué les ambassadeurs iraniens pour dénoncer la "répression la plus brutale et la plus sanglante contre des manifestations" depuis des années, selon Londres.

La Maison Blanche avait affirmé lundi que la possibilité de frappes aériennes était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait "la première option".

Donald Trump a par ailleurs annoncé des sanctions contre les partenaires commerciaux de l'Iran - des droits de douane de 25% prenant effet "immédiatement".

L'Iran reste privé d'internet depuis le 8 janvier. Des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de chercher ainsi à masquer la répression.

L'IHR évoque 10.000 arrestations.

"La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard", relate Kian Tahsildari à Istanbul, relayant le témoignage d'amis à Mashad (nord-est de l'Iran).

Téhéran "prêt à toute éventualité" 

Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont été rétablies mardi depuis l'Iran vers l'étranger mais restent précaires, selon un journaliste de l'AFP à Téhéran.

Dans la capitale, les forces de sécurité ont été mardi moins visibles aux principaux carrefours de Téhéran, a-t-il constaté.

Les médias d'Etat diffusent en boucle des images des dégâts et rendent hommage aux membres des forces de sécurité tués.

Les autorités iraniennes ont annoncé la tenue mercredi d'une cérémonie funéraire géante à Téhéran en l'honneur des "martyrs" des derniers jours, en référence essentiellement à ceux-ci.

Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des "émeutiers" pilotés par l'étranger d'être à l'origine des violences.

Mardi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l'internet avait été prise en raison "d'opérations terroristes" dont "les ordres venaient de l'étranger".

"Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse. Peu importe quelle option ils choisiront, nous y sommes prêts", a-t-il ajouté.

Agé de 86 ans, l'ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d'importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes.

Mais ces manifestations "représentent sans doute le défi le plus sérieux" pour le guide suprême "depuis des années, tant par leur ampleur que par leurs revendications politiques de plus en plus explicites", relève Nicole Grajewski, professeure au Centre de recherches internationales de Sciences Po.

Des analystes jugent cependant prématuré de prédire dans l'immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le Corps des Gardiens de la Révolution.


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Short Url
  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Short Url
  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.