Libye: le gouvernement de l'Est cède à son tour le pouvoir

Abdallah al-Thani, ancien chef du gouvernement parallèle situé dans l'Est de la Libye avec une délégation de Tripoli lors d'une cérémonie de passation du pouvoir dans la ville de Benghazi, le 23 mars 2021 (Photo, AFP)
Abdallah al-Thani, ancien chef du gouvernement parallèle situé dans l'Est de la Libye avec une délégation de Tripoli lors d'une cérémonie de passation du pouvoir dans la ville de Benghazi, le 23 mars 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 23 mars 2021

Libye: le gouvernement de l'Est cède à son tour le pouvoir

  • «La phase de divisions est terminée (...), le gouvernement d'union nationale est au service de tous les citoyens, quel que soit leur région», a déclaré Hussein Attiya al-Gotrani
  • Le nouvel exécutif libyen -constitué du gouvernement Dbeibah et d'un conseil présidentiel-- doit permettre de clore le chapitre sanglant des divisions

BENGHAZI: Le gouvernement parallèle situé dans l'Est de la Libye, non reconnu par la communauté internationale, a officiellement remis mardi le pouvoir au nouvel exécutif unifié d'Abdelhamid Dbeibah, lors d'une cérémonie à Benghazi. 

La passation s'est déroulée au siège du gouvernement parallèle, basé dans la deuxième ville de Libye et dirigé jusqu'à ce jour par Abdellah al-Theni. 

Le nouveau gouvernement unifié était représenté par Hussein Attiya al-Gotrani, un des deux vice-Premiers ministres de M. Dbeibah, accompagné de quelques ministres dont celui de l'Intérieur Khaled Mazen, venus de Tripoli. 

« La phase de divisions est terminée (...), le gouvernement d'union nationale est au service de tous les citoyens, quel que soit leur région », a déclaré M. Gotrani dans un bref discours. 

La Libye tente de s'extraire d'une décennie de conflit, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, un chaos marqué par l'existence ces dernières années de pouvoirs rivaux, en Tripolitaine (ouest) et Cyrénaïque (est). 

Preuve de l'embellie actuelle, la France a annoncé qu'elle rouvrirait lundi à Tripoli son ambassade pour la Libye, délocalisée depuis 2014 en Tunisie voisine. 

L'annonce a été faite par le président français Emmanuel Macron après la réception à l'Elysée du chef du conseil présidentiel libyen, Mohammed el-Manfi. 

D'autres pays ont récemment annoncé qu'ils allaient rouvrir prochainement leur ambassade à Tripoli, comme Malte et l'Egypte. 

Le nouvel exécutif libyen -constitué du gouvernement Dbeibah et d'un conseil présidentiel-- doit permettre de clore le chapitre sanglant des divisions. 

Il est né d'un processus onusien mis sur orbite en février à Genève avant un vote de confiance »historique » du Parlement ce début de mois. 

Il doit mener la transition en Libye jusqu'à des élections nationales prévues le 24 décembre. 

Mardi dernier, le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, installé en 2016 dans l'ouest de la Libye, avait lui aussi remis le pouvoir au gouvernement Dbeibah et au Conseil présidentiel. 

Lui aussi issu d'un accord politique parrainé par l'ONU, le GNA n'avait jamais obtenu la confiance du Parlement et se disputait depuis le pouvoir avec les autorités parallèles de l'Est. 

Cette région est contrôlée de facto par le militaire septuagénaire Khalifa Haftar, chef de l'autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), qui n'a officiellement pas pris part aux pourparlers politiques. 

Un certain flou entoure son avenir politique, alors que sa légitimité est de plus en plus remise en cause, y compris dans son fief. 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.