La France rouvrira lundi son ambassade à Tripoli

Le président français Emmanuel Macron, le président du conseil présidentiel libyen Mohammed el-Menfi et son vice-président Moussa Al-Koni après leur rencontre au palais présidentiel de l'Élysée à Paris le 23 mars 2021 (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron, le président du conseil présidentiel libyen Mohammed el-Menfi et son vice-président Moussa Al-Koni après leur rencontre au palais présidentiel de l'Élysée à Paris le 23 mars 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 23 mars 2021

La France rouvrira lundi son ambassade à Tripoli

  • «Dès lundi, notre ambassade à Tripoli sera rouverte», a déclaré le président français, alors que la représentation diplomatique avait été fermée en 2014, tout en restant active
  • Ces dernières semaines, à la faveur de l'embellie politique, certains pays ont annoncé qu'ils allaient prochainement rouvrir leur ambassade à Tripoli, comme Malte et l'Egypte

PARIS: La France rouvrira lundi à Tripoli son ambassade en Libye, a déclaré mardi Emmanuel Macron après avoir reçu le président du conseil présidentiel libyen Mohammed el-Menfi, signe de la normalisation et pacification du pays saluée par la France qui promet un « soutien complet » aux nouvelles autorités. 

« Dès lundi, notre ambassade à Tripoli sera rouverte », a déclaré le président français, alors que la représentation diplomatique avait été fermée en 2014, tout en restant active.  L'ambassadrice Béatrice Le Fraper du Hellen, qui assure la mission depuis Tunis, reviendra également dans la capitale libyenne, a-t-il ajouté. 

« Ce n'est pas simplement un soutien de mots ou de façade, c'est un soutien complet qui sera celui de la France », a promis M. Macron ajoutant que « nous avons une dette à l'égard de la Libye et des Libyens, très claire, qui est une décennie de désordre » consécutive à la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, renversé par son peuple après une intervention militaire occidentale, ouvrant une période de chaos et de guerre dans le pays. 

Après des années de guerre, le pays a entamé une nouvelle phase de transition avec la désignation d'un gouvernement intérimaire qui a obtenu le 10 mars la confiance du Parlement et a pour mission d'organiser des élections nationales le 24 décembre. 

Ces dernières semaines, à la faveur de l'embellie politique, certains pays ont annoncé qu'ils allaient prochainement rouvrir leur ambassade à Tripoli, comme Malte et l'Egypte. 

« Je remercie la France pour la réouverture de l'ambassade et son soutien pour le retour à la stabilité », a déclaré Mohammed el-Menfi, qui était accompagné de son vice-président Moussa Al-Koni. 

Le président du conseil présidentiel est chargé, avec le Premier ministre Abdel Hamid Dbeibah, de réunifier les institutions d'un Etat miné par les divisions, avec deux autorités jusqu'à présent rivales basées dans l'Ouest et dans l'Est. 

Emmanuel Macron a précisé qu'il rencontrerait prochainement M. Dbeibah. 

L'ambassade était fermée depuis le 30 juillet 2014 face à la dégradation de la situation sécuritaire.  

Le président français a par ailleurs déclaré que la France mettrait le dossier libyen sur la table lors du sommet européen jeudi. 

« C'est un agenda immense, politique, démocratique, militaire et sécuritaire, économique (...) Notre responsabilité c'est d'avoir une unité européenne pour y parvenir. Je ferai absolument tout pour qu'avec nos amis italiens, allemands, l'ensemble des membres de l'UE (...) nous agissions en Européens tous ensemble au service de cet agenda », a promis Emmanuel Macron. 

Il a également dénoncé une fois de plus la présence de puissances extérieures en Libye. « Il faut que les forces étrangères quittent le plus vite possible le territoire libyen », a-t-il dit, citant les « forces turques, russes », car « c'est aux forces libyennes que revient de sécuriser » la Libye. 

« Là aussi je compte avoir la plus grande fermeté avec les Européens » car « notre responsabilité est que tous ceux qui déstabilisent la Libye cessent » de le faire, a-t-il prévenu. 


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".