L'envoyé de l'Arabie saoudite à l'ONU salue le rôle pionnier du Royaume dans la gestion de l'eau

Abdallah al-Mouallimi, le représentant permanent de l’Arabie saoudite auprès de l’ONU. (AFP)
Abdallah al-Mouallimi, le représentant permanent de l’Arabie saoudite auprès de l’ONU. (AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 24 mars 2021

L'envoyé de l'Arabie saoudite à l'ONU salue le rôle pionnier du Royaume dans la gestion de l'eau

  • Le Royaume est «le leader mondial de la production d’eau dessalée», a déclaré Abdallah al-Mouallimi à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau
  • Jay R. Lund de l'université de Californie, a reçu le prix international du Prince Sultan ben Abdelaziz pour l'eau

NEW YORK: L’Arabie saoudite a fait de grands progrès dans ses efforts pour assurer la disponibilité et la gestion durable de l’eau et de l’assainissement pour tous, a déclaré mardi le représentant permanent du Royaume à l’ONU, Abdallah al-Mouallimi.

Il s’agit du sixième des dix-sept objectifs de développement durable (ODD) interdépendants des Nations unies adoptés par tous les pays membres en 2015 dans le cadre du Programme 2030 de l’organisation. Ensemble, les objectifs visent à éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes, à protéger la planète et à améliorer les vies.

Al-Mouallimi a déclaré lors d'une réunion de haut niveau sur la mise en œuvre de l'ODD 6, convoquée par l'ONU à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, que l'Arabie saoudite était considérée comme pionnière dans les efforts visant à atteindre l'objectif, et il a souligné les investissements importants que le Royaume a réalisés dans le domaine de l'eau.

«Mon pays est le leader mondial de la production d'eau dessalée, avec 16,5% de la production mondiale», a-t-il fait savoir. «[Le] royaume d’Arabie saoudite a travaillé à la mise en place de 508 barrages d’eau d’une capacité totale de stockage de 2,2 milliards de mètres cubes et il a lancé cette initiative qui vise à développer les ressources en eau de surface en construisant 1 000 barrages.»

Il a également noté que, lors de son sommet annuel à Riyad en novembre dernier, sous la présidence de l'Arabie saoudite, le G20 – un forum international pour les gouvernements et les banques centrales de 19 pays et de l'Union européenne – était convenu, pour la première fois, d'inclure une gestion flexible et durable de l'eau dans ses projets et de renforcer la coopération sur les questions relatives à l'eau entre ses membres et le reste du monde.

Al-Mouallimi a déclaré qu'un ensemble d'initiatives essentielles ont été introduites, y compris un dialogue sur les questions liées à l'eau dans les pays du G20, et que les meilleures pratiques dans le domaine de la gestion flexible et durable de l'eau seraient documentées et partagées pendant cinq ans sur une plate-forme électronique dirigée par le Royaume.

«Mon pays s'est porté volontaire pour exploiter et entretenir la plate-forme et pour qu’elle bénéficie d’un soutien financier et technique pendant cette période de cinq ans», a-t-il annoncé. Elle sera «plus tard remise à une organisation internationale pour la gérer et la développer», a-t-il précisé.

Conformément au «souci de l’Arabie saoudite de fournir de l’eau potable et des systèmes d’assainissement», Al-Mouallimi a également mis en avant certaines des nombreuses décisions stratégiques prises par le Royaume pour faire progresser les secteurs liés à l’eau.

«Ces décisions incluent la publication de la Stratégie nationale de l’eau 2030, qui a identifié 10 programmes et 47 initiatives qui réalisent la vision du Royaume pour le secteur de l’eau», a-t-il ajouté. Y figure également une feuille de route pour l'avenir, «qui vise à mettre à jour et à promulguer les lois et politiques [liées à l'eau], à élaborer des réglementations, des licences et des normes de qualité liées à la gestion des ressources en eau, à réhabiliter et développer des usines de traitement des eaux, à [diffuser] des campagnes de sensibilisation, d'éducation et de changement de comportement, et à développer les ressources renouvelables en eaux souterraines et de surface».

Al-Mouallimi a appelé à plus de solidarité et de coopération au sein de la communauté internationale pour aider à garantir «ce droit fondamental à la vie», et à assurer que toutes les nations puissent bénéficier d'un échange d'expériences et adopter les meilleures pratiques pour mettre fin aux souffrances résultant de la pénurie d'eau.

Parallèlement à la réunion, Jay R. Lund, l'un des lauréats du 9e prix international du prince Sultan ben Abdelaziz pour l'eau, a reçu son prix lors d'une cérémonie coorganisée par l'ONU et les missions permanentes de Djibouti, de l’Égypte, de la Jordanie, du Maroc, du Qatar, de Singapour, du Tadjikistan, de Thaïlande et du Yémen. Parmi les invités figuraient le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, ainsi que Volkan Bozkir, président de l'Assemblée générale de l'ONU.

Ce prix, décerné tous les deux ans aux lauréats dans cinq catégories – eaux de surface, eaux souterraines, ressources en eau alternatives, gestion et protection de l'eau, et créativité –, est un prix scientifique de renommée internationale. Créé en 2002, il rend hommage à la recherche innovante qui a pour but de trouver des solutions aux défis mondiaux liés à l'eau.

Lund, professeur de génie civil et environnemental à l'université de Californie de Davis, a reçu le prix de la gestion et de la protection de l'eau. Il a développé un modèle d'optimisation de l'approvisionnement en eau. Il s’agit d’un outil d'analyse intégrée des systèmes régionaux d'approvisionnement en eau qui associe des critères traditionnels à des considérations économiques.

Al-Mouallimi a déclaré: «Bien que nous ne soyons pas sur la bonne voie pour atteindre l’ODD 6, j'espère que l’impulsion donnée par cette réunion de haut niveau et le travail révolutionnaire du scientifique honoré aujourd'hui aideront à combler les lacunes scientifiques et sanitaires pour mieux atteindre cet objectif.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


Salam : ceux qui ont entraîné le Liban dans la guerre ne peuvent parler de souveraineté

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
Short Url
  • Salam a critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État

DUBAÏ : Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré mardi que ceux qui « ont entraîné le Liban dans des guerres inutiles » n’avaient aucun droit de donner des leçons de patriotisme ou de souveraineté nationale.

Dans une déclaration qui semblait viser le Hezbollah sans le nommer, Salam a rejeté les accusations selon lesquelles les dirigeants politiques du pays auraient soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban.

« Quelqu’un vient nous rendre visite et accuse les autorités politiques d’avoir soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban, puis appelle au dialogue et à l’unité comme si les Libanais n’avaient aucune mémoire », a déclaré Salam.

Selon lui, le plus grand service rendu à Israël a été celui de ceux qui ont entraîné le Liban dans ce qu’il a qualifié de « guerres de soutien inutiles », offrant à Israël un prétexte pour lancer des attaques portant atteinte à la souveraineté du pays, détruisant villes et villages, tuant des civils et déplaçant des centaines de milliers de personnes.

Salam a également critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État, les accusant d’avoir lié le Liban à des agendas régionaux au détriment des intérêts du peuple libanais.

« Il n’y a de souveraineté pour le Liban qu’à travers une décision unique et indépendante, prise par un État doté d’une seule armée exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a estimé qu’un véritable dialogue et une véritable unité nationale ne pouvaient être atteints qu’en reconnaissant les erreurs du passé et en assumant la responsabilité de décisions dont les Libanais continuent de subir les conséquences.

Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre fin à l’occupation israélienne de territoires libanais, obtenir la libération des détenus libanais, permettre le retour en toute sécurité des déplacés dans leurs foyers et reconstruire les zones touchées par le conflit.

Salam a également appelé à mettre fin aux accusations de trahison dans le discours politique, estimant qu’un dialogue sincère et une solidarité nationale étaient indispensables pour permettre au Liban de faire face aux défis actuels.

Ces déclarations interviennent alors que le Liban et Israël poursuivent à Rome un nouveau cycle de négociations, sous médiation américaine, visant à mettre en œuvre l’accord-cadre conclu à Washington en juin.

Cet accord prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban, le déploiement de l’armée libanaise dans les zones évacuées par Israël ainsi que le désarmement progressif du Hezbollah.

Ces négociations, entamées mardi et prévues jusqu’à jeudi, constituent le septième cycle de discussions sous médiation américaine depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien à l’Iran après le début de la guerre à Gaza, déclenchant des mois d’affrontements transfrontaliers puis une offensive israélienne de plus grande ampleur au Liban.

Plus tôt dans la journée de mardi, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté ces négociations, estimant qu’elles n’apporteraient au Liban « rien d’autre que la honte, l’humiliation et des compromis successifs ». Il a également critiqué le président Joseph Aoun, l’accusant d’avoir renoncé à son rôle de figure nationale neutre. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Short Url
  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran

Short Url

Donald Trump a annoncé une reprise des négociations lundi avec l'Iran, après avoir suspendu les bombardements américains sur la République islamique et fait état de progrès diplomatiques en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz.

La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique.

"Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel.

"Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.

Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz.

 

- Chute du pétrole -

 

Crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les Etats-Unis, provoquant de fortes perturbations de l'économie mondiale.

L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.

En juin, la mise en place d'une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l'on en croit Téhéran, Mascate n'ayant pas réagi dans l'immédiat.

"Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d'Etat.

Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5% pour s'échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet.

En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

 

- Volte-face -

 

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face.

Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end: CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.

Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord": "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran".

Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même.

D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions".

La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.