Facebook révèle une opération d'espionnage chinoise contre les Ouïghours

Logo de Facebook. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 25 mars 2021

Facebook révèle une opération d'espionnage chinoise contre les Ouïghours

  • Les pirates ciblent des centaines de militants, journalistes et dissidents ouïghours vivant à l'étranger
  • D'après l'équipe de cybersécurité, les manœuvres des hackers ont principalement lieu hors de Facebook

SAN FRANCISCO :Des groupes de hackers chinois utilisent Facebook et d'autres sites et applications mobiles pour piéger et espionner les Ouïghours, a déclaré mercredi le réseau social, sans attribuer ces pratiques au gouvernement chinois.

« Nous voyons des liens clairs avec les entreprises et les emplacements géographiques de cette activité, mais nous ne pouvons pas formellement prouver qui est derrière cette opération », a précisé Nathaniel Gleicher, le responsable des règlements sur la sécurité de Facebook, lors d'une conférence de presse.

Les pirates ciblent des centaines de militants, journalistes et dissidents ouïghours vivant à l'étranger. Ils les incitent à cliquer sur des liens et sites web piégés qui infectent leurs ordinateurs ou smartphones avec des logiciels d'espionnage, selon la société californienne.

« Cette activité a tous les marqueurs d'une opération sur la durée, avec des moyens conséquents, qui cache bien les personnes aux manettes », a ajouté M. Gleicher dans un communiqué.

D'après son équipe de cybersécurité, les manœuvres des hackers ont principalement lieu hors de Facebook, sur des sites d'informations légitimes mais compromis ou via de fausses applications susceptibles d'intéresser cette minorité musulmane persécutée en Chine (comme des dictionnaires, applis de prière, etc).

C'est la technique dite du « point d'eau » (« watering hole »), qui consiste à infecter un endroit où des personnes se rendent sans se méfier.

Sur le réseau social, les pirates se font passer pour des journalistes, défenseurs des droits de l'homme ou des membres de la communauté afin de créer des relations de confiance et les attirer dans le piège. Ces tactiques permettent aux espions d'accéder aux informations, caméras et micros des téléphones de leurs victimes.

Les Ouïghours ciblés viennent du Xinjiang, en Chine, et vivent en Australie, au Canada, au Kazakhstan, en Syrie, en Turquie, aux Etats-Unis et d'autres pays.

« Même si un petit nombre d'utilisateurs est touché, moins de 500 dans le monde dans ce cas, l'impact peut être grave - vous pouvez imaginer la surveillance mise en place », a commenté Nathaniel Gleicher.

Facebook dit avoir bloqué le partage des noms de domaine piégés sur sa plateforme, retiré les comptes des groupes et prévenu les personnes concernées. L'entreprise a aussi partagé des informations avec d'autres réseaux sociaux.

Les groupes de hackers sont connus sous les noms de « Earth Empusa », « Poison Carp » ou « Evil Eye ».

Les Etats-Unis et plusieurs pays européens ont récemment durci le ton contre la Chine, qu'ils accusent d'avoir fait interner des centaines de milliers de musulmans Ouïghours et de leur infliger « stérilisations et travail forcés". Pékin réfute catégoriquement ces faits.

 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.