La communauté internationale et arabe endeuillée par l'accident ferroviaire en Égypte

Les gens se rassemblent autour de l'épave de deux trains entrés en collision dans la province de Sohag, à quelque 460 kilomètres (285 miles) au sud de la capitale égyptienne Le Caire, tuant au moins 32 personnes et en blessant des dizaines d'autres, le 26 mars 2021. L'Égypte a connu des accidents de train mortels ces dernières années, largement attribués à des infrastructures en ruine et à un mauvais entretien. (AFP)
Les gens se rassemblent autour de l'épave de deux trains entrés en collision dans la province de Sohag, à quelque 460 kilomètres (285 miles) au sud de la capitale égyptienne Le Caire, tuant au moins 32 personnes et en blessant des dizaines d'autres, le 26 mars 2021. L'Égypte a connu des accidents de train mortels ces dernières années, largement attribués à des infrastructures en ruine et à un mauvais entretien. (AFP)
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Publié le Samedi 27 mars 2021

La communauté internationale et arabe endeuillée par l'accident ferroviaire en Égypte

  • Plus de 30 personnes décédées dans un énorme accident de train
  • Le roi Salman et le prince héritier présentent leurs condoléances à El-Sissi pour les victimes de l'accident

DUBAÏ/LE CAIRE : Les communautés arabe et internationale ont fait part de leurs condoléances à l'Égypte au lendemain de la mort de 32 personnes dans la collision ferroviaire meurtrière survenue près de la ville de Sohag, dans le sud du pays. La catastrophe a également fait 165 blessés.

           

Le roi Salmane d'Arabie saoudite ainsi que le prince héritier Mohammad ben Salmane ont adressé leurs condoléances au président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et aux familles des victimes de la collision ferroviaire.

De leur part, les pays du Golfe, Bahreïn, le Koweït et les Émirats arabes unis, ainsi que l'Irak, la Palestine, le Liban et la Jordanie, ont eux aussi exprimé leur tristesse dans le sillage de cette tragédie.

Le Pakistan a également exprimé sa solidarité « avec le pays frère qu'est l'Égypte, en ce temps de deuil ».

L'ambassadeur britannique en Égypte, Geoffrey Adams, a présenté ses condoléances via Twitter.

« Je suis profondément triste face au terrible accident ferroviaire survenu aujourd'hui à Sohag. Mes sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes sinistrées », a déclaré l'envoyé.

Par ailleurs, le président Al-Sissi a promis de « punir de manière dissuasive » les responsables de la collision ferroviaire mortelle, et a souligné qu'il était déterminé à éviter que de telles catastrophes ne se reproduisent.

« Celui qui a causé ce douloureux accident, que ce soit par négligence, en raison de la corruption ou pour toute autre raison, subira un châtiment dissuasif et sans exception, sans réticence ni sursis », a posté M. Sissi sur sa page Facebook.

 

 

Selon l'autorité égyptienne des chemins de fer, l'accident s'est produit lorsque des « inconnus » ont actionné le frein de secours dans un train de voyageurs se dirigeant vers la ville méditerranéenne d'Alexandrie. Une fois que ce train s'est arrêté, un autre train l'a percuté par l'arrière.

« Les deux trains sont entrés en collision alors qu'ils roulaient à des vitesses pas très élevées, ce qui a détruit deux wagons et (provoqué) le renversement d'un troisième », a indiqué une source de sécurité à Reuters. Les deux trains en question portaient les numéros 157 et 2011.

 

La collision s'est produite près du village d'Al-Sawamiah dans la province de Sohag en Haute-Égypte, à 460 km du Caire. Des vidéos montrent les wagons dévastés, les passagers coincés à l'intérieur au milieu des décombres. Des passants ont transporté des corps et les ont étendus sur le sol à proximité du lieu du drame, rapporte l'agence AP.

 

Le Premier ministre Mostafa Madbouly a mis en place une cellule de crise au Centre d'information et de soutien aux décisions du Cabinet pour surveiller la situation et faciliter la coordination entre les ministères et départements concernés. Accompagné de cinq ministres, il s'est rendu par la suite sur les lieux du drame.

Le procureur général a commandé une enquête urgente. Les conducteurs du train ont été interrogés et une enquête supplémentaire a été ordonnée par le ministre des Transports, Kamel Al-Wazir. Une source de sécurité a fait savoir que de plus amples détails seraient fournis dès que la cause de l'accident sera confirmée.

 

Par ailleurs, le porte-parole du ministère de la Santé, Khaled Moujahid, a précisé que 36 ambulances ont été chargées de transporter les blessés vers les hôpitaux aussitôt que l'accident s'est produit.

Il a ajouté que le ministère a mis en place une chambre de crise et d'urgence à Sohag pour s'assurer que les blessés sont pris en charge et pour éviter toute pénurie de matériel médical.

 

Les images capturées par les médias locaux montrent des wagons de train déraillés au-dessus d'une rivière.

 

 

Le président El-Sissi avait préalablement annoncé sur Twitter qu'il suivait de près l'évolution de l'accident et que toute personne responsable de ce drame serait mise face à ses responsabilités.

« Quiconque a causé ce douloureux accident par négligence ou corruption ou toute autre raison doit recevoir une sanction dissuasive, sans exception ni délai », a-t-il tweeté.

« J'ai ordonné au Premier ministre et à tous les services concernés de rester sur les lieux de l'accident, d'assurer un suivi permanent et de m'informer de tous les développements et rapports concernant cette affaire... Je tiens à exprimer mes sincères condoléances aux familles des victimes », a-t-il ajouté.

 

En mars de l'année dernière, au moins 13 personnes ont été blessées lorsque deux trains de voyageurs sont entrés en collision au Caire, ce qui a conduit à la suspension des services ferroviaires dans tout le pays pour une courte durée.

À l'époque, les responsables des chemins de fer avaient attribué l'accident à la défaillance des signaux en raison du mauvais temps.

 

En février 2019, un train a déraillé et pris feu à la gare ferroviaire principale du Caire. Le bilan s'est élevé à plus de 22 morts et 41 blessés, ce qui a amené le ministre des Transports, Hisham Arafat, à présenter sa démission.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

 

 


Le Conseil des ministres saoudien souligne que le dialogue est essentiel à la désescalade régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
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  • Les ministres soulignent l’importance de déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un apaisement.

RIYAD : Le gouvernement saoudien a réaffirmé que le dialogue demeure indispensable pour parvenir à une désescalade, alors que des informations faisant état de progrès dans les discussions ont été rapportées mardi, laissant entrevoir un possible accord visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Djeddah, a souligné l’importance de tout mettre en œuvre pour instaurer un climat d’apaisement, ouvrant la voie à des solutions diplomatiques garantes de la sécurité et de la stabilité régionales.

Washington et Téhéran sont engagés dans une guerre régionale intense depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé des attaques contre l’Iran, entraînant l’assassinat du guide suprême du pays.

Un responsable américain a évoqué la possibilité qu’un accord avec l’Iran soit conclu dès mercredi, ce qui pourrait permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le détroit avait été fermé par l’Iran après l’effondrement d’un protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran, qui avait brièvement permis la reprise du trafic maritime dans cette voie navigable stratégique.

Le prince héritier a également informé le Conseil des ministres de son entretien téléphonique, tenu durant le week-end, avec le président américain Donald Trump.

« Son Altesse Royale a souligné la nécessité de privilégier le dialogue pour réduire les tensions, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles afin de parvenir à une trêve ouvrant la voie à des solutions diplomatiques », a rapporté samedi l’Agence de presse saoudienne (SPA), peu après l’échange entre les deux dirigeants.

Le Conseil des ministres a par ailleurs salué le soutien international croissant et la participation accrue à la coalition multinationale de défense maritime lancée par l’Arabie saoudite.

Le Royaume et treize autres pays ont créé cette coalition jeudi afin de protéger la navigation dans les principales voies maritimes du Moyen-Orient.

Selon le ministère saoudien de la Défense, la Coalition multinationale de défense maritime s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, protéger les routes maritimes internationales et faire face aux menaces pesant sur la navigation et le commerce mondial.

Toujours selon la SPA, cette coalition reflète le rôle de premier plan du Royaume dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.

Elle renforce la coopération multilatérale entre les États et établit un cadre destiné à protéger les voies maritimes internationales, les routes commerciales et les approvisionnements énergétiques face aux menaces croissantes en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Salam : ceux qui ont entraîné le Liban dans la guerre ne peuvent parler de souveraineté

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
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  • Salam a critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État

DUBAÏ : Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré mardi que ceux qui « ont entraîné le Liban dans des guerres inutiles » n’avaient aucun droit de donner des leçons de patriotisme ou de souveraineté nationale.

Dans une déclaration qui semblait viser le Hezbollah sans le nommer, Salam a rejeté les accusations selon lesquelles les dirigeants politiques du pays auraient soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban.

« Quelqu’un vient nous rendre visite et accuse les autorités politiques d’avoir soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban, puis appelle au dialogue et à l’unité comme si les Libanais n’avaient aucune mémoire », a déclaré Salam.

Selon lui, le plus grand service rendu à Israël a été celui de ceux qui ont entraîné le Liban dans ce qu’il a qualifié de « guerres de soutien inutiles », offrant à Israël un prétexte pour lancer des attaques portant atteinte à la souveraineté du pays, détruisant villes et villages, tuant des civils et déplaçant des centaines de milliers de personnes.

Salam a également critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État, les accusant d’avoir lié le Liban à des agendas régionaux au détriment des intérêts du peuple libanais.

« Il n’y a de souveraineté pour le Liban qu’à travers une décision unique et indépendante, prise par un État doté d’une seule armée exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a estimé qu’un véritable dialogue et une véritable unité nationale ne pouvaient être atteints qu’en reconnaissant les erreurs du passé et en assumant la responsabilité de décisions dont les Libanais continuent de subir les conséquences.

Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre fin à l’occupation israélienne de territoires libanais, obtenir la libération des détenus libanais, permettre le retour en toute sécurité des déplacés dans leurs foyers et reconstruire les zones touchées par le conflit.

Salam a également appelé à mettre fin aux accusations de trahison dans le discours politique, estimant qu’un dialogue sincère et une solidarité nationale étaient indispensables pour permettre au Liban de faire face aux défis actuels.

Ces déclarations interviennent alors que le Liban et Israël poursuivent à Rome un nouveau cycle de négociations, sous médiation américaine, visant à mettre en œuvre l’accord-cadre conclu à Washington en juin.

Cet accord prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban, le déploiement de l’armée libanaise dans les zones évacuées par Israël ainsi que le désarmement progressif du Hezbollah.

Ces négociations, entamées mardi et prévues jusqu’à jeudi, constituent le septième cycle de discussions sous médiation américaine depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien à l’Iran après le début de la guerre à Gaza, déclenchant des mois d’affrontements transfrontaliers puis une offensive israélienne de plus grande ampleur au Liban.

Plus tôt dans la journée de mardi, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté ces négociations, estimant qu’elles n’apporteraient au Liban « rien d’autre que la honte, l’humiliation et des compromis successifs ». Il a également critiqué le président Joseph Aoun, l’accusant d’avoir renoncé à son rôle de figure nationale neutre. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com