Sept millions de cyberattaques en Arabie saoudite en 2021

Le nombre d'attaques a augmenté de 104 % en mars pour atteindre 2 millions, contre 983 512 attaques en février. (Shutterstock)
Le nombre d'attaques a augmenté de 104 % en mars pour atteindre 2 millions, contre 983 512 attaques en février. (Shutterstock)
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Publié le Samedi 27 mars 2021

Sept millions de cyberattaques en Arabie saoudite en 2021

  • Le rapport Kaspersky montre que les attaques par force brute contre les RDP (Remote Desktop Protocols) ont augmenté en flèche pour atteindre 3,56 milliards dans le monde entier avec le passage au télétravail
  • Selon le rapport, l'une des attaques les plus courantes visait les protocoles employés par le personnel pour accéder à distance aux ressources de l'entreprise, ce qui met en évidence la nécessité de sensibiliser les employés à la cybersécurité

DJEDDA: Le travail à distance en pleine pandémie de Covid-19 présente des menaces et des risques en matière de sécurité tant pour les entreprises que pour les employés en Arabie saoudite. En effet, 7 millions de cyberattaques ont été enregistrées dans le Royaume au cours des deux premiers mois de 2021, selon un nouveau rapport.


Le rapport réalisé par la société de cybersécurité Kaspersky indique que l'Arabie saoudite a connu plus de 22,5 millions d'attaques par force brute en 2020 visant les protocoles RDP (Remote Desktop Protocols ou Protocoles de bureau à distance), le moyen le plus courant d'accéder aux systèmes Windows ou aux serveurs. Les attaques par force brute sont des tentatives par essais et erreurs pour découvrir des informations de connexion, des clés de chiffrement ou pour trouver une page web cachée.


Ainsi, le nombre d'attaques a augmenté de 104 % en mars pour atteindre 2 millions, contre 983 512 attaques en février. Cette hausse a été observée au moment où le gouvernement annonçait des restrictions sur le travail au bureau ainsi que sur d'autres activités.


Ce phénomène ne concerne pas uniquement l'Arabie saoudite. Le rapport de Kaspersky montre que les attaques par force brute contre les RDP (Remote Desktop Protocols) ont augmenté en flèche pour atteindre 3,56 milliards dans le monde entier avec le passage au télétravail. 

L'expert saoudien en cybersécurité Abdallah Al-Gumaijan a exposé trois facteurs qui expliquent la récente recrudescence des cyberattaques.


« En cas de tension politique dans la région, les cyberattaques augmentent sur-le-champ », explique M. Al-Gumaijan à Arab News. « Par ailleurs, le recours aux cyber-armes a augmenté dans la mesure où les pirates sont désormais conscients de l'importance de ces attaques, qui leur permettent de démontrer leur puissance et les dégâts qu'ils peuvent occasionner. Par conséquent, les investissements dans les cyber attaques sont de plus en plus nombreux».

 Selon lui, le troisième facteur concerne la pandémie. « Comme la plupart des gens travaillent à domicile, cela a contraint la plupart des organisations à assouplir leurs contrôles de sécurité pour permettre à leurs employés d'accéder à distance à leur système. Voilà une nouvelle fenêtre ouverte aux agresseurs. La flexibilité du paradigme va à l'encontre de la sécurité. Plus on renforce la sécurité, moins on est flexible ».


 Le rapport souligne que l'une des attaques les plus fréquentes vise les protocoles utilisés par les employés pour accéder à distance aux ressources de l'entreprise, ce qui souligne la nécessité de sensibiliser le personnel à la cybersécurité.


En outre, la plupart des employés du Moyen-Orient, de la Turquie et de l'Afrique ne souhaitent pas retourner aux paradigmes de travail traditionnels qui prévalaient avant la pandémie, ce qui rend le perfectionnement des mesures de sécurité une tâche primordiale pour les organisations quelle que soit leur taille.

FAITS MARQUANTS

Le rapport réalisé par la société de cybersécurité Kaspersky indique que l'Arabie saoudite a connu plus de 22,5 millions d'attaques par force brute en 2020 visant les protocoles RDP (Protocoles de bureau à distance), le moyen le plus courant d'accéder aux systèmes Windows ou aux serveurs. Les attaques par force brute sont des tentatives par essais et erreurs pour découvrir des informations de connexion, des clés de chiffrement ou pour trouver une page web cachée.

 « Les gens ne souhaitent pas retourner aux méthodes de travail traditionnelles », a déclaré M. Al-Gumaijan en précisant que les organisations et les gouvernements ont réalisé que le virtuel constituait un moyen efficace pour travailler.


Les réunions officielles tenues en ligne semblaient étranges avant la pandémie. Néanmoins, voilà que les sommets internationaux se tiennent désormais en ligne, ce qui supprime les coûts et facilite la communication pour tous les participants.

 Toutefois, cette évolution suggère également que les cybercriminels continueront à attaquer. Ainsi, les organisations se doivent de sensibiliser davantage leur personnel à la cybersécurité qui est devenue la première ligne de défense.

« Les entreprises bien rodées en matière de sécurité se rendent compte aujourd'hui qu'elles ont intérêt à investir dans la sensibilisation. Voilà la bonne réaction à adopter. Nous devons nous adapter au changement. C'est une démarche saine et rentable. Il faut sensibiliser davantage le personnel au lieu de plonger contre la vague ».


 Selon le rapport de Kaspersky, plus de la moitié des employés estiment que le plus important est de développer les compétences technologiques. Mais, tout comme les compétences au niveau technique, les compétences en matière de cybersécurité sont tout aussi importantes.


« Le télétravail est là pour rester », a déclaré Emad Haffar, directeur des experts techniques chez Kaspersky. « Même si les organisations commencent à envisager la réouverture de leurs espaces de travail, beaucoup continueront à intégrer le télétravail dans leur modèle opérationnel, ou même à allier le travail à domicile et le travail au bureau dans un format hybride. Autrement dit, ce type d'attaques contre les protocoles RDP (Remote Desktop Protocols  ou Protocoles de bureau à distance) se poursuivra probablement à un rythme assez élevé. L'année 2020 a clairement montré que les entreprises doivent améliorer leurs mesures en matière de sécurité, et qu'il serait judicieux de commencer par renforcer la protection de leur accès au protocole RDP », a ajouté M. Haffar.


La société a recommandé aux organisations de permettre l'accès aux RDP (Remote Desktop Protocols) par le biais d'un VPN d'entreprise et de recourir à l'authentification au niveau du réseau lors des connexions à distance.


D'autres mesures comprennent des solutions de sécurité d'entreprise renforcées par une protection contre les menaces sur le réseau, une authentification multifactorielle et des services automatisés de sensibilisation à la sécurité.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.


Les Palestiniens de Gaza dans l'attente de la réouverture du passage de Rafah

Première étape d'un processus qui s'annonce pour l'instant très partiel: selon des images et des sources palestiniennes interrogées par l'AFP, des camions-citerne et ambulances ont traversé dimanche la frontière du côté égyptien, sans pénétrer dans Gaza. (AFP)
Première étape d'un processus qui s'annonce pour l'instant très partiel: selon des images et des sources palestiniennes interrogées par l'AFP, des camions-citerne et ambulances ont traversé dimanche la frontière du côté égyptien, sans pénétrer dans Gaza. (AFP)
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  • Les autorités israéliennes, qui contrôlent le poste, ont annoncé que le passage des habitants dans les deux sens pourrait commencer lundi, une fois "les préparatifs achevés"
  • Elles n'ont cependant pas mentionné en l'état une éventuelle augmentation de l'aide vers le territoire palestinien, ravagé par deux ans de guerre entre Israël et le Hamas

RAFAH: Israël doit commencer à autoriser lundi, sous strictes conditions, le passage des habitants de Gaza à travers le poste-frontière de Rafah, fermé depuis mai 2024, sans promettre d'augmentation de l'aide humanitaire vers le territoire.

La réouverture de cet accès stratégique à la frontière de Gaza et l'Egypte est prévue par le plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien.

Première étape d'un processus qui s'annonce pour l'instant très partiel: selon des images et des sources palestiniennes interrogées par l'AFP, des camions-citerne et ambulances ont traversé dimanche la frontière du côté égyptien, sans pénétrer dans Gaza.

Les autorités israéliennes, qui contrôlent le poste, ont annoncé que le passage des habitants dans les deux sens pourrait commencer lundi, une fois "les préparatifs achevés".

Elles n'ont cependant pas mentionné en l'état une éventuelle augmentation de l'aide vers le territoire palestinien, ravagé par deux ans de guerre entre Israël et le Hamas.

Même très limitée pour l'instant, cette réouverture du seul passage entre Gaza et le monde extérieur est attendue avec impatience notamment par les malades ou blessés qui espèrent recevoir des soins à l'étranger. Environ 200 malades, selon un responsable du ministère de la Santé de Gaza, attendaient dimanche de pouvoir passer en Egypte.

"Plus j'attends, plus mon état empire et je crains que les médecins ne doivent m'amputer des deux jambes", souligne Zakaria, un homme de 39 ans blessé en décembre 2024 dans un bombardement israélien, qui espère pouvoir partir rapidement. "Je suis alité, je n'ai pas de fauteuil roulant et j'attends toujours l'autorisation de voyager pour me faire soigner. J'ai préparé mes papiers et rangé mes affaires dans un petit sac pour être prêt à partir."

Une quarantaine de fonctionnaires de l'Autorité palestinienne attendaient aussi depuis l'Egypte le feu vert israélien, selon un responsable palestinien.

Le porte-parole à Gaza du mouvement islamiste palestinien Hamas, Hazem Qassem, a prévenu que "toute obstruction ou condition préalable imposée par Israël" constituerait "une violation de l'accord de cessez-le-feu".

"Porte d'espoir" 

Israël avait prévenu que Rafah ne rouvrirait qu'une fois rendue la dépouille de Ran Gvili, le dernier otage retenu à Gaza, finalement récupérée le 26 janvier.

"Cette ouverture partielle entrouvre une petite porte d'espoir pour les malades et les étudiants", remarque Amine Al-Hilou, un homme de 53 ans qui vit sous une tente dans le camp d'Al-Chati, dans le nord du territoire, en réclamant l'ouverture "sans restrictions" du passage.

Les autorités israéliennes ont en effet conditionné tout passage à l'obtention d'"une autorisation sécuritaire préalable" pour sortir de Gaza et y entrer, en coordination avec l'Egypte et sous la supervision de la mission européenne à Rafah.

Les Palestiniens souhaitant retourner à Gaza seront autorisés à emporter un nombre limité de bagages, sans objets métalliques ni électroniques, et avec des quantités limitées de médicaments, selon l'ambassade palestinienne au Caire.

Le poste-frontière est situé dans un secteur encore occupé par l'armée israélienne en deçà de la Ligne jaune, qui marque son retrait d'environ la moitié de la bande de Gaza aux termes de la première phase du plan Trump.

Sa réouverture devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date qui n'est pas connue, des 15 membres du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), chargés de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

Le représentant sur le terrain du "Conseil de paix", le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, a appelé dimanche les deux camps "à la retenue", se disant "profondément inquiet" après des frappes israéliennes meurtrières et l'annonce par Israël de la présence de combattants palestiniens dans un tunnel à Rafah.

 


L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et leurs alliés condamnent les violations du cessez-le-feu à Gaza

Une Palestinienne tient dans ses bras sa petite fille, qui souffre de brûlures, alors qu'elle est soignée à l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, à Deir Al-Balah. (Reuters)
Une Palestinienne tient dans ses bras sa petite fille, qui souffre de brûlures, alors qu'elle est soignée à l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, à Deir Al-Balah. (Reuters)
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  • Dans une déclaration commune, les ministres des affaires étrangères du Royaume, des Émirats arabes unis, de l'Indonésie, du Pakistan et de la Turquie ont déclaré que ces violations représentaient une escalade dangereuse
  • Ils ont rejoint le Qatar, la Jordanie et l'Égypte, qui ont également condamné samedi les violations en cours

RIYAD: L'Arabie saoudite a pris la tête d'une nouvelle condamnation régionale des violations répétées par Israël du cessez-le-feu à Gaza, qui ont fait plus de 1 000 morts et blessés parmi les Palestiniens.

Dans une déclaration commune, les ministres des affaires étrangères du Royaume, des Émirats arabes unis, de l'Indonésie, du Pakistan et de la Turquie ont déclaré que ces violations représentaient une escalade dangereuse qui risquait d'attiser les tensions et de compromettre les efforts visant à rétablir le calme et la stabilité, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Ils ont rejoint le Qatar, la Jordanie et l'Égypte, qui ont condamné samedi ce qu'ils ont décrit comme des violations continues du cessez-le-feu et ont averti qu'elles menaçaient les efforts de désescalade et la stabilité régionale.

Les ministres ont déclaré que les derniers développements surviennent à un moment critique, alors que les efforts régionaux et internationaux s'intensifient pour faire avancer la deuxième phase du plan de paix proposé par le président américain Donald Trump et mettre en œuvre la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l'ONU, a ajouté SPA.

Ils ont averti que les violations répétées constituent une menace directe pour le processus politique et pourraient faire dérailler les tentatives visant à créer les conditions d'une phase plus stable à Gaza, à la fois en termes de sécurité et en termes humanitaires. Ils ont souligné la nécessité d'une adhésion totale au cessez-le-feu pour assurer le succès de la prochaine phase du plan de paix.

La déclaration appelle toutes les parties à assumer leurs responsabilités au cours de cette période sensible, à faire preuve de la plus grande retenue, à maintenir le cessez-le-feu et à éviter toute action susceptible de saper les efforts diplomatiques actuels. Elle demande également que des mesures soient prises pour faciliter le redressement et la reconstruction rapides de la bande de Gaza.

Réaffirmant leur engagement en faveur d'une paix juste, globale et durable, les ministres ont déclaré que celle-ci devait être fondée sur le droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination et à la création d'un État indépendant, conformément au droit international, aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et à l'initiative de paix arabe.