La marée haute redonne un espoir de libérer l’énorme navire qui bloque le canal de Suez

On aperçoit à travers le trou du mur le porte-conteneurs Ever Given, bloqué dans le canal de Suez, en Égypte. Photo prise le 28 mars 2021. (Reuters/Mohamed Abd el-Ghany)
On aperçoit à travers le trou du mur le porte-conteneurs Ever Given, bloqué dans le canal de Suez, en Égypte. Photo prise le 28 mars 2021. (Reuters/Mohamed Abd el-Ghany)
Sur cette photo satellite de Maxar Technologies, on voit le porte-conteneurs MV Ever Given bloqué dans le canal de Suez, le 27 mars 2021. (Maxar Technologies via AP)
Sur cette photo satellite de Maxar Technologies, on voit le porte-conteneurs MV Ever Given bloqué dans le canal de Suez, le 27 mars 2021. (Maxar Technologies via AP)
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Publié le Lundi 29 mars 2021

La marée haute redonne un espoir de libérer l’énorme navire qui bloque le canal de Suez

  • 14 remorqueurs ont déjà été déployés pour favoriser la libération de cet énorme navire
  • En raison du blocage, plus de 370 navires sont coincés aux deux extrémités du canal

LE CAIRE: La marée haute de dimanche soir a ravivé l'espoir de libérer le porte-conteneurs géant qui bloque le canal de Suez et interrompt les échanges commerciaux mondiaux à hauteur de plusieurs milliards de dollars, privant l'Égypte d'un revenu quotidien vital.

Lundi matin, deux nouveaux grands remorqueurs, italien et néerlandais, rejoindront les excavateurs au sol et les dragueurs au large pour tenter de dégager le MV Ever Given, cet énorme navire long de quatre cents mètres coincé depuis mardi dernier en travers du canal.

Les dragues ont aspiré 27 000 mètres cubes de sable à une profondeur de 18 mètres et les travaux se poursuivront jour et nuit au gré des vents et des marées, a indiqué l'Autorité du canal de Suez.

Le président de l'Autorité, Ossama Rabie, affirme que le navire s'est déplacé des deux côtés pour la première fois. «Les voyants sont au vert par rapport à hier et à avant-hier. Le gouvernail est en train de bouger alors qu'il était immobile, et l'hélice fonctionne à présent. Il n'y avait pas d'eau sous la proue, contrairement à aujourd'hui; proue et poupe se sont déplacées de quatre mètres chacune», explique-t-il.

 

Focus

Près de 370 navires sont bloqués aux deux extrémités du canal, dont des dizaines de porte-conteneurs, de vraquiers, de pétroliers et de navires de gaz naturel liquéfié (GNL) ou de gaz de pétrole liquéfié (GPL).

Selon M. Rabie, 14 remorqueurs au total ont déjà été déployés. «Nous répartissons la journée en deux moitiés: douze heures pour les dragueurs et douze heures pour les remorqueurs. En effet, à cause de la marée, les remorqueurs ne peuvent pas opérer à n'importe quel moment.»

Cette situation a contraint les compagnies à attendre ou à réacheminer les navires autour de l'Afrique. Ainsi, le trajet entre l'Asie et l'Europe sera plus long de 9 000 kilomètres et durera une semaine de plus; en outre, les coûts seront nettement plus élevés.

Selon M. Rabie, environ 370 navires sont bloqués aux deux extrémités du canal, dont des dizaines de porte-conteneurs, de vraquiers, de pétroliers et de navires transportant du gaz naturel liquéfié (GNL) ou du gaz de pétrole liquéfié (GPL).

Le président de l’Autorité du canal de Suez a précisé que les pertes de revenus de l'Égypte s'élèvent à 14 millions de dollars (11,89 milliards d’euros) pour chaque jour de suspension du trafic dans le canal, et la revue spécialisée Lloyd's List a estimé la valeur des marchandises bloquées à 9,6 milliards de dollars (8,15 milliards d’euros) par jour.

M. Rabie fait savoir que le président Abdel Fattah al-Sissi a ordonné des travaux préparatoires, dans l’hypothèse où il faudrait retirer quelques conteneurs de ce navire, qui en compte 18 300. Toutefois, aucune opération destinée à alléger la charge du porte-conteneurs ne commencera avant lundi. Le secteur concerné, dans lequel des militaires et des policiers supplémentaires ont été déployés, est placé sous haute sécurité.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.