Le Maroc, premier importateur des dattes tunisiennes

Des ouvriers agricoles ramassent et trient des dattes, dans une oasis du sud de la Tunisie, près de Tozeur. (AFP)
Des ouvriers agricoles ramassent et trient des dattes, dans une oasis du sud de la Tunisie, près de Tozeur. (AFP)
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Publié le Mardi 30 mars 2021

Le Maroc, premier importateur des dattes tunisiennes

  • Le responsable a fait savoir que les quantités de dattes tunisiennes exportées ont atteint, durant cette période 81,8 mille tonnes représentant une valeur de 535,8 millions de dinars
  • La saison des dates 2020/2021, qui a enregistré une production importante avec 335 mille tonnes, a connu de nombreuses difficultés, dont essentiellement la réticence des importateurs à l'opération de vente des dattes sur pieds

TUNIS : Le Maroc reste le premier importateur des dattes tunisiennes avec 20,7 mille tonnes durant la saison allant du 1er octobre au 15 mars dernier, selon le groupement interprofessionnel tunisien des dattes (GID).

Le responsable a fait savoir que les quantités de dattes tunisiennes exportées ont atteint, durant cette période 81,8 mille tonnes représentant une valeur de 535,8 millions de dinars (1 euro = 3,28 dinars), contre 80,3 mille tonnes, soit une valeur de 556,6 MD, au cours de la même période de la saison écoulée (2019/2020).

Les Exportations de dattes Tunisiennes en quelques chiffres

La Tunisie a exporté des dattes à environ 82 pays :

  • 20,7 mille tonnes vers le Maroc
  • 6,4 mille tonnes vers la France
  • 5,9 mille tonnes vers l'Allemagne
  • 5,6 mille tonnes vers la Malaisie
  • 4,2 mille tonnes vers l’Espagne
  • 3,8 mille tonnes vers l'Indonésie
  • 3 mille tonnes vers la Turquie
  •  2,4 mille tonnes vers les Etats-Unis
  • 2,1 mille tonnes vers la Belgique

Le directeur général du groupement a fait état dans ce sens d'une évolution de 1,8% des quantités exportées, contre une baisse de 3,7% au niveau de la valeur.

Et d’expliquer que cette baisse des prix est due à la concurrence accrue d’autre pays producteurs de dattes, outre la réticence des importateurs et l'instabilité au niveau des marchés étrangers, en raison de la propagation de la pandémie du coronavirus.

La saison des dates 2020/2021, qui a enregistré une production importante avec 335 mille tonnes, a connu de nombreuses difficultés, dont essentiellement la réticence des importateurs à l'opération de vente des dattes sur pieds ce qui a fait baisser considérablement la qualité en raison de la peur des répercussions de la pandémie de coronavirus sur le rythme d’exportation.


Sabrina Soussan future directrice générale du nouveau Suez

Âgée de 52 ans, Sabrina Soussan, a débuté chez Renault en France avant d'occuper des fonctions opérationnelles et de management, à l’international, chez Siemens Automotive, Siemens Building Technologies, puis Siemens Mobility. En 2017, elle devient directrice de la filiale transport du groupe Siemens, et depuis 2021 elle dirigeait le groupe Suisse Dormakaba. (Photo, AFP)
Âgée de 52 ans, Sabrina Soussan, a débuté chez Renault en France avant d'occuper des fonctions opérationnelles et de management, à l’international, chez Siemens Automotive, Siemens Building Technologies, puis Siemens Mobility. En 2017, elle devient directrice de la filiale transport du groupe Siemens, et depuis 2021 elle dirigeait le groupe Suisse Dormakaba. (Photo, AFP)
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  • Elle devrait prendre ses fonctions début 2022, à la finalisation de l'OPA lancée par Veolia sur son grand rival, qui maintiendra un Suez indépendant bien que largement amputé de ses activités internationales
  • Après des mois de bataille, Veolia et Suez se sont accordés en avril pour que le premier reprenne une grande partie de son rival historique, avec en contrepartie le maintien d'un Suez indépendant

PARIS : Sabrina Soussan, qui a notamment exercé des fonctions chez Siemens, a été choisie pour diriger le nouveau Suez, a annoncé mardi le consortium actionnaire de cette entité qui regroupera les activités non absorbées par Veolia.

La nouvelle directrice générale "s’attachera à la mise en œuvre de la stratégie du nouveau Suez, qui sera définie en commun avec le futur conseil d’administration au travers d’un plan de développement ambitieux dans ses deux principaux métiers que sont l’eau et la gestion des déchets", indiquent dans un communiqué les fonds Meridiam et GIP, la Caisse des dépôts et CNP Assurances.

Elle devrait prendre ses fonctions début 2022, à la finalisation de l'OPA lancée par Veolia sur son grand rival, qui maintiendra un Suez indépendant bien que largement amputé de ses activités internationales.

Pour diriger cette nouvelle entreprise, des dizaines de candidats internes et externes à Suez ont été auditionnés depuis le printemps. L'actuel directeur général de Suez, Bertrand Camus, vivement opposé à l'OPA de Veolia, avait annoncé qu'il ne serait pas de "l'aventure".

Âgée de 52 ans, Sabrina Soussan, diplômée de l’École nationale supérieure de mécanique et d’aéronautique, a débuté chez Renault en France avant d'occuper des fonctions opérationnelles et de management, à l’international, chez Siemens Automotive, Siemens Building Technologies, puis Siemens Mobility. En 2017, elle devient directrice de la filiale transport du groupe Siemens, et depuis 2021 elle dirigeait le groupe Suisse Dormakaba.

"Par ses expériences variées dans différents domaines industriels, Sabrina Soussan a acquis la stature d’une dirigeante de grande entreprise à culture internationale. En s’appuyant sur des équipes de management de haut niveau, elle a transformé avec succès les activités dont elle avait la charge", explique le consortium.

"Nous avons de grandes ambitions pour cette entreprise et nous sommes convaincus que Sabrina est la personne idéale pour la conduire", ajoute-t-il.

Elle aura à ses côtés deux directeurs généraux délégués issus de Suez: Maximilien Pellegrini et Anna Giros.

Après des mois de bataille, Veolia et Suez se sont accordés en avril pour que le premier reprenne une grande partie de son rival historique, avec en contrepartie le maintien d'un Suez indépendant. 

En vue de sa finalisation, l'opération est encore en étude par l'autorité de la concurrence européenne.


Le rebond du pétrole s'essouffle, le variant reste dans toutes les têtes

La semaine dernière, le président américain Joe Biden avait décidé d'utiliser 50 millions de barils tirés des réserves du pays pour soulager les cours du pétrole (Photo, AFP).
La semaine dernière, le président américain Joe Biden avait décidé d'utiliser 50 millions de barils tirés des réserves du pays pour soulager les cours du pétrole (Photo, AFP).
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  • A Londres, le baril de Brent pour livraison en janvier n'a enregistré qu'un gain de 0,99% pour finir à 73,44 dollars, après avoir pris jusqu'à 5,91% en séance
  • «C'est simplement le risque de destruction de la demande (d'or noir lié au nouveau variant) qui a le plus d'impact sur le marché», a expliqué Robert Yawger

NEW YORK: Le rebond des cours du pétrole a finalement été limité lundi après le plongeon de vendredi, les conséquences potentielles du variant Omicron sur l'économie mondiale privant le marché d'un élan.

A Londres, le baril de Brent pour livraison en janvier n'a enregistré qu'un gain de 0,99% pour finir à 73,44 dollars, après avoir pris jusqu'à 5,91% en séance.

C'est bien peu de chose après la chute de 11,55% qu'a connu le Brent vendredi, pire séance depuis avril 2020.

Quant au baril de West Texas Intermediate (WTI) pour janvier également, il a repris 2,64% par rapport à la clôture de vendredi et terminé à 69,95 dollars. La référence du brut américain avait perdu 13,06% vendredi.

"C'est simplement le risque de destruction de la demande (d'or noir lié au nouveau variant) qui a le plus d'impact sur le marché", a expliqué Robert Yawger, responsable des contrats à terme sur l'énergie chez Mizuho Securities.

Sur le plan scientifique, manquent encore les informations sur la gravité des cas ou l'éventuelle résistance d'Omicron aux vaccins existants contre le Covid-19.

Mais plusieurs pays ont déjà suspendu les vols en provenance d'Afrique australe, tandis que Japon et Israël ont eux fermé leurs frontières aux ressortissants étrangers, pour tenter d'éviter la propagation d'Omicron, nouveau variant du coronavirus.

Le début de séance avait été alimenté par des achats à bon compte provenant d'"une nuée d'opérateurs à la tête froide", après le coup de chaud de vendredi, selon Louise Dickson, du cabinet Rystad Energy.

En outre, le report à mercredi d'une réunion technique de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés de l'accord Opep+ avait donné le signal que l'alliance réfléchissait encore à sa stratégie face à ce nouveau développement.

"On s'attend à ce qu'ils ne relèvent pas leur production", a avancé Robert Yawger au sujet de l'Opep+, qui s'est jusqu'ici tenu au calendrier annoncé en juillet.

Il prévoit théoriquement une hausse mensuelle de 400.000 barils par jour, afin de retrouver graduellement le niveau de production préalable à la pandémie, d'ici septembre 2022.

Un maintien de la production plutôt qu'une hausse serait, a priori, favorable aux cours.

"Mais je ne sais pas si cela susciterait une réponse forte des prix", a prévenu l'analyste.

Ce d'autant que, lundi, le conseiller à la sécurité énergétique du département d'Etat américain, Amos Hochstein, a indiqué sur la chaîne CNBC que le gouvernement américain n'écartait pas de puiser de nouveau dans ses réserves stratégiques.

La semaine dernière, le président américain Joe Biden avait décidé d'utiliser 50 millions de barils tirés de ces réserves pour soulager les cours, avec un succès très relatif sur les prix de l'or noir.

Le spectre d'une nouvelle initiative américaine est venu s'ajouter aux craintes que fait peser le variant Omicron sur la croissance, au point de saper le rebond des cours.


Visage du réseau social, Jack Dorsey va quitter Twitter, une page se tourne

Le PDG et cofondateur de Twitter, Jack Dorsey, à New Delhi,  le 12 novembre 2018. (Photo, AFP)
Le PDG et cofondateur de Twitter, Jack Dorsey, à New Delhi, le 12 novembre 2018. (Photo, AFP)
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  • «J'ai décidé de quitter Twitter parce que je pense que la société est prête à couper le cordon avec ses fondateurs», a expliqué Jack Dorsey
  • Alors que Jack Dorsey s'efface, il laisse Twitter avec un portefeuille de 211 millions d'utilisateurs quotidiens dits «monétisables», c'est-à-dire qui sont exposés aux publicités sur la plateforme

NEW YORK: Twitter a annoncé lundi le départ, avec effet immédiat, de son directeur général et cofondateur charismatique, Jack Dorsey, qui va être remplacé par le directeur technologique du groupe, Parag Agrawal. 

« J'ai décidé de quitter Twitter parce que je pense que la société est prête à couper le cordon avec ses fondateurs », a expliqué Jack Dorsey, dans un communiqué, qui marque la fin d'une époque. 

Pour achever la rupture, le natif de St. Louis (Missouri) prévoit de quitter aussi le conseil d'administration en 2022 et ne briguera pas un nouveau mandat lors de l'assemblée générale du groupe. 

« On parle beaucoup de l'importance pour une société d'être dirigée par son fondateur », a écrit le dirigeant sortant dans une lettre aux salariés. »Au bout du compte, je pense que c'est un facteur limitant et l'ouverture possible à l'échec. J'ai travaillé dur pour que cette entreprise puisse échapper à sa création et à ses fondateurs. » 

Avec son allure reconnaissable, crâne rasé et longue barbe, et son style atypique, sorte de gourou tech, Jack Dorsey incarne, depuis des années, à lui seul, Twitter. 

Il avait effectué un premier passage comme directeur général de Twitter entre 2007 et 2008, finalement évincé par le conseil d'administration, insatisfait de sa gestion. 

Depuis son retour à la tête de l'entreprise à l'oiseau bleu, en octobre 2015, l'entrepreneur au style décontracté était régulièrement critiqué pour n'avoir pas lâché les rênes de son autre entreprise, le spécialiste des paiements mobile Square, pour se consacrer uniquement à Twitter. 

Alors que Jack Dorsey s'efface, il laisse Twitter avec un portefeuille de 211 millions d'utilisateurs quotidiens dits « monétisables », c'est-à-dire qui sont exposés aux publicités sur la plateforme. 

Avec Jack Dorsey à sa tête, Twitter a publié son premier trimestre bénéficiaire, pour les trois derniers mois de 2017, puis deux exercices entiers dans le vert, avant de replonger dans le rouge en 2020. 

Le quadragénaire s'est attaché à monétiser le trafic de la plateforme, point faible de l'entreprise jusque-là, alors qu'elle est un relais d'opinion majeur, à la place unique dans le paysage médiatique. 

Pour ce faire, le groupe a amélioré ses outils de modération pour rendre le réseau plus présentable et plus facile à utiliser pour les annonceurs mais aussi les utilisateurs. 

Il a supprimé les comptes de personnalités accusées de discours haineux ou de relayer des théories complotistes ou des affirmations mensongères. 

Dorsey vs Trump  

Point d'orgue de cette campagne de nettoyage, la suspension permanente du compte du président des États-Unis, Donald Trump, en janvier 2021. 

La décision a encore renforcé, aux yeux de nombreux conservateurs, l'image d'un réseau au service des progressistes et de la gauche et prêt à museler la liberté d'expression. 

« Les gens ont tendance à associer Jack Dorsey avec la censure sur Twitter, mais je pense qu'il a fait ce qu'il a pu, ces dernières années, pour que la plateforme reste relativement ouverte », a commenté, sur Twitter, Mike Solana, à la tête de la société de capital investissement Founders Fund. « Sans lui, les choses vont empirer, pas s'améliorer. » 

« Le bilan de Dorsey est mitigé », a estimé Paul Barrett, directeur adjoint du centre pour les affaires et les droits humains du Stern Center de l'université NYU. « Une plateforme utile et efficace pour communiquer rapidement, mais qui a aussi été exploitée par quantité d'acteurs mal intentionnés. » 

Pour améliorer sa rentabilité, Twitter a aussi lancé une série d'initiatives, notamment la possibilité d'abonnements payants à certains comptes très suivis. 

En juin, le réseau avait aussi démarré une version payante de Twitter au Canada et en Australie assortie de fonctionnalités supplémentaires pour les utilisateurs qui y souscrivent. 

Ces derniers trimestres, Jack Dorsey avait insisté sur la nécessité de personnaliser, avec l'aide de l'intelligence artificielle,  l'utilisation que fait chaque abonné du service, notamment en créant de nouveaux fils propres à des sujets spécifiques. 

« Je veux que vous sachiez que c'était ma décision », a écrit Jack Dorsey dans sa lettre aux équipes de Twitter, au sujet de son départ. « Il n'y a pas beaucoup de groupes qui arrivent à ce niveau, et pas beaucoup de fondateurs qui privilégient leur société plutôt que leur ego. Je sais que nous allons prouver que c'était la bonne décision. » 

Chez Twitter depuis plus de dix ans, Parag Agrawal est un spécialiste de l'ingénierie informatique, qui a joué un rôle majeur dans l'accélération de l'intelligence artificielle au sein du groupe. 

Après avoir gagné jusqu'à 11% à l'ouverture de la séance à Wall Street, le cours de l'action Twitter, suspendu durant quelques minutes avant l'annonce, était morose, abandonnant 1,18%. 

« Twitter est en plein bouleversement de son modèle économique », a réagi Jasmine Enberg, analyste du cabinet eMarketer, avec, en ligne de mire l'objectif « ambitieux » d'un chiffre d'affaires de 7,5 milliards de dollars en 2023, soit le double de celui de 2020. « C'est au nouveau DG de relever le défi. »