L'armée israélienne en Allemagne, une première sous le signe de la mémoire

Trois bombardiers F-16 israéliens et deux Eurofighters de l'armée de l'air allemande, le 17 août 2020. (Roberto Pfeil / dpa / AFP)
Trois bombardiers F-16 israéliens et deux Eurofighters de l'armée de l'air allemande, le 17 août 2020. (Roberto Pfeil / dpa / AFP)
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Publié le Mardi 18 août 2020

L'armée israélienne en Allemagne, une première sous le signe de la mémoire

  • Les chasseurs allemands et israéliens participent jusqu'au 28 août à des exercices conjoints, baptisés "Blue wings 2020"
  • "Notre mission aujourd'hui est de combattre l'antisémitisme avec la plus grande fermeté"

BERLIN : L'armée de l'air israélienne a entamé cette semaine des entraînements en Allemagne, une première marquée mardi par des commémorations dans l'ancien camp nazi de Dachau et de la sanglante prise d'otages des Jeux Olympiques de Munich en 1972.

Les chasseurs allemands et israéliens participent jusqu'au 28 août à des exercices conjoints, baptisés "Blue wings 2020", les seuls menés à l'étranger cette année par Israël en raison de la pandémie de coronavirus.

Ces entraînements communs constituent une "première" entre les deux pays sur le territoire fédéral, salue l'armée de l'air allemande, la Luftwaffe.

Et pour de nombreux soldats israéliens, ils revêtent une importance symbolique 75 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale.

"Très émouvant"

Il s'agit d'un "événement très émouvant pour tous" les participants, explique à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un officier israélien, petit-fils d'un survivant de la Shoah.

Au cours des dernières années, les forces armées des deux pays se sont "nettement rapprochées", souligne-t-il, citant notamment des échanges de renseignements et des exercices conjoints en Israël.

L'armée de l'air allemande a ainsi participé à des exercices conjoints en 2019 dans le désert israélien du Néguev.

Parmi les pilotes israéliens figurent plusieurs descendants de victimes du génocide perpétré par les Nazis, dont certains sont passés par le camp deDachau, créé en 1933 et qui a servi de modèle à nombre de camps érigés par la suite. 

La délégation israélienne participera mardi à une commémoration avec la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, sur le site du mémorial du camp bavarois.

Les deux délégations déposeront une gerbe au mémorial du camp, un des symboles de la barbarie nazie. Le petit-fils d'un survivant de la Shoah prononcera un discours, avant une prière dite par le rabbin Mendel Moraity.

Le "signe émouvant de notre amitié aujourd'hui est que pour la première fois de notre histoire, nous volions côte à côte avec l'armée de l'air israélienne", résume le général allemand Ingo Gerharz.

"Notre mission aujourd'hui est de combattre l'antisémitisme avec la plus grande fermeté", ajoute ce haut-gradé allemand.

Résurgence de l'antisémitisme

L'Allemagne connaît cependant ces dernières années une nette résurgence de la haine des Juifs.

Les forces armées sont elles-mêmes montrées du doigt pour l'appartenance de certains de ses membres, dont des soldats d'élite, à la mouvance néonazie.

L'armée allemande a ainsi annoncé fin juin la dissolution partielle de ses forces spéciales, suite à plusieurs scandales sur leur proximité avec l’extrême droite.

Les deux armées rendront aussi hommage aux victimes de la sanglante prise d'otages lors des Jeux Olympiques de Munich en 1972 par le groupe palestinien Septembre Noir.

Une escadrille germano-israélienne survolera ainsi mardi la base aérienne de Fürstenfeldbruck, lieu du dénouement tragique où avaient trouvé la mort la majeure partie des onze athlètes israéliens tués lors de la prise d'otages.

Outre ces commémorations et sur un plan strictement militaire, Israël va déployer pour ces exercices conjoints  sur la base aérienne de Nörvenich six avions de chasse F-16 "Barak", deux Boeing 707 et deux Gulfstream G-550. 

Les deux armées de l'air participeront notamment, avec d'autres pays membres de l'Otan, à des manoeuvres dans le cadre de l'exercice international "MAG Days", organisé quatre fois par an.

Les forces aériennes aussi effectueront des dizaines de vols simulant des combats entre avions, des opérations air-sol ou contrant des menaces sol-air.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.