Macron veut promouvoir la diversité au sein de la haute fonction publique

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Publié le Jeudi 08 avril 2021

Macron veut promouvoir la diversité au sein de la haute fonction publique

  • Emmanuel Macro présente une réforme de la haute fonction publique qui devrait notamment conduire au remplacement de l'ENA par une nouvelle école
  • Une consultation citoyenne en ligne sur les discriminations a également été lancée à Paris par Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l'Egalité femmes-hommes et de la diversité et Marc Fesneau, ministre délégué à la participation citoyenne

PARIS: Le président français Emmanuel Macron va présenter jeudi une réforme de la haute fonction publique, qui devrait comprendre le remplacement de la prestigieuse Ecole nationale d'administration, chargée de former les hauts fonctionnaires, par une nouvelle école plus ouverte à la diversité.


Le chef de l'Etat doit s'exprimer en visioconférence dans l'après-midi devant plusieurs centaines de hauts fonctionnaires, à l'occasion de la Convention managériale de l'Etat organisée par le gouvernement qui réunira préfets, ambassadeurs, chefs d’administrations centrales ou recteurs, a indiqué l'Elysée.


Il devrait reparler de sa promesse faite le 25 avril 2019 de supprimer l'ENA, créée en 1945 par le général de Gaulle. Il pourrait annoncer son remplacement par une nouvelle école afin de diversifier son recrutement, son enseignement et le mode de classement des élèves, selon une source proche de l'exécutif. 

Consultation citoyenne sur les discriminations

Une consultation citoyenne en ligne sur les discriminations a été lancée jeudi à Paris par Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l'Egalité femmes-hommes et de la diversité et Marc Fesneau, ministre délégué à la participation citoyenne. 


Via consultation-discriminations.gouv.fr, les ministres espèrent recueillir des contributions concernant huit domaines : l'emploi, le logement, les transports, la sécurité, l'accès aux loisirs, aux services publics, aux soins et les assurances, banques et mutuelles.


"Il n'y aura aucun sujet tabou. Toutes les situations de discriminations doivent être mises sur la table", a assuré la ministre lors d'une conférence de presse à Paris. 


Elle souhaite faire de cette consultation de deux mois "un temps fort d'échange et de propositions concrètes et pratiques" ouvert aussi bien aux citoyens qu'aux associations, entreprises et collectivités locales, invitées à s'en faire le relais.


Sur la plateforme, trois niveaux de contribution seront possibles, a précisé Marc Fesneau : "évaluer les dispositifs, se prononcer sur les nouvelles mesures et déposer une contribution pour faire des propositions concrètes et partager les bonnes pratiques".  


Prévue jusque fin mai, la consultation fera l'objet d'un rapport rendu public et a pour objectif d'alimenter le Plan national de lutte contre le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie et l'homophobie prévu d'ici l'été.


La ministre s'est engagée à recevoir au ministère les auteurs des vingt idées les plus plébiscitées dans le cadre de la consultation.


Le site renvoie également vers la plateforme antidiscriminations.fr, inaugurée mi-février par Elisabeth Moreno et la Défenseure des droits Claire Hedon, pour accompagner les victimes de discrimination en ligne et via un numéro de téléphone (3928).


Depuis, 3.000 personnes ont contacté le 3928, 800 chats ont été effectués et 20% des utilisateurs ont par la suite saisi le Défenseur des droits, a annoncé la ministre. 

L'ENA, un constat sombre

Installée à Strasbourg, l'ENA a formé quatre des six derniers chefs de l'Etat, dont l'actuel locataire de l'Elysée, mais aussi nombre de ministres et de dirigeants des grands groupes français.


Fabrique des élites françaises, elle favorise cependant l'entre-soi d'une classe dirigeante déconnectée du peuple, assurent ses détracteurs. L'ENA a été fortement critiquée pendant la crise des "gilets jaunes" pour sa formation d'élites "hors sol".


Le 11 février lors d'un déplacement à Nantes, Emmanuel Macron avait insisté sur la nécessité d'ouvrir les voies d'accès à des prestigieuses écoles de l'administration à des jeunes d'origine modeste afin que plus "aucun gamin dans notre République se dise: +ce n'est pas pour moi+".


Il avait alors dressé un constat sombre de "l'ascenseur social" français, qui "fonctionne moins bien qu'il y a 50 ans" car la mobilité "est très faible".


La diversité dans la fonction publique est l'un des piliers de l'agenda en faveur de "l'égalité des chances" que le président français cherche depuis plusieurs mois à promouvoir en profitant des rares espaces laissés dans le débat public par la crise du Covid-19.


Au cours de la Convention managériale de l'Etat, le Premier ministre Jean Castex et la ministre de Transformation et de la Fonction publique Amélie de Montchalin présenteront les grands axes de l'ordonnance sur la réforme qui doit être adoptée avant le 7 juin.


Son objectif est "d'offrir aux Français un service public plus proche, plus efficace, plus transparent et plus bienveillant", a expliqué l'Elysée.


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.