Liban: une délégation allemande présente un projet de reconstruction du port

Le directeur de Hamburg Port Consulting GmbH, Suheil Mahayni, s'exprime lors d'une conférence de presse au port de Beyrouth, le 9 avril 2021. La délégation a dévoilé un projet spectaculaire de plusieurs milliards de dollars pour reconstruire le port de Beyrouth et ses environs, mais a admis qu'il dépendait de réformes gouvernementales. (AFP)
Le directeur de Hamburg Port Consulting GmbH, Suheil Mahayni, s'exprime lors d'une conférence de presse au port de Beyrouth, le 9 avril 2021. La délégation a dévoilé un projet spectaculaire de plusieurs milliards de dollars pour reconstruire le port de Beyrouth et ses environs, mais a admis qu'il dépendait de réformes gouvernementales. (AFP)
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Publié le Vendredi 09 avril 2021

Liban: une délégation allemande présente un projet de reconstruction du port

  • Le port de Beyrouth et plusieurs quartiers proches ont été détruits le 4 août 2020 lors d'une explosion gigantesque survenue dans un hangar contenant d'importantes quantités de nitrate d'ammonium stockées sans mesures de précaution
  • L'explosion, imputée à la corruption et la négligence des autorités libanaises, a fait plus de 200 morts

BEYROUTH: Les représentants de deux compagnies allemandes ont dévoilé vendredi à Beyrouth un projet de plusieurs milliards de dollars pour reconstruire le port de la capitale libanaise et des quartiers adjacents, soulignant toutefois que sa mise en oeuvre restait tributaire d'énormes réformes.

Le port de Beyrouth et plusieurs quartiers proches ont été détruits le 4 août 2020 lors d'une explosion gigantesque survenue dans un hangar contenant d'importantes quantités de nitrate d'ammonium stockées sans mesures de précaution. 

L'explosion, imputée à la corruption et la négligence des autorités libanaises, a fait plus de 200 morts. 

Le plan proposé vendredi envisage d'éloigner du centre-ville l'essentiel de l'activité portuaire et de réurbaniser les quartiers les plus endommagés. 

S'exprimant lors d'une conférence de presse, Hermann Schnell, de la société Colliers, a cité entre autres "des logements abordables pour des particuliers, des espaces verts et de bonnes infrastructures". 

Le projet envisage également l'aménagement de plages et d'un grand parc au milieu d'un patrimoine architectural restauré, le tout devant générer 50 000 emplois. 

Il s'agit d'une "opportunité pour (construire) une nouvelle ville", a ajouté M. Schnell, citant des exemples réussis selon lui de ports réaménagés comme Le Cap ou Bilbao. 

L'objectif, selon Lars Greiner de Hamburg Port Consulting (HPC), est de transformer Beyrouth "en un port de niveau mondial". 

D'autres compagnies internationales, dont le géant français du transport maritime CMA CGM, ont déjà soumis ou sont en cours d'élaboration de plans alternatifs ou complémentaires. 

Le projet allemand, le premier de cette envergure pour Beyrouth après l'explosion, a été accueilli avec scepticisme par certains observateurs locaux. 

"Je ne vois pas ces propositions (...) devenir réalité de sitôt", a affirmé à l'AFP l'économiste Jad Chaaban. 

"Qui est aujourd'hui prêt à investir un sou dans un pays en plein effondrement, qui n'a pas de gouvernement et qui a fait défaut sur sa dette?", a-t-il demandé.

Le Liban est en proie à une grave crise économique depuis plus d'un an. Sa monnaie est en chute libre et l'inflation a explosé tout comme la pauvreté.

Le projet envisage la création d'un fonds fiduciaire pour gérer les financements de la Banque européenne d'investissement et d'autres investisseurs. 

"Un projet d'une telle envergure (...) ne peut être construit que s'il existe responsabilité et transparence", a déclaré de son côté l'ambassadeur allemand à Beyrouth Andreas Kindl lors de la conférence de presse. 

Or la classe dirigeante libanaise est accusée d'incompétence et de corruption par la rue et plusieurs ONG internationales. 

"Ne rêvons pas (...) Si certaines conditions préalables ne sont pas remplies et ne permettent pas une transparence totale, cela ne fonctionnera pas", a ajouté à l'AFP Souheil Mahayni, directeur général de HPC. 


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.