L'UE sanctionne le chef des Gardiens de la Révolution

Le commandant en chef du CGRI Hossein Salami prononce un discours après l’élimination du commandant de la force iranienne Al-Qods, Qassem Soleimani, au Grand Mosalla de Téhéran, en Iran, le 13 février 2020. (Photo, Reuters)
Le commandant en chef du CGRI Hossein Salami prononce un discours après l’élimination du commandant de la force iranienne Al-Qods, Qassem Soleimani, au Grand Mosalla de Téhéran, en Iran, le 13 février 2020. (Photo, Reuters)
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Publié le Mardi 13 avril 2021

L'UE sanctionne le chef des Gardiens de la Révolution

  • Les sanctions, qui visent huit responsables, sont une conséquence de la répression meurtrière qui a eu lieu en novembre 2019
  • Des diplomates estiment que la décision n'est pas liée aux efforts pour relancer l'accord sur le nucléaire de 2015

BRUXELLES: L'Union européenne a imposé des sanctions à trois prisons et huit commandants de milices et chefs de police iraniens, dont le commandant des fameux Gardiens de la Révolution, une conséquence de la répression meurtrière qui a eu lieu en novembre 2019, a annoncé lundi le Conseil européen dans un communiqué.

Les interdictions de visa et le gel de biens sont les premières sanctions que l'UE impose à l'Iran pour violations des droits de l'homme depuis 2013. Le bloc tentait en effet de ménager Téhéran dans l'espoir de sauvegarder l’accord nucléaire signé avec les puissances mondiales en 2015.

Le travail préparatoire sur les sanctions a été rapporté pour la première fois par Reuters le mois dernier.

Le communiqué a ajouté sur la liste noire Hossein Salami, le chef des Gardiens de la Révolution, la force de sécurité la plus puissante et la plus lourdement armée de la République islamique.

«Hossein Salami a participé aux réunions qui ont généré l'ordre d'utiliser une force meurtrière pour réprimer les manifestations de novembre 2019. Hossein Salami porte donc la responsabilité de graves violations des droits de l'homme en Iran», a déclaré l'UE.

Des trois prisons sanctionnées, deux se situent dans la région de Téhéran. L'UE affirme que les personnes qui y ont été détenues après les manifestations de 2019 ont été délibérément blessées avec de l'eau bouillante et se sont vu refuser des soins médicaux.

Environ 1500 personnes ont été tuées en moins de deux semaines, une période d’instabilité qui a débuté le 15 novembre 2019, un bilan soufflé à Reuters par trois responsables du ministère iranien de l'Intérieur à l'époque. Les Nations Unies chiffrent le total à au moins 304.

L'Iran a qualifié le bilan donné par les sources de «fake news», ou infox.

L'Iran, qui a rejeté à plusieurs reprises les accusations de violation des droits de l'homme par l'Occident, trouvent les sanctions de l'UE «invalides».

«En guise de réponse, l'Iran suspend les négociations générales avec l'UE, y compris les discussions sur les droits de l'homme, ainsi que toute coopération qui résulte de ces pourparlers, en particulier dans les domaines du terrorisme, de la drogue et des réfugiés», annonce le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, d’après les médias iraniens.

Le 9 mars dernier, le Rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Iran, Javaid Rehman, a présenté un rapport qui indique que Téhéran a utilisé une force meurtrière pendant les manifestations. Le document fustige le pays pour ne pas avoir mené une enquête véritable, ainsi que pour ne pas avoir tenu quiconque responsable.

Parmi les individus visés par les sanctions de l’UE, et qui entrent en vigueur lundi, figurent des membres du Basij. La milice extrémiste relève du commandement des Gardiens de la Révolution et de son chef, Gholamreza Soleimani.

Les huit Iraniens ont été ajoutés à une liste de sanctions de l'UE consacrée aux violations des droits de l'homme en Iran, créée en 2011. Le document compte aujourd’hui 89 personnes ainsi que quatre entités, et les sanctions comprennent entre autres une interdiction d'exporter des équipements qui pourraient être utilisés à des fins de répression.

Des diplomates estiment que les sanctions ne sont pas liées aux efforts pour relancer l'accord sur le nucléaire, dont les États-Unis se sont retirés mais qu’ils veulent à présent réintégrer. Cet accord a rendu plus difficile pour l'Iran d'amasser les matières fissiles nécessaires à la confection d’une bombe nucléaire - un objectif qu'il a longtemps nié - en échange d'un allégement des sanctions.

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.