La Jordanie condamne l'intrusion de la police israélienne à Al-Aqsa

La Jordanie a condamné mercredi la police israélienne pour avoir forcé les serrures des portes de quatre minarets de la mosquée Al-Aqsa dans le but de faire taire l'appel des musulmans à la prière. (Photo, Shutterstock)
La Jordanie a condamné mercredi la police israélienne pour avoir forcé les serrures des portes de quatre minarets de la mosquée Al-Aqsa dans le but de faire taire l'appel des musulmans à la prière. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Jeudi 15 avril 2021

La Jordanie condamne l'intrusion de la police israélienne à Al-Aqsa

  • Les employés du Waqf de Jérusalem et du département des affaires d'Al-Aqsa, géré par la Jordanie, ont été harcelés pendant l'opération policière
  • Les Israéliens voulaient faire taire l'appel à la prière d'Al-Isha du ramadan pendant que des soldats priaient au mur du Buraq

AMMAN: La Jordanie a condamné mercredi la police israélienne qui a forcé les serrures des portes de quatre minarets de la mosquée Al-Aqsa dans le but de faire taire l'appel à la prière des musulmans.

Cette décision a eu lieu après que les responsables du Waqf, qui supervisent les lieux saints de Jérusalem, aient refusé d’éteindre les haut-parleurs le premier jour du ramadan. D’après eux, les Israéliens voulaient imposer le silence pendant que de nouveaux soldats priaient au mur occidental du Buraq.

Des responsables jordaniens affirment que des employés du Waqf de Jérusalem et du département des affaires d'Al-Aqsa, géré par la Jordanie, ont été harcelés pendant l'opération policière.

Daifallah Al-Fayez, porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères, décrit les actions israéliennes comme une provocation contre les musulmans du monde entier, et une violation du droit international et du statu quo historique.

Al-Fayez explique que la mosquée Al-Aqsa est un lieu islamique saint «pur», et que le département du Waqf de Jérusalem est «la seule autorité» chargée de gérer toutes les affaires qui le concernent.

Une source proche du Conseil du Waqf de Jérusalem confie à Arab News que c’est «la première fois depuis 1967 que l’occupant israélien crochète les serrures pour entrer dans les minarets et couper l'électricité des haut-parleurs. Ils ont poursuivi les fonctionnaires et le personnel du Waqf qui ont refusé d’obtempérer».

Israël est signataire de nombreux traités internationaux le contraignent à respecter le caractère sacré des lieux saints.

Une sirène israélienne a retenti à Jérusalem mardi à 20 heures afin de rendre hommage aux 23 928 soldats morts au combat. L'appel à la prière d’Al-Isha dans la ville était à 20 h 29 ce jour-là.

Hanna Issa, chef du Comité islamo-chrétien pour Jérusalem, affirme à Arab News que l'action israélienne est une violation de la Convention de Rome de 1998. Il a appelé la communauté internationale à tenir Israël pour responsable.

Dimitri Diliani, président de la Coalition nationale chrétienne en Terre Sainte, estime que l'incident est une tentative d'étouffer les libertés religieuses, et représente une réelle attaque contre des lieux islamiques saints.

«De plus, il reflète la politique raciste des occupants israéliens, incapables d’accepter quiconque qui ne soit juif», a-t-il ajouté.

Ahmad Tamimi, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, a exhorté la communauté internationale à mettre fin aux violations israéliennes des lieux islamiques saints à Jérusalem.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.