Maroc : pétition pour la libération de deux journalistes en grève de la faim

M. Radi, 34 ans, connu pour son engagement pour les droits humains, est poursuivi dans une double affaire de « viol » et d'espionnage. (Photo, AFP)
M. Radi, 34 ans, connu pour son engagement pour les droits humains, est poursuivi dans une double affaire de « viol » et d'espionnage. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 15 avril 2021

Maroc : pétition pour la libération de deux journalistes en grève de la faim

  • « Nous appelons les institutions responsables à accélérer leur mise en liberté provisoire et à mettre fin à ce drame »
  • Soulaimane Raissouni a cessé de s'alimenter jeudi dernier, suivi le lendemain par Omar Radi, afin de réclamer la liberté conditionnelle

Quelque 160 journalistes marocains ont réclamé, dans une pétition publiée mercredi, la libération provisoire de leurs confrères Omar Radi et Soulaimane Raissouni, en détention depuis huit et dix mois respectivement et en grève de la faim.  

« Nous appelons les institutions responsables à accélérer leur mise en liberté provisoire et à mettre fin à ce drame », souligne le texte ouvert à la signature sur les réseaux sociaux.

Soulaimane Raissouni a cessé de s'alimenter jeudi dernier, suivi le lendemain par Omar Radi, afin de réclamer la liberté conditionnelle, refusée à plusieurs reprises par la justice marocaine.  

Les signataires de la pétition ont exhorté les deux journalistes à suspendre leur mouvement en s'inquiétant de leur état de santé « qui se dégrade de jour en jour ». 

M. Radi, 34 ans, connu pour son engagement pour les droits humains, est poursuivi dans une double affaire de « viol » et d'espionnage. Son procès a été renvoyé au 27 avril lors d'une brève audience début avril.

M. Raissouni, 48 ans, rédacteur en chef du journal Akhbar Al-Yaoum – qui a cessé de paraître mi-mars pour des raisons financières – est poursuivi pour « attentat à la pudeur avec violence » et « séquestration », après une plainte déposée par un militant de la cause LGBT. Après deux renvois, la prochaine audience de son procès est prévue le15 avril. 

Les deux journalistes ont toujours nié les faits reprochés et leurs soutiens affirment qu'il s'agit d'un « procès politique ». 

Les deux plaignants à l'origine des poursuites pour agression sexuelle visant les journalistes ont plusieurs fois affirmé leur « droit à la justice » et nié toute instrumentalisation.

Les autorités marocaines, elles, mettent toujours en avant l'indépendance de la justice et la conformité des procédures.

En juillet, un groupe de 110 journalistes professionnels avait appelé les autorités marocaines à prendre des mesures contre les « médias de diffamation » qui calomnient impunément des « voix critiques » comme les journalistes Omar Radi ou Soulaimane Raissouni. 

 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
Short Url
  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Short Url
  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Short Url
  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.