L'Arabie saoudite «doit confronter la force par la force» au Yémen

Les Houthis, qui ont saisi la capitale yéménite, Sanaa, en 2014, ont été largement condamnés pour leurs attaques contre le Royaume. (Photo, AFP /Archives)
Les Houthis, qui ont saisi la capitale yéménite, Sanaa, en 2014, ont été largement condamnés pour leurs attaques contre le Royaume. (Photo, AFP /Archives)
Short Url
Publié le Vendredi 16 avril 2021

L'Arabie saoudite «doit confronter la force par la force» au Yémen

  • L’analyste politique Dr Hamdan Al-Shehri déplore les attaques continues de la part de la milice houthie, soutenue par l'Iran, contre le Royaume
  • «Si la communauté internationale agissait de bonne foi, elle aurait mis en œuvre la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'ONU

DJEDDAH: La communauté internationale porte la responsabilité de la prolongation de la crise au Yémen, et l'Arabie saoudite ne devrait pas attendre passivement que les Houthis, soutenus par l'Iran, provoquent une catastrophe, selon un expert saoudien en relations internationales.

L’analyste politique Dr Hamdan Al-Shehri a affirmé jeudi que malgré la multitude d’initiatives lancées dans le but de mettre fin au conflit au Yémen, la communauté internationale manque de volonté pour les appliquer.

«Si la communauté internationale agissait de bonne foi, elle aurait mis en œuvre la résolution 2216 du CSNU, et qui exige que les Houthis renoncent aux armes qu'ils ont saisi des institutions militaires et sécuritaires et cessent toute forme de violence. La communauté internationale tarde à prendre des mesures punitives contre les Houthis pour servir ses propres intérêts», a déclaré Al-Shehri à Arab News.

«Les intérêts régionaux de la communauté internationale sont sa priorité absolue, non pas le Yémen ou les Yéménites», a-t-il ajouté.

Al-Shehri estime que, face au mutisme constant de la part de la communauté internationale, l’Arabie saoudite «doit confronter la force par la force» face aux attaques des Houthis.

«Nous ne devons pas attendre que les Houthis provoquent un désastre. Nous comptons sur la coalition arabe et l’armée yéménite, en particulier après l’indulgence de l’ONU en ce qui concerne la pression sur les Houthis pour qu’ils acceptent des solutions diplomatiques », souligne Al-Shehri.

Si les attaques contre le Royaume se poursuivent, selon lui, l'Arabie saoudite devrait avoir recours à des mesures militaires. «Les Houthis utilisent la force et cette force doit être confronté par la force. Nous avons testé la communauté internationale pendant sept ans, mais rien n’a été fait malheureusement».

La coalition arabe a détruit cinq missiles balistiques et quatre drones chargés d'explosifs lancés par les Houthis vers Jizan, a rapporté jeudi Al-Ekhbariya.

Ces attaques de la part de la milice soutenue par l'Iran sont les dernières d'une longue série d'actions hostiles contre le Royaume.

L'université de Jizan faisait partie de ces cibles, ainsi que d'autres sites civils protégés par le droit international humanitaire, a déclaré le porte-parole de la coalition Turki Al-Malki dans un communiqué à l'Agence de presse saoudienne, ajoutant que de telles attaques constituent des crimes de guerre. Il a signalé par ailleurs que les attaques proviennent du gouvernorat de Saadah au Yémen, et sont une «continuation des tentatives hostiles systématiques et intentionnelles des Houthis de cibler des civils».

Les Houthis, qui ont saisi la capitale yéménite, Sanaa, en 2014, ont été largement condamnés pour leurs attaques contre le Royaume.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Short Url
  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
Short Url
  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Short Url
  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.