Un nouvel accord sur le nucléaire iranien «à pleine vitesse»

Les parties à l'accord nucléaire iranien : l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Chine, la Russie et l'Iran, lors d’une réunion au Grand Hôtel de Vienne alors qu'elles tentent de relancer l'accord nucléaire iranien. (Photo, AFP)
Les parties à l'accord nucléaire iranien : l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Chine, la Russie et l'Iran, lors d’une réunion au Grand Hôtel de Vienne alors qu'elles tentent de relancer l'accord nucléaire iranien. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 18 avril 2021

Un nouvel accord sur le nucléaire iranien «à pleine vitesse»

  • L’envoyé de la Chine aux pourparlers a affirmé que tous les participants avaient convenu d’accélérer les travaux sur les questions, notamment les sanctions contre l’Iran que les États-Unis devraient lever
  • Le négociateur en chef de Téhéran, Abbas Araqchi, a signalé que la délégation iranienne avait soumis des propositions de textes sur les questions nucléaires et la levée des sanctions

JEDDAH: Les discussions sur la relance de l'accord nucléaire avec l'Iran vont s'accélérer après la fin d'un deuxième cycle de négociations à Vienne, ont révélé samedi les délégués.

L’envoyé de la Chine aux pourparlers a affirmé que tous les participants avaient convenu d’accélérer les travaux sur les questions, notamment les sanctions contre l’Iran que les États-Unis devraient lever.

«Toutes les parties ont convenu d'accélérer davantage leur rythme dans les prochains jours en s'engageant dans un travail de fond plus approfondi sur la levée des sanctions ainsi que sur d'autres questions pertinentes», a déclaré Wang Qun.

Le Plan d'action global commun (JCPOA), l'accord de 2015 visant à restreindre le programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions, s'est effondré en 2018 lorsque les États-Unis se sont retirés. Donald Trump a réimposé des sanctions et l'Iran a réagi en enrichissant de l'uranium fissile à des niveaux de pureté interdits dans le cadre de l'accord.

Le nouveau président américain Joe Biden a proposé de lever les sanctions si l'Iran revenait au respect du JCPOA, mais jusqu'à présent, Téhéran a insisté sur le fait que les sanctions doivent d'abord être levées en premier. Des pourparlers pour sortir de l'impasse ont commencé à Vienne la semaine dernière, impliquant un groupe de signataires de l'accord connu sous le nom de Commission mixte.

Les États-Unis ne sont pas présents car l'Iran a refusé les négociations en face à face, mais les responsables de l'UE qui président les pourparlers mènent une diplomatie de navette avec une délégation américaine dans un hôtel voisin.

 «Dans les prochains jours, nous espérons que la Commission mixte commencera immédiatement à négocier la formule spécifique de levée des sanctions», a signalé Wang.

L'envoyé de l'UE Enrique Mora a confié: «Des progrès ont été accomplis dans une tâche qui était loin d'être facile. Maintenant, nous avons besoin d'un travail plus détaillé».

Le négociateur en chef de Téhéran, Abbas Araqchi, a signalé que la délégation iranienne avait soumis des propositions de textes sur les questions nucléaires et la levée des sanctions, et que les travaux sur un texte commun, «au moins dans les domaines où il y a des points de vue communs,» pourraient commencer. Au moment où de sérieux désaccords subsistaient, «une nouvelle compréhension semble émerger et il y a maintenant un objectif final commun à tous», a-t-il déclaré.

Les pourparlers ont été compliqués par une attaque de sabotage israélienne la semaine dernière, provoquant une explosion qui a paralysé la centrale nucléaire phare de l’Iran à Natanz. L'Iran a nommé samedi un homme qu'il recherche en relation avec l'explosion.

«Reza Karimi, l'auteur de ce sabotage ... a été identifié» par le ministère iranien du renseignement, mais il avait fui le pays avant l'explosion, a rapporté la télévision d'État. «Les démarches nécessaires sont en cours pour son arrestation et son retour dans le pays par les voies légales», a affirmé la télévision iranienne.

La télévision d'État a également diffusé des images de rangées de bâtiments de ce qu'elle disait être des centrifugeuses d'enrichissement d'uranium qui avaient remplacé celles endommagées par l'explosion de Natanz.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.