La Russie affirme que les pourparlers sur le nucléaire iranien entrent dans la «phase de rédaction»

Le vice-ministre des Affaires étrangères d'Iran pour les affaires politiques, Abbas Araghchi, quitte le Grand Hotel Wien où les négociations pour ramener les États-Unis dans l’accord nucléaire historique avec l'Iran devaient reprendre jeudi 15 avril (AP/Fichier)
Le vice-ministre des Affaires étrangères d'Iran pour les affaires politiques, Abbas Araghchi, quitte le Grand Hotel Wien où les négociations pour ramener les États-Unis dans l’accord nucléaire historique avec l'Iran devaient reprendre jeudi 15 avril (AP/Fichier)
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Publié le Lundi 19 avril 2021

La Russie affirme que les pourparlers sur le nucléaire iranien entrent dans la «phase de rédaction»

  • L’accord de 2015 visant à freiner le programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions a été laissé en suspens depuis le retrait des États-Unis de cet accord en 2018
  • Des diplomates des différents pays faisant partie de l'accord – Iran, Grande-Bretagne, France, Allemagne et Chine – se réunissent à Vienne depuis le début du mois

VIENNE: Un diplomate russe participant aux pourparlers visant à sauver l'accord historique sur le nucléaire iranien a déclaré lundi que les négociations étaient entrées «dans la phase de rédaction», même si les solutions à certaines des questions étaient «encore loin d’être trouvées». 

L'accord de 2015 (PAGC) visant à freiner le programme nucléaire iranien en échange d'un allègement des sanctions a été laissé en suspens depuis que les États-Unis se sont retirés du pacte en 2018 et ont de nouveau imposé les sanctions, ce qui a poussé Téhéran à intensifier à son tour ses activités nucléaires. 

Les diplomates des différents pays faisant partie de l'accord – l'Iran, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et la Chine – se réunissent à Vienne depuis le début du mois pour trouver un moyen de remettre le pacte sur les rails avec la participation américaine, sous la nouvelle administration de Joe Biden. 

«En résumant les résultats de deux semaines de délibérations sur la restauration du PAGC, nous pouvons noter avec satisfaction que les négociations sont entrées dans la phase de rédaction», a écrit l'ambassadeur de Russie à Vienne, Mikhail Ulyanov, sur Twitter. 

«Les solutions pratiques sont encore loin, mais nous sommes passés de paroles générales à un accord sur des étapes spécifiques pour atteindre l'objectif», ajoute-t-il. 

L'Union européenne (UE), la Russie et l'Iran ont salué les progrès lors des négociations, samedi, après une attaque contre l'installation nucléaire de Natanz, que l'Iran a imputée à son grand ennemi Israël. 

Vendredi, Téhéran a également annoncé qu'il produisait de l'uranium enrichi à 60 % de pureté, rapprochant le pays du niveau de 90 % requis pour une utilisation dans une arme nucléaire, et bien au-dessus du seuil autorisé par l'accord. 

L'Iran a déclaré qu'il annulerait les mesures prises jusqu'à présent si les États-Unis levaient les sanctions imposées sous l'administration de l'ancien président Donald Trump. 

Le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, a déclaré dimanche à Fox News que les États-Unis voulaient être sûrs que l'Iran se conforme à l’accord. «Les États-Unis ne lèveront pas les sanctions, à moins qu’il ne soit clair et évident que l’Iran reviendra pleinement à ses obligations en vertu de l’accord selon lequel il mettra un terme à son programme nucléaire.» 

Le chef de la délégation iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré samedi qu’un «nouvel accord est en train de prendre forme», mais il a averti que ce ne sera pas facile. «Nous pensons que les négociations ont atteint un stade où les parties peuvent commencer à travailler sur un texte commun. La rédaction du texte peut commencer, au moins dans les domaines où il y a consensus.» 

«Il existe encore de profonds désaccords qui devront être réglés lors des futures négociations», ajoute-t-il. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Liban: une frappe israélienne endommage un site protégé par l'Unesco à Tyr

 Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
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  • Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban
  • Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés

TYR: Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes.

"Je lance un appel pour éviter de cibler les sites archéologiques du pays (..) en particulier les ruines de Tyr qui sont dans le patrimoine commun de l'humanité", a déclaré Ghassan Salamé à l'AFP.

Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban.

Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés.

Cette ville est la cible d'une campagne de frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah le 2 mars.

L'armée israélienne avait émis un nouvel ordre d'évacuation dimanche pour une zone qui inclut l'un des deux sites, comprenant des vestiges romains, avant de mener des frappes.

Des correspondants de l’AFP ont pu voir une partie de la zone proche des colonnes antiques recouverte de débris, fragments de métal tordu, branches d’arbres brisées.

Des gravats de béton et de métal parsèment un escalier de pierre menant à l’intérieur du site.

"L'ampleur des débris et des dégâts dans le site est importante", selon Ali Badaoui.

Les frappes se sont abattues sur des bâtiments avoisinants et l'une a touché un bureau administratif du site, rapporte le responsable.

"Certains artéfacts archéologiques ont été endommagés lorsque des gravats les ont atteints, car une pluie de débris est tombée sur un vaste périmètre", visant "colonnes, chapiteaux, bases de colonnes, mosaïques", énumère-t-il.

Ghassan Salamé a souligné que que les autorités évalueraient les dégâts "dès qu'un cessez-le-feu aura lieu ou que nous pourront avoir accès aux ruines sans mettre en danger la vie de nos archéologues".

Il a souligné qu'Israël "ne respecte pas" la Convention de la Haye qui oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé, ni les "Boucliers bleus", un emblème symbolique mis en place par un comité lié à l'Unesco pour protéger le site de Tyr.

Depuis une précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2023-2024, l’Unesco a placé plus de 70 sites patrimoniaux au Liban, dont Tyr, sous " protection renforcée provisoire".

Le site de Tyr "est un site civil, un site inscrit au patrimoine mondial, ce n’est absolument pas un site militaire, et il n’y a aucune activité militaire sur place", a assuré M. Badaoui.

L’autre site protégé de Tyr, El‑Bass, a aussi été endommagé depuis le début de la guerre le 2 mars, a-t-il ajouté.


L'armée israélienne dit qu'elle poursuivra ses opérations «dans tout le Liban»

L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
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  • "Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin
  • "Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth.

"Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin.

"Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah", a-t-il ajouté, "nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'Etat d'Israël".


L'armée israélienne annonce un nouveau barrage de missiles iraniens

Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
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  • L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien
  • "Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace"

JERUSALEM: L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien.

"Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a écrit l'armée sur Telegram.