Nucléaire iranien: nouvelle pause dans des négociations constructives mais «difficiles»

Les représentants des Etats toujours parties à l'accord (Iran, Chine, Russie, France, Allemagne, Royaume-Uni) ont intensifié leurs pourparlers ces derniers jours. Les Européens jouent les intermédiaires entre Iraniens et Américains. (Photo, AFP)
Les représentants des Etats toujours parties à l'accord (Iran, Chine, Russie, France, Allemagne, Royaume-Uni) ont intensifié leurs pourparlers ces derniers jours. Les Européens jouent les intermédiaires entre Iraniens et Américains. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 21 avril 2021

Nucléaire iranien: nouvelle pause dans des négociations constructives mais «difficiles»

  • «Il reste plus de chemin devant nous que celui que nous avons déjà parcouru», a déclaré le porte-parole de la diplomatie US
  • Le choix des sanctions que Washington doit lever reste l'un des points les plus épineux des négociations

VIENNE: Les négociateurs réunis à Vienne depuis début avril pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien ont entamé mardi une nouvelle pause dans des négociations marquées par des «progrès» mais qui restent «difficiles» entre Américains et Iraniens.

«Des progrès ont été réalisés au cours des deux dernières semaines. Mais il reste encore beaucoup de travail à faire», a déclaré sur Twitter, Enrique Mora, le représentant européen qui coordonne les discussions indirectes entre Téhéran et Washington. «Je continue de penser que la diplomatie est la seule façon de relever les défis actuels», a-t-il ajouté.

Les principaux protagonistes ont aussi évoqué des avancées, mais avec des nuances.

Les discussions «sont positives», «il y a eu quelques progrès», mais «il reste plus de chemin devant nous que celui que nous avons déjà parcouru», a dit à Washington le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price.

«On peut dire qu'il n'y a eu aucune percée», a-t-il ajouté. «Nous avons toujours dit que ce processus, même s'il devait assez bien se passer, ne serait ni facile ni rapide», a-t-il insisté, évoquant des «difficultés» liées aussi au caractère «indirect» des négociations, l'Iran refusant de se trouver dans la même pièce que les Etats-Unis dans la capitale autrichienne.

La lecture américaine s'avère donc un peu moins optimiste que celle de Téhéran.

Le président iranien Hassan Rohani, cité par l'agence officielle IRNA, a en effet assuré que les négociations avaient permis de réaliser «un progrès d'environ 60-70%». 

Reprise la semaine prochaine 

«Si les Américains agissent honnêtement, nous arriverons à une conclusion dans peu de temps», a-t-il insisté. 

Les négociateurs ont commencé à plancher sur la rédaction d'un texte, selon l'ambassadeur russe en Autriche Mikhaïl Oulianov, afin de rétablir un pacte moribond depuis le retrait des Etats-Unis de Donald Trump en 2018 et le retour dans la foulée des sanctions américaines à l'encontre de Téhéran.

Il s'agit de mettre noir sur blanc quelles sanctions le gouvernement américain de Joe Biden est prêt désormais à lever pour remettre sur les rails cet accord censé empêcher la République islamique de se doter de l'arme atomique, et comment celle-ci compte renouer de son côté avec les restrictions nucléaires dont elle s'est affranchie en riposte aux mesures punitives de Washington.

Outre ceux déjà existants sur ces deux volets, un troisième groupe de travail a été créé pour «examiner l'enchaînement possible des étapes pratiques menant au rétablissement complet de l'accord sur le nucléaire iranien», a expliqué le représentant russe.

Mais dans l'immédiat, une nouvelle pause a été décrétée «pour permettre aux délégations de consulter les capitales», a-t-il précisé sur Twitter. Les négociateurs «se réuniront à nouveau en début de semaine prochaine», a-t-il ajouté.

Ned Price a confirmé que l'émissaire américain Rob Malley devait regagner Washington dans les prochaines heures avant de retourner à Vienne lorsque les discussions reprendront. 

Les représentants des Etats toujours parties à l'accord (Iran, Chine, Russie, France, Allemagne, Royaume-Uni) ont intensifié leurs pourparlers ces derniers jours. Les Européens jouent les intermédiaires entre Iraniens et Américains.

Domine désormais un sentiment d'urgence, selon les participants, alors que la République islamique a commencé vendredi à produire de l'uranium enrichi à près de 60%, se rapprochant des 90% nécessaires à une utilisation militaire.

Le choix des sanctions que Washington doit lever reste l'un des points les plus épineux des négociations, tant la toile tissée par l'ancien président Donald Trump s'avère complexe à défaire.

La coordination entre la levée des sanctions et le retour de l'Iran à ses engagements nucléaires doit aussi faire l'objet d'un compromis, tant jusqu'ici les deux camps se renvoyaient la balle quant à qui devait faire le premier pas.

La Maison Blanche a semblé esquisser un pas vers le pays ennemi ces derniers jours en laissant entendre qu'elle pourrait lever les sanctions «en échange de la certitude que l'Iran va pleinement revenir à ses engagements, et mettre sous cloche son programme nucléaire». Et donc potentiellement sans attendre le retour effectif dans les clous.


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.

 

 

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".