Le Medef mise sur la technologie pour «vivre avec le virus»

A l'entrée d'une entreprise ou d'un hôtel, le sas de désinfection par ionisation permet de prendre la température des personnes et surtout d'éliminer au bout de dix secondes les virus qu'elles transportent sur elles-mêmes ou leurs affaires. (Photo AFP)
A l'entrée d'une entreprise ou d'un hôtel, le sas de désinfection par ionisation permet de prendre la température des personnes et surtout d'éliminer au bout de dix secondes les virus qu'elles transportent sur elles-mêmes ou leurs affaires. (Photo AFP)
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Publié le Mercredi 21 avril 2021

Le Medef mise sur la technologie pour «vivre avec le virus»

  • «Il faut rouvrir d'une certaine manière quoi qu'il en coûte parce que l'activité est toujours meilleure que la non-activité»
  • La France est actuellement soumise à de strictes mesures sanitaires pour lutter contre une troisième vague de l'épidémie de Covid-19

RUEIL-MALMAISON: Tunnels ou sas de décontamination, lampes à ultra-violets et purificateurs d'air devraient permettre de rouvrir les lieux accueillant du public même si le virus circule encore, a fait valoir mardi le président du patronat français qui plaide pour une reprise de l'activité des entreprises.

«Il faut se préparer à vivre avec ce virus pendant un certain temps. Il faut rouvrir d'une certaine manière quoi qu'il en coûte parce que l'activité est toujours mieux que la non-activité», a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux, président du Mouvement des entreprises de France (Medef), principal syndicat patronal français, lors d'une visite chez un fabricant près de Paris.

C'est pourquoi «on se prépare pour la date du 15 mai et c'est pour ça qu'on a voulu sensibiliser nos adhérents et les entreprises de France sur les différents équipements qui existent», a expliqué le dirigeant devant un sas de désinfection par ionisation de la marque Belifeline.

La France est actuellement soumise à de strictes mesures sanitaires pour lutter contre une troisième vague de l'épidémie de Covid-19. Le président Emmanuel Macron a annoncé une réouverture progressive à partir du 15 mai en commençant par les terrasses et les musées, ainsi qu'un retour à l'école à partir du 26 avril.

Les solutions techniques proposées sont multiples et viennent en complément des gestes barrières, du port du masque et du gel.

A l'entrée d'une entreprise ou d'un hôtel, le sas de désinfection par ionisation, d'un coût variant de 8 000 à 30 000, permet de prendre la température, éventuellement d'identifier les personnes par un système de badge et surtout d'éliminer au bout de dix secondes les virus qu'elles transportent sur elles-mêmes ou leurs affaires.

Pour 2 500 euros, un tunnel gonflable en plastique désinfecte tout aussi bien. Moins élégant, il est destiné aux salons professionnels, aux salles de spectacle ou de sport et permet de faire passer une personne toutes les deux secondes.

«Ce dispositif de tunnel est très bien, mais il faudrait peut-être l'adapter, avoir une plus grande capacité au niveau du flux», a réagi après l'avoir découvert Olivier Darbois, président du Syndicat français du spectacle musical et de la variété.

Pour les salles de réunion en entreprise, des dalles LED à 500 euros pièce peuvent aussi purifier jusqu'à 45 mètres cube d'air par heure.

«A moins de 80%, on casse»

Toutes ces solutions technologiques sont importantes afin «de pouvoir rassurer le public et les différentes parties prenantes», d'après Christophe Piette, représentant de l'Union des métiers de l'événementiel, car cela «va nous permettre d'assurer un assainissement de nos manifestations».

«Le panel de solutions est très intéressant, car il y a une adaptation à différents volumes et différents nombre des personnes», estime aussi Jérôme Valentin, président de l'Union sport et cycle, focalisé sur les conditions de réouverture des salles de sport.

«Une salle de sports qui a relativement peu de moyens, qui s'est arrêtée (de travailler) pendant dix mois, va-t-elle avoir la capacité financière à s'équiper?», s'interroge-t-il.

M. Roux de Bézieux juge pour sa part qu'«on a été largement compensé pour les restrictions sanitaires, là ce sont des solutions (...) avec des prix qui sont probablement acceptables pour les entreprises».

Les décisions sur les jauges et le calendrier de réouverture doivent selon lui être prises «secteur par secteur et filière par filière».

«Ce n'est pas la même chose dans un restaurant où il faut une à deux semaines pour se réapprovisionner et embaucher des gens que d'organiser un salon professionnel ou de reprendre un championnat, où là il y a plusieurs mois de préparation».

M. Darbois souligne lui qu'avec une jauge «à 50%, on redémarre» dans le monde du spectacle, «mais économiquement on produit de nouveau de la casse». «Nos modèles économiques font qu'(avec une jauge) à moins de 80%, on casse».


Les chemins de fer saoudiens battent des records en 2025 : 14 millions de passagers et 30 millions de tonnes de fret

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
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  • Le transport de 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025 a permis de supprimer 2 millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume et d’économiser 139 millions de litres de carburant
  • Cela a également entraîné une réduction des émissions de carbone de 364 000 tonnes, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne

​​​​​​RIYAD : Les chemins de fer saoudiens (Saudi Arabia Railways, SAR) ont annoncé des résultats opérationnels record pour l’année 2025, consolidant leur position comme un pilier des secteurs logistique et touristique du Royaume.

SAR a transporté plus de 14 millions de passagers, soit une augmentation significative par rapport aux 11,2 millions de passagers enregistrés en 2023, soulignant l’adoption croissante du rail tant pour les déplacements quotidiens que pour les pèlerinages, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

De même, le transport de fret a fortement progressé, passant d’environ 24 millions de tonnes en 2023 à 30 millions de tonnes en 2025, stimulé par la demande industrielle accrue et la logistique minière.

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail, le réseau a permis de supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume, entraînant une économie de 139 millions de litres de carburant.

Cela s’est également traduit par une réduction de 364 000 tonnes d’émissions de carbone, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne.

Ces chiffres soulignent le rôle central de SAR dans la réalisation de la Stratégie nationale des transports et de la logistique (NTLS) et de la Vision 2030 de l’Arabie Saoudite, en offrant un réseau à la fois efficace et durable sur le plan environnemental.

“Dream of the Desert”

Une réalisation marquante de 2025 a été le lancement officiel du Dream of the Desert, le premier train de luxe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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Le ministre des Transports et des Services Logistiques et président de SAR, Saleh Al-Jasser, a dévoilé le premier wagon du “Dream of the Desert” en octobre dernier lors du FII9. (Photo SPA)

Développé en partenariat avec le groupe italien de luxe Arsenale, ce service a redéfini le tourisme ferroviaire. Le train comprend 40 cabines de luxe sur mesure, offrant une expérience de « croisière ferroviaire » inspirée de l’Orient Express classique, mais avec une identité saoudienne unique. L’itinéraire traverse le Royaume de Riyadh à Al Qurayyat, en s’arrêtant sur des sites culturels clés tels que Ha’il et Al-Jouf, transformant ainsi le voyage lui-même en destination.

Dans un mouvement majeur pour tirer parti du Transit-Oriented Development (TOD), SAR a annoncé la création d’un fonds immobilier de 6 milliards SAR axé sur La Mecque.

Ce fonds est dédié au développement de terrains premium adjacents à la gare du Haramain High Speed Railway à La Mecque. L’initiative vise à améliorer l’expérience des pèlerins en construisant des hôtels à grande capacité, des centres commerciaux et des unités résidentielles directement connectés à la gare. Ce développement permet non seulement de diversifier les sources de revenus de SAR, mais soutient également l’objectif du gouvernement d’accueillir 30 millions de pèlerins pour la Omra chaque année en intégrant parfaitement transport et hébergement.

Reconnaissance internationale

À l’international, l’engagement de SAR pour l’excellence a été reconnu. SAR est devenue la première entreprise à recevoir le prestigieux prix de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) pour les trains touristiques longue distance.

La cérémonie s’est tenue au siège de l’Union à Paris, en France, avec la participation de grandes compagnies ferroviaires mondiales.

L’UIC, organisation ferroviaire mondiale, a décerné le prix en reconnaissance de l’innovation de SAR dans l’intégration du tourisme de luxe à l’infrastructure ferroviaire lourde.

Cette distinction consolide la réputation de SAR pour la qualité de ses services et place le Royaume comme destination de premier plan pour les passionnés de chemins de fer et les voyageurs de luxe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.