Paris augmente son aide d’urgence au Liban, en proie à une crise sans précédent

Le directeur du Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, Éric Chevallier, lors de sa conférence de presse qui a eu lieu à la Résidence des Pins, résidence officielle de l'ambassadeur français à Beyrouth. (Photo, AFP)
Le directeur du Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, Éric Chevallier, lors de sa conférence de presse qui a eu lieu à la Résidence des Pins, résidence officielle de l'ambassadeur français à Beyrouth. (Photo, AFP)
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Paris augmente son aide d’urgence au Liban, en proie à une crise sans précédent

  • Une délégation du Centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères en visite à Beyrouth pour effectuer un suivi des projets financés par la France
  • Depuis l’explosion du 4 août 2020, une aide de plus de 100 millions d’euros a été engagée et «mise en œuvre de manière privilégiée par des ONG libanaises»

BEYROUTH: Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a annoncé que Paris a considérablement augmenté son aide d’urgence au profit de la population libanaise, une aide qui «confirme la volonté de la France de continuer à apporter un soutien direct à la population libanaise afin de lui permettre de faire face aux conséquences de la crise économique et sociale sans précédent qu’elle traverse, encore aggravée par l’épidémie de Covid-19», affirme un communiqué de l’ambassade de France à Beyrouth.

Cette déclaration coïncide avec la visite au Liban, du 17 au 22 avril, d’une délégation française du Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, conduite par son directeur, M. Éric Chevallier. Cette visite de terrain avait pour objectif d’effectuer un suivi des nombreux projets financés par la France en réponse aux multiples crises que traverse le Liban.

«Depuis l’explosion du 4 août 2020 et l’aggravation de la crise socio-économique, la France a considérablement augmenté son aide d’urgence au profit de la population libanaise, en engageant au second semestre 2020 plus de 50 millions d’euros dans les domaines prioritaires de la santé, de l’aide et de la sécurité alimentaires, de l’éducation et de la reconstruction. En 2021, la France engagera plus de 50 millions d’euros grâce à la mobilisation des moyens financiers du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, dont le Centre de crise et de soutien, ainsi que de l’Agence française de développement. Cette aide est mise en œuvre de manière privilégiée par des organisations non gouvernementales libanaises», poursuit le communiqué.

La délégation du CDCS, qui s’est rendue dans les différentes régions libanaises, a par ailleurs effectué un suivi des projets engagés à la suite des explosions du 4 août 2020 à Beyrouth. Elle a notamment échangé avec des habitants des quartiers touchés, où une centaine de logements et une trentaine de très petites entreprises sont réhabilitées et soutenues grâce à l’aide de la France par les ONG libanaises DPNA et Mada avec l’appui du Secours populaire français et de CCFD – Terre solidaire.

La délégation «a échangé avec la jeunesse libanaise mobilisée et a indiqué son appui à LiveLoveBeirut, notamment dans sa volonté d’agir au niveau national. Au regard de l’acuité des besoins des populations les plus précaires et des difficultés d’accès aux soins, la France apportera un nouveau soutien à l’organisation Amel dans le Sud et la région de Beyrouth», poursuit le communiqué.

À tous ses interlocuteurs, Éric Chevallier a réaffirmé que «la France reste, comme elle l’a toujours été, aux côtés du peuple du Liban».


Liban: une frappe israélienne sur la Békaa (est) fait un mort et deux blessés

Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
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  • Une frappe de drone israélienne dans l’ouest de la Békaa (Liban) a fait 1 mort et 2 blessés, malgré un cessez-le-feu fragile en cours entre Israël et le Hezbollah
  • Les tensions persistent avec des échanges de tirs : roquettes et drones du Hezbollah en riposte, frappes israéliennes en retour, sur fond d’escalade régionale récente

BEYROUTH: Une frappe israélienne dans l'ouest de la région de la Békaa (est du Liban) a fait un mort et deux blessés mercredi, ont rapporté des médias d'Etat libanais, malgré la trêve en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une personne a été tuée et deux autres blessées à la suite d'une attaque menée par un drone ennemi à l'aube, à la périphérie d'Al-Jabour, dans l'ouest de la Békaa", a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (Ani).

L'agence fait en outre état de tirs d'artillerie israéliens et de démolitions dans les villes du sud actuellement occupées par Israël.

Le mouvement libanais Hezbollah avait dit mardi que ses combattants avaient tiré des roquettes et envoyé des drones d'attaque contre un site militaire israélien "en représailles aux flagrantes" violations du cessez-le-feu, invoquant notamment "les attaques contre des civils et la destruction de maisons et villages".

L'armée israélienne avait indiqué mardi que le Hezbollah avait "tiré plusieurs roquettes" en direction de soldats stationnés dans le sud du Liban et que l'armée avait frappé le lance-roquettes en retour.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée par le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.

Depuis, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.


Le prince héritier saoudien discute de l'évolution de la situation au Liban avec le président

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
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  • M. Aoun a exprimé sa reconnaissance au prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances
  • Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu un appel téléphonique du président libanais Joseph Aoun, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que des efforts déployés pour parvenir à la sécurité et à la stabilité.

M. Aoun a remercié le prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances.

Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah, négocié par Washington, est entré en vigueur jeudi dernier, mais les forces israéliennes restent déployées dans une bande de terre libanaise de 5 à 10 km de profondeur tout au long de la frontière.

De nouveaux entretiens entre les ambassadeurs américains du Liban et d'Israël auront lieu jeudi à Washington, selon un responsable du département d'État américain, après les premiers entretiens directs entre les deux pays depuis des décennies, qui ont eu lieu le 14 avril.


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.