Près de la montagne Sainte-Victoire, un parc éolien face à des vents contraires

Une photo prise le 18 janvier 2019 depuis Gardanne, dans le sud de la France, montre une vue de la centrale thermique de Gardanne, partiellement alimentée en charbon, et la montagne Sainte-Victoire, en arrière-plan. (GERARD JULIEN / AFP)
Une photo prise le 18 janvier 2019 depuis Gardanne, dans le sud de la France, montre une vue de la centrale thermique de Gardanne, partiellement alimentée en charbon, et la montagne Sainte-Victoire, en arrière-plan. (GERARD JULIEN / AFP)
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Publié le Vendredi 23 avril 2021

Près de la montagne Sainte-Victoire, un parc éolien face à des vents contraires

  • Pourtant, dans le Haut-Var, au croisement du parc naturel régional de la Sainte-Baume et de celui de la Sainte-Victoire, un parc de 22 pylônes d'acier de 125 mètres de haut n'en finit pas de faire parler de lui
  • Ses détracteurs se sont rassemblés autour d'une pétition lancée sur internet, comptant quelque 21.600 signatures dont celle de l'animateur Stéphane Bern, le "Monsieur Patrimoine" d'Emmanuel Macron, et qui appelle à "sauver" la Sainte-Victoire

OLLIÈRES : "C'est laid et ça dérange la nature", s'emporte dans sa ferme Joëlle Villa, désignant les immenses pales: à proximité de la montagne Sainte-Victoire chère à Cézanne, 22 éoliennes suscitent l'ire de défenseurs du patrimoine et de l'environnement, même si d'autres saluent cette "énergie verte".

Moins cher que le nucléaire, fonctionnant grâce au vent et fabriqué avec une quantité de matériaux dérisoire par rapport à d'autres constructions, selon Marc Jedliczka, porte-parole de l'association négaWatt, l'éolien a le vent en poupe à l'heure de la lutte contre le réchauffement climatique.

"Bien sûr, la meilleure économie d'énergie est celle que l'on ne consomme pas, mais l'éolien reste une très bonne nouvelle pour l'environnement", poursuit le représentant de l'association qui milite pour la transition énergétique.

Pourtant, dans le Haut-Var, au croisement du parc naturel régional de la Sainte-Baume et de celui de la Sainte-Victoire, un parc de 22 pylônes d'acier de 125 mètres de haut n'en finit pas de faire parler de lui. 

Ses détracteurs se sont rassemblés autour d'une pétition lancée sur internet, comptant quelque 21.600 signatures dont celle de l'animateur Stéphane Bern, le "Monsieur Patrimoine" d'Emmanuel Macron, et qui appelle à "sauver" la Sainte-Victoire.  

Labellisé "Grand site de France", ce massif calcaire s'étend sur une petite vingtaine de kilomètres, près d'Aix-en-Provence. Culminant à environ 1.000 mètres d'altitude, la Sainte-Victoire doit sa renommée mondiale au peintre Paul Cézanne, né à Aix-en-Provence en 1839, qui l'a représentée plus de 80 fois sur ses toiles.

"Monstres d'acier"

Pour Marc-Antoine Chavanis, représentant local de l'association Sites et monuments à l'origine de la pétition, les 110 GWh d'électricité que peuvent produire par an les 22 éoliennes, soit l'équivalent de la consommation électrique moyenne de 110.000 habitants (hors chauffage), comme le vantent ses promoteurs, ne sont pas convaincants.

Entré en croisade contre "ces monstres d'acier" sortis de terre il y a un an après une longue bataille judiciaire toujours en cours, le militant fustige des installations qu'il estime "tout sauf écolos".

"Chaque éolienne est supportée par un pied de 1.500 tonnes de béton, les pales, construites en fibres de verre, sont acheminées depuis la Chine et la forêt a été défrichée sur 25.000 m2 pour créer des pistes afin de permettre aux semi-remorques d'accéder au chantier", pointe-t-il.

Joëlle Villa, 75 ans, l'une des rares habitantes de ce territoire dépeuplé à avoir une vue directe sur le parc éolien, n'en démord pas non plus. "Tant que vous ne les avez pas sous le nez, vous n'imaginez pas ce que c'est. Ca fait du bruit, dénature le paysage et perturbe mes animaux avec ces flashs qui clignotent la nuit", insiste la fermière qui élève quelques lamas, des oies et des ânes.

"L'énergie verte, c'est de la foutaise, du marketing. On n'a jamais vu une éolienne pousser naturellement", condamne l'énergique retraitée.

Les éoliennes --dont huit ont été installées sur une zone Natura 2000, censée "protéger les habitats et espèces représentatifs de la biodiversité européenne"--, seraient particulièrement nocives pour la faune et les chauve-souris, met en garde M. Chavanis. 

Mais quelques mois après la mise en fonctionnement du parc éolien, l'étude de suivie confiée à la Ligue de protection des oiseaux (LPO) par le constructeur Eco Delta, n'a pas encore livré ses conclusions. 

Pragmatisme 

"Nous faisons des relevés tous les jours pour voir s'il y a des cadavres sous les éoliennes, ce qui n'est pas le cas pour l'instant, vérifier le peuplement des oiseaux et observer d’éventuelles modifications de leurs comportements", explique Amine Flitti, directeur de la LPO Paca, joint par l'AFP. 

"En cas d'anomalies, nous n'hésiterons pas à demander des mesures correctives à l'entreprise", se défend le représentant de l'association accusée par ses détracteurs "d'être pieds et poings liés" avec Eco Delta, qui dit sur son site internet verser "près de 450.000 euros localement par an en mesures de traitement et d’accompagnement des incidences".

Eco Delta, filiale de JC Mont-Fort, une holding basée en Suisse, rappelle avoir pris "un engagement total pour la protection de la nature" dans ce dossier. "Peu de parcs sont accompagnés à ce point financièrement par des mesures pour minimiser l'impact", défend auprès de l'AFP sa présidente Andréa Jouven.

Certains élus locaux ont, eux, fait le choix du pragmatisme: "On aurait pu trouver un autre endroit pour les implanter, mais maintenant qu'elles sont là, on ne va pas épuiser la commune dans un combat d'arrière-garde", reconnaît Arnaud Fauquet Lemaitre, le nouveau maire d'Ollières, une des deux communes où les pilônes ont été implantés, avec Artigues. 

L'élu qui a engagé un bras de fer judiciaire avec la société se dit prêt à retirer son dossier s'il obtient "des compensations financières": "Nous avons tous les inconvénients et très peu d'avantages", argumente-t-il. 

L'association Sites et monuments craint elle que l'objectif que s'est fixé la France de faire passer la part de l'éolien dans la production d'électricité de 7% aujourd'hui à 20% en 2028 (l'éolien en mer représentant un quart de cet objectif), ne multiplie ces "défigurations" du paysage. "La pression va s'accentuer et on va aller de plus en plus dans des paysages protégés qui ont l'avantage d'être peu urbanisés", redoute son président Julien Lacaze.


Cinéma: «Last Night in Soho», le thriller qui envoie valser le «Swinging London»

Dans cette photographie d'archives prise le 4 septembre 2021, l'actrice argentino-britannique née aux États-Unis Anya Taylor-Joy (à gauche) et le réalisateur britannique Edgar Wright posent à leur arrivée pour la projection du film «Last Night in Soho» présenté de compétition lors de la 78e Mostra de Venise au Lido de Venise. (Filippo Monteforte/AFP)
Dans cette photographie d'archives prise le 4 septembre 2021, l'actrice argentino-britannique née aux États-Unis Anya Taylor-Joy (à gauche) et le réalisateur britannique Edgar Wright posent à leur arrivée pour la projection du film «Last Night in Soho» présenté de compétition lors de la 78e Mostra de Venise au Lido de Venise. (Filippo Monteforte/AFP)
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  • Le film, un «thriller psychologique qui empreinte à l'horreur», replonge dans les années 1960 à Soho, quartier de bars, théâtres, cinémas et boîtes de nuit dans le centre de Londres
  • Au-delà de l'hémoglobine et de la tension psychologique, le film entend régler ses comptes avec une époque mythifiée

PARIS : Le «Swinging London» en prend pour son grade: «Last Night in Soho», qui sort mercredi en salles, est un film d'horreur féministe qui pointe la misogynie des années 1960, une époque souvent idéalisée.

Signé du Britannique Edgar Wright, auteur de comédies parodiques comme «Shaun Of the Dead» et du film d'action «Baby Driver», le film, un «thriller psychologique qui empreinte à l'horreur» selon lui, replonge dans les années 1960 à Soho, quartier de bars, théâtres, cinémas et boîtes de nuit dans le centre de la capitale.

Il suit le parcours d'Ellie (Thomasin McKenzie), une jeune Anglaise de province, ravie de monter à Londres pour ses études de mode. Obsédée par les sixties, elle rêve de retrouver l'ambiance de l'époque, et fuit la compagnie de ses camarades pour s'installer dans un meublé poussiéreux, tenu par une vieille dame (Diana Rigg, l'actrice culte de la série «Chapeau Melon et Bottes de Cuir»).

Mais l'expérience va tourner au cauchemar, au fil de rêves horrifiques et schizophrènes où elle est replongée dans le Soho du passé, aux côtés d'une alter ego au destin tragique, jouée par Anya Taylor-Joy (la jeune prodige des échecs dans la série Netflix «Le jeu de la dame»).

Cette dernière est une jeune chanteuse et danseuse qui rêve de faire carrière, dans un univers dominé par les hommes, à commencer par les managers. Derrière les paillettes, se cache un univers de paranoïa et de meurtres sordides, où la vie d'une femme ne pèse pas lourd, et dans laquelle Ellie va peu à peu s'enfermer à son tour.

Au-delà de l'hémoglobine et de la tension psychologique, le film entend régler ses comptes avec une époque mythifiée. «Romancer le passé, c'est dangereux», a souligné le réalisateur, lors de sa présentation à la Mostra de Venise.

«Plus on s'éloigne d'une époque, plus on a tendance à se concentrer sur ses aspects positifs. Les années 60 ont été réduites à la mode et à Carnaby Street (épicentre du Swinging London) ou aux habits chics d'Austin Powers. Mais tout ce qui se passe de mauvais maintenant se passait déjà à l'époque».

Impressionnant par sa maîtrise visuelle, son montage vitaminé et ses plans séquences qui font passer d'une époque à l'autre, le film aligne aussi une bande-son très nostalgique, toute en classiques des années 1960, quand le rock anglais rayonnait sur le monde.


Enes Kanter, pivot en NBA et défenseur acharné des droits de l'homme

Enes Kanter, #13 des Celtics de Boston, lors du match d'ouverture à domicile des Celtics contre les Raptors de Toronto au TD Garden le 22 octobre 2021 à Boston, Massachusetts. (Maddie Meyer/Getty Images/AFP)
Enes Kanter, #13 des Celtics de Boston, lors du match d'ouverture à domicile des Celtics contre les Raptors de Toronto au TD Garden le 22 octobre 2021 à Boston, Massachusetts. (Maddie Meyer/Getty Images/AFP)
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  • Mercredi, le joueur de 29 ans a attisé les tensions entre la Chine et la NBA, en s'en prenant directement au président chinois et en condamnant la politique de Pékin au Tibet
  • Jeudi, le site sportif du géant chinois de la technologie Tencent a retiré tous les matches à venir des Celtics de son calendrier

LOS ANGELES, États-Unis : Qu'il fustige le pouvoir en Turquie, son pays, la Chine en matière de droits humains, ou critique LeBron James refusant de promouvoir le vaccin contre le Covid-19, la star des Bolton Celtics, Enes Kanter, n'hésite jamais à dire ce qu'il pense.

Mercredi, le joueur de 29 ans a attisé les tensions entre la Chine et la NBA, en s'en prenant directement au président chinois et en condamnant la politique de Pékin au Tibet.

«Cher dictateur brutal XI JINPING et le gouvernement chinois. Le Tibet appartient au peuple tibétain !», a écrit Kanter sur les réseaux sociaux. «Je suis aux côtés de mes frères et sœurs tibétains, et je soutiens leurs appels à la Liberté.»

Le pivot turc, également passé par le Jazz, le Thunder, les Blazers et les Knicks, a accompagné son message d'une photo de paire de sneakers ornées d'une iconographie tibétaine et du slogan «Free Tibet», portées lors du premier match de la saison contre New York au Madison Square Garden, auquel il n'a pas participé.

Le Tibet a alterné au cours des siècles périodes d'indépendance et de contrôle par la Chine, qui affirme avoir «libéré pacifiquement», lors d'une intervention militaire en 1951, ce vaste territoire situé sur un plateau accidenté.

Mais les défenseurs des droits humains et les exilés tibétains affirment que le gouvernement central chinois y pratique la répression religieuse, la torture, la stérilisation forcée et l'érosion culturelle par la rééducation imposée.

- Erdogan comparé à Hitler - 

La réaction de Pékin ne s'est pas fait attendre. Jeudi, le site sportif du géant chinois de la technologie Tencent a retiré tous les matches à venir des Celtics de son calendrier. Et la NBA de se retrouver plongée comme en 2019, au cœur d'une crise diplomatique avec la Chine, un de ses plus gros marchés à l'étranger.

Vendredi, Kanter en a remis une couche, en évoquant un «génocide» de la Chine contre le peuple ouïgour, une minorité musulmane dont près d'un million de membres seraient détenus dans des camps de travail forcé, selon certaines ONG.

Après ces nouvelles prises de position, le joueur a été critiqué sur les réseaux sociaux chinois et son nom a été bloqué sur la plateforme de messagerie locale Weibo.

Bien avant de s'en prendre au gouvernement chinois, Kanter a souvent critiqué les autorités de son pays, n'hésitant pas à surnommer son président, Recep Tayyip Erdogan, le «Hitler de notre siècle» en 2017.

Partisan assumé du mouvement guleniste accusé par Ankara d'avoir orchestré le coup d'Etat manqué contre le président turc en juillet 2016, il a expliqué qu'il évitait depuis des années tout contact avec les membres de sa famille en Turquie de peur de les exposer à des représailles des autorités.

- «Les principes priment sur l'argent» -

Son père, Mehmet Kanter, un universitaire accusé d'appartenance à ce mouvement fondé par le prédicateur Fethullah Gülen et considéré par Ankara comme terroriste, avait été condamné à 15 ans de prison, avant d'être acquitté en juin 2020, après avoir nié tout lien avec cette mouvance.

Enes Kanter, lui, est toujours sous le coup de neuf mandats d'arrêt. «La raison derrière cela est que je défends les droits de l'homme, la liberté et les prisonniers politiques qui se font torturer. Hé @RTErdogan. Je me fiche qu'il y en ait 9 ou 9.000, je n'abandonnerai PAS», a-t-il twitté cet été.

«Pour certaines personnes, c'est l'argent qui prime sur les principes. Pour moi, ce sont les principes qui priment sur l'argent», a assuré Kanter au Boston Globe en 2019.

A l'été 2020, il avait exprimé sa colère au moment des manifestations contre les violences policières consécutives à la mort de George Floyd, comme de nombreux sportifs, dont LeBron James.

Ce qui ne l'a pas empêché d'égratigner la superstar des Lakers ces derniers jours, quand ce dernier, pourtant vacciné contre le Covid-19, a estimé ce n'était pas son rôle d'encourager les sceptiques à le faire.

«J'ai été très déçu, c'est ridicule. James, c'est l'un des visages de la Ligue et il devrait être le premier à dire: +écoutez tout le monde, je me suis fait vacciner, et j'encourage tout le monde, ma communauté, les fans de basket, les fans de sport à se faire vacciner, pour que nous puissions sauver d'autres vies+.»


Les cinémas rouvrent leurs portes à Bombay

Les cinéphiles font la queue pour acheter des collations pendant l'entracte dans un cinéma de Mumbai le 22 octobre 2021 alors que les cinémas ont rouvert des semaines après le verrouillage du coronavirus Covid-19. (Sujit Jaiswal / AFP)
Les cinéphiles font la queue pour acheter des collations pendant l'entracte dans un cinéma de Mumbai le 22 octobre 2021 alors que les cinémas ont rouvert des semaines après le verrouillage du coronavirus Covid-19. (Sujit Jaiswal / AFP)
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  • Alors que la pandémie a torpillé l'industrie dans le monde entier, les cinémas de la ville indienne espèrent que les superproductions du mois prochain attireront les foules
  • L'industrie espère qu'une série de nouveaux films à gros budget - dont certains tournés il y a plusieurs mois mais pas encore sortis - fera renaître le bon vieux temps

BOMBAY, Inde : Les cinémas ont commencé à rouvrir leurs portes vendredi dans la capitale du cinéma indien Bombay, où les spectateurs ont l'habitude de faire la queue pour voir le même film plusieurs fois, et dont les stars jouissent d'un statut quasi divin.

Vendredi, seuls quelques cinémas ont profité de l'autorisation d'ouvrir, projetant le nouveau James Bond et le film de super-héros américain "Venom" ainsi que des films plus anciens.

"Je suis un fervent amateur de cinéma et j'attendais ce jour depuis longtemps. La dernière fois que j’ai vu un film était en 2019, avant le début de la pandémie. Je suis trop content d'être de retour", a déclaré Smer Sagar, 18 ans, tout juste après avoir vu "No Time to Die".

Alors que la pandémie a torpillé l'industrie dans le monde entier, les cinémas de la ville indienne espèrent que les superproductions du mois prochain attireront les foules.

Les fermetures et la recrudescence des cas de coronavirus en avril et en mai ont éloigné les Indiens du grand écran, entraînant la fermeture de dizaines de petits cinémas et mettant les sociétés de production dans une situation difficile.

De nombreux Indiens se sont tournés vers les plateformes de streaming telles que Netflix, qui a connu un boom des abonnés et a accueilli les sorties de certains nouveaux films de Bollywood.

L'industrie espère qu'une série de nouveaux films à gros budget - dont certains tournés il y a plusieurs mois mais pas encore sortis - fera renaître le bon vieux temps.

L'énorme quantité de films en réserve commencera à être projetée à partir du week-end de Diwali - la fête des lumières, début novembre - avec "Sooryavanshi", avec Akshay Kumar, l'une des plus grandes stars de Bollywood.

Bollywood, l'industrie cinématographique indienne, la plus prolifique au monde, valait 2,5 milliards de dollars en 2019. Et les films en langue étrangères font aussi régulièrement de bonnes recettes. 

- Biryani interdit -

L'État du Maharashtra et sa capitale Bombay sont parmi les derniers à rouvrir les théâtres, multiplexes et auditoriums, mais pour l'industrie, c'est "très, très important", explique Komal Nahta, analyste de l'industrie du cinéma.

"Le Maharashtra contribue à environ 20% des recettes totales des salles de cinéma en Inde et Bombay est le centre névralgique de Bollywood", explique Komal Nahta.

Le taux d'occupation des salles est limité à 50% et aucun rafraîchissement ne peut être servi, loin de l'époque pré-pandémique où les spectateurs des grands multiplexes se voyaient servir du biryani et de la glace sur leur siège.

Les cinéphiles doivent porter des masques à tout moment, mais si le personnel doit être entièrement vacciné, il n'y a en revanche aucune obligation de vaccination pour les spectateurs.

"Les effets de la pandémie persisteront, mais nous avons bon espoir que 2021 ramènera le public des salles de cinéma", a déclaré Ajay Bijli, président de la plus grande chaîne de cinémas indienne, PVR.

M. Nahta a prédit que le public "reviendra en force et que les recettes dépasseront probablement tout ce que l'on peut imaginer".