L'Arabie saoudite interdit fruits et légumes libanais après une saisie de drogue

Les douanes saoudiennes du port islamique de Jeddah ont déjoué une tentative de contrebande de pilules de Captagon cachées dans des grenades en provenance du Liban. (Photo, SPA)
Les douanes saoudiennes du port islamique de Jeddah ont déjoué une tentative de contrebande de pilules de Captagon cachées dans des grenades en provenance du Liban. (Photo, SPA)
Les importations libanaises de fruits et légumes seront interdites d'entrer en Arabie saoudite ou de transiter via le Royaume à partir de 9 heures dimanche afin de prévenir le trafic de drogue. (Photo, SPA/Archives)
Les importations libanaises de fruits et légumes seront interdites d'entrer en Arabie saoudite ou de transiter via le Royaume à partir de 9 heures dimanche afin de prévenir le trafic de drogue. (Photo, SPA/Archives)
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Publié le Samedi 24 avril 2021

L'Arabie saoudite interdit fruits et légumes libanais après une saisie de drogue

  • Des millions de pilules de Captagon et d'amphétamine étaient soigneusement cachées dans des grenades
  • Les autorités libanaises s’alertent et redoutent des mesures similaires dans d’autres pays du Golfe

JEDDAH: Le Royaume a interdit l'importation et le transit de fruits et légumes du Liban après que les autorités aient déjoué vendredi deux tentatives de trafic de drogue.

Les douanes du port islamique de Jeddah ont saisi plus de 5,3 millions de pilules de Captagon qui étaient cachées dans une cargaison de grenade, a rapporté l'agence de presse saoudienne (SPA).

« Une cargaison a été saisi à son arrivée du Liban et ils ont réussi à trouver 5 383 400 pilules de Captagon soigneusement cachées dans des grenades», a déclaré Mohammed ben Ali Al-Nuaim, adjoint aux affaires de sécurité à l'Autorité douanière saoudienne.

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Des millions de pilules de Captagon et d'amphétamine étaient soigneusement cachées dans des grenades. (Photo, SPA)

L'ensemble de une cargaison et la personne qui devait le recevoir ont été arrêtés en coopération avec la Direction générale du contrôle des stupéfiants.

Al-Nuaim a signalé que les employés des douanes continuent sans relâche leurs efforts dans le but de protéger le pays du trafic de drogue.

fait marquant

L'interdiction restera en vigueur jusqu'à ce que les autorités libanaises fournissent des garanties qu'elles prendront les mesures nécessaires pour arrêter ces opérations.

Les équipes de contrôle des stupéfiants, en coopération avec les douanes, ont en outre déjoué une tentative de contrebande de plus de 2 466 563 pilules d'amphétamine. Ceux-ci venaient du Liban et étaient aussi cachés dans des grenades.

«Les produits libanais sont utilisés pour la contrebande de drogues sur le territoire du Royaume, soit par des envois destinés aux marchés saoudiens, soit par des envois qui transitent par le Royaume vers les pays voisins», a rapporté la SPA, ajoutant que les produits les plus couramment utilisés pour la contrebande de drogues étaient les fruits et les légumes.

L'interdiction restera en vigueur jusqu'à ce que les autorités libanaises fournissent des garanties qu'elles prendront les mesures nécessaires pour arrêter ces opérations. Le ministère de l'Intérieur suivra et contrôlera les envois d'autres produits en provenance du Liban pour voir si des mesures similaires doivent être prises à leur encontre.

Le ministre de l'Intérieur, le prince Abdel Aziz ben Saoud ben Nayef, a averti que la sécurité du Royaume était «une ligne rouge». Selon Al-Arabiya en anglais, les responsables libanais se sont rapidement engagés à faire plus de manière à lutter contre le trafic de drogue après cette interdiction.

L'agence de presse Reuters a rapporté que le ministre libanais de l'Agriculture, Abbas Mortada, avait déclaré que le problème était très grave, surtout s'il affectait négativement le reste des États du Golfe qui pourraient prendre des mesures strictes similaires.

Mortada a souligné que le commerce des fruits et légumes du Liban avec l’Arabie saoudite était d’une valeur d’environ 24 millions de dollars par an.

Un hashtag sur Twitter dénonçant le trafic de drogue du Liban vers le Royaume est à la mode depuis l'annonce de l'interdiction, de nombreux messages accusant le Hezbollah d'être à l'origine de telle activité criminelle.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.