Comment les pays du CCG peuvent réduire leur empreinte carbone

Un saoudien discute avec un journaliste sur la centrale solaire d'Uyayna au nord de Ryad. (Photo d'archives AFP).
Un saoudien discute avec un journaliste sur la centrale solaire d'Uyayna au nord de Ryad. (Photo d'archives AFP).
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Publié le Samedi 11 juillet 2020

Comment les pays du CCG peuvent réduire leur empreinte carbone

  • Dans la région du CCG, il existe des preuves tangibles que la transition énergétique est en cours, en particulier à Dubaï selon Faisal Rashid, directeur de la gestion de la demande au Conseil suprême de l’énergie de l’émirat.
  • Au cours de la dernière décennie, les énergies renouvelables auraient été à la hauteur de leur potentiel, la croissance des capacités mondiales ayant dépassé les volumes de combustibles fossiles.

DUBAI:  Depuis un certain temps déjà, les experts en énergie attirent l’attention sur la nécessité pour les pays producteurs de pétrole du Conseil de coopération du Golfe (CCG) de favoriser, de façon urgente, une économie circulaire du carbone et de s’orienter vers un avenir plus propre, basé sur la technologie.

En signe d’évolution des priorités stratégiques du plus grand producteur de pétrole du bloc, l’Arabie Saoudite a accueilli cette année la conférence internationale sur le Captage, l’Utilisation et le Stockage du Carbone (Carbon Capture Usage and Storage, [CCUS]).

Les intervenants à la conférence de Riyad ont exposé les arguments en faveur d’une transition progressive vers des technologies à teneur faible en carbone et plus respectueuses de l’environnement, dans l’intérêt à long terme du Royaume.

« Les objectifs climatiques mondiaux dictent une grande partie des changements technologiques dans le secteur de l’énergie, et la dynamique derrière des secteurs comme le solaire, l’éolien ou le stockage des batteries est immense », a déclaré Dario Traum, responsable de la transition énergétique de la zone Europe, Middle East, Afrique ([EMEA], « Europe, Moyen-Orient, Afrique ») chez BloombergNEF. Pour être moderne, diversifiée et compétitive, l’économie de l’Arabie Saoudite doit adopter pleinement ces nouvelles technologies. L’Arabie Saoudite a fixé des objectifs extrêmement ambitieux pour la transformation du pays, et ceux-ci seront plus facilement atteints si elle intègre toute l’évolution économique et technologique du secteur de l’énergie », a-t-il ajouté.

Les intervenants ont déclaré qu’une transformation du secteur de l’énergie ne manquerait pas de générer de nouvelles opportunités de croissance tout en offrant un cadre de vie plus sain à la population.

« L’Arabie Saoudite traverse une transition rapide tant sur le plan sociétal qu’économique », a déclaré Antoine Vagneur-Jones, analyste en chef de la région Middle East and North Africa ([Mena], Afrique du Nord et Moyen-Orient) chez BloombergNEF. L’accent a été mis en grande partie sur la diversification pour réduire le poids du secteur pétrolier et attirer davantage d’investisseurs internationaux dans le pays. L’accélération des investissements dans le secteur des énergies propres devra s’accompagner de mesures semblables à celles qui sont nécessaires dans les autres secteurs que le gouvernement saoudien cherche à développer », a-t-il ajouté.

Et de poursuivre : « En  prérequis, le secteur de la production d’électricité doit être entièrement ouvert aux producteurs d’électricité indépendants ».

Il explique qu’il existe peu d’exemples, voire aucun, de marchés de l’énergie propre en croissance rapide sans que cette condition ne soit remplie.

« Les ventes aux enchères sont un excellent moyen d’attirer les investisseurs internationaux, a-t-il déclaré à Arab News. Les appels d’offres de l’Arabie Saoudite ont été lents à donner des résultats et les Saoudiens se sont concentrés sur la passation de marchés pour de très grands projets. Cette approche n’offre pas la fréquence et la transparence nécessaires pour soutenir le développement d’une industrie dynamique de l’énergie propre ».

Selon lui, le Royaume pourrait également favoriser un boom de l’énergie propre par le biais de réformes des prix de l’énergie visant à faciliter l’adoption de panneaux solaires sur les toits et à changer la règlementation pour créer une demande dans les accords d’achat d’énergie propre.

Dans la même veine, Traum a déclaré : « Actuellement, les principaux moyens de réduire les émissions sont l’efficacité énergétique et le remplacement des formes d’énergie les plus polluantes par d’autres qui émettent moins ou pas du tout – par exemple par le passage du charbon au gaz, du gaz aux énergies renouvelables, et des moteurs à combustion aux moteurs électriques dans les voitures ».

Il a ajouté : « Ces changements permettront d’obtenir la grande majorité des réductions d’émissions nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux ».

Néanmoins, il restera un certain nombre de secteurs « difficiles à réduire » dans lesquels le passage à l’électricité propre pourrait s’avérer compliqué, a averti M. Traum.

Citant comme exemple les industries lourdes telles que la fabrication d’acier et la production de ciment, il a déclaré que de nouvelles solutions comme l’hydrogène propre et la capture ainsi que le stockage du carbone pourraient devenir nécessaires pour la décarbonisation.

L’équilibre entre les coûts et les avantages s’avérera tout aussi décourageant. Le développement de la CCUS nécessitera des investissements substantiels de la part des industries concernées et des gouvernements pour mettre sur pied des solutions économiquement viables.

Bien qu’il y ait des signes de reprise de l’activité sur certains marchés, les dépenses de recherche et développement dans le secteur de l’énergie seraient loin d’atteindre le niveau où elles devraient être pour que la CCUS joue un rôle central à court et moyen termes.

Selon les experts, les réformes et les transitions radicales sont difficiles pour tous les pays, surtout lorsque les secteurs qui ont le plus besoin d’être remaniés sont au cœur de l’ADN économique d’un pays, comme c’est le cas du pétrole en Arabie Saoudite.

« L’énergie propre est aujourd’hui une réussite mondiale de plus en plus motivée par la compétitivité du secteur, a indiqué M. Traum. Le solaire et l’éolien sont les formes les moins chères de production de nouvelles énergies propres dans la quasi-totalité du monde. » Et, dans le contexte du Royaume, « historiquement, les autorités ont laissé la population bénéficier des richesses énergétiques du pays par le biais de divers transferts fiscaux, notamment des prix de détail de l’énergie fortement subventionnés. Si cela a apporté des avantages socio-économiques certains, cela fausse aujourd’hui l’économie des technologies énergétiques et constitue un obstacle à l’adoption rapide des énergies renouvelables et un frein au plan de diversification de l’économie du gouvernement», a-t-il ajouté.

Selon Traum, l’importance historique du secteur pétrolier ne signifie pas que l’Arabie Saoudite ne peut pas se réinventer comme l’un des plus grands marchés d’énergie propre au monde d’ici une année ou deux.

« La programmation d’enchères régulières, avec un volume convenu à l’avance, et la transparence du processus d’appel d’offres ont permis de créer un boom des investissements dans des dizaines de pays à travers le monde, le Kazakhstan, le Mexique et l’Inde étant des exemples notables, a-t-il déclaré.

Il n’y a aucune raison qu’une économie de la taille de celle de l’Arabie Saoudite, avec ses ressources solaires exceptionnelles ne puisse rejoindre ces marchés de premier plan.

Ailleurs dans la région du CCG, il existe des preuves tangibles que la transition énergétique est en cours, en particulier à Dubaï selon Faisal Rashid, directeur de la gestion de la demande au Conseil suprême de l’énergie de l’émirat.

« Il existe des technologies de rupture qui nous permettent de rendre nos infrastructures énergétiques plus intelligentes », a-t-il déclaré, citant une foule d’exemples : stockage de l’énergie, bâtiments à consommation énergétique nulle, électrification des véhicules, réseaux et compteurs intelligents, numérisation des systèmes énergétiques et stratégies intégrées d’optimisation de l’eau.

Développant le sujet, Rashid a ajouté : « Si nous parlons à la fois de l’offre et de la demande, de l’efficacité énergétique et de l’adaptation solaire dans notre région, il existe un bon potentiel d’amélioration drastique, surtout en raison de la très forte intensité énergétique par habitant. Le stockage des énergies renouvelables et un refroidissement plus efficace sont également des opportunités clés ».

Au cours de la dernière décennie, les énergies renouvelables auraient été à la hauteur de leur potentiel, la croissance des capacités mondiales ayant dépassé les volumes de combustibles fossiles.

« Nous pouvons économiser jusqu’à 30 % en moyenne en utilisant des technologies éprouvées et des mesures connues », a déclaré M. Rashid à Arab News. La mobilité verte par l’augmentation des véhicules électriques et hybrides est également viable et se poursuit à Dubaï, avec pour objectif de réduire la consommation de combustibles fossiles à l’horizon 2030 et d’améliorer la qualité de l’air ».

Le Dr Najib Dandachi, PDG de la société de conseil Al-Usul, basée aux Émirats arabes unis, a déclaré que le transport et la production d’électricité sont responsables d’un peu plus de 50 % des émissions, et le CCG ne fait pas exception.

« En effet, la situation pourrait être exacerbée par le dessalement de l’eau et l’existence limitée des transports publics dans la plupart des pays de la région », a-t-il déclaré à Arab News.

« Cependant, la plupart des pays du CCG se sont lancés dans des programmes d’énergie propre vraiment agressifs qui vont rapidement remplacer la production d’énergie thermique à partir de combustibles fossiles. »

M. Dandachi considère l’Arabie Saoudite comme le pays le plus ambitieux à cet égard, soulignant qu’elle a récemment mis à jour ses plans dans le but de produire environ 27 gigawatts d’énergie propre d’ici 2024.

« Toutes les agences doivent coopérer et se coordonner pour maximiser les chances d’atteindre ces objectifs dans un délai relativement très court », a-t-il déclaré. En outre, les Émirats arabes unis déploient de sérieux efforts pour développer des usines de dessalement de l’eau à base d’énergies renouvelables, l’enjeu étant de réduire leur empreinte carbone autant possible techniquement. Dans ces circonstances, une coopération et des alliances accrues avec des consultants, des fournisseurs et des conseillers expérimentés qui comprennent la nature particulière de l’environnement commercial, seront essentielles », a ajouté M. Dandachi.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

 

 

 


Le Liban renforce le contrôle de ses ports, asséchant ainsi les sources de financement du Hezbollah

Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
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  • Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations
  • Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne

BEYROUTH : La confrontation entre le Liban et le Hezbollah ne se limite plus à la question des armes du groupe et à la mise en œuvre des engagements internationaux dans le Sud. Elle s’est étendue à une campagne plus large visant à renforcer le contrôle de l’État sur les ports maritimes, l’aéroport et les postes-frontières, afin de limiter l’influence du Hezbollah et de couper ses sources de financement illicites.

Depuis l’élection du président Joseph Aoun et la formation du gouvernement du Premier ministre Nawaf Salam, les autorités ont mis en œuvre une stratégie sécuritaire et administrative visant à réaffirmer le contrôle souverain sur les points d’entrée terrestres, maritimes et aériens du pays.

Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations. Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne, l’aéroport de Beyrouth et le port de Beyrouth.

L’influence du Hezbollah recule

Alors que les mesures de lutte contre la contrebande et de contrôle des frontières continuent d’être renforcées, leurs effets sont déjà visibles, le Hezbollah perdant de son influence au sein d’institutions où il exerçait autrefois une emprise considérable.

Une source impliquée dans la surveillance des points de passage terrestres, maritimes et aériens du Liban a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein de ces installations avait diminué à un niveau sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration.

Selon cette source, ce changement a directement affecté les capacités financières et logistiques du groupe, qui, avant la dernière guerre, bénéficiait d’un environnement sécuritaire et administratif différent permettant la circulation des marchandises et des liquidités avec relativement peu de contraintes.

Ces derniers mois, l’État libanais a également renforcé la surveillance technique en déployant des scanners modernes au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth et au poste-frontière de Masnaa. Ces équipements ont permis de freiner la contrebande de marchandises, de matières interdites et d’argent liquide via ces installations.

La source a ajouté que les passages illégaux, qui constituaient depuis des années l’épine dorsale du réseau logistique du Hezbollah, « ne jouent plus le rôle qu’ils jouaient autrefois », les autorités syriennes ayant renforcé les contrôles de leur côté de la frontière, parallèlement au renforcement des mesures de contrôle libanaises. En conséquence, le trafic transfrontalier illégal a chuté à des niveaux que la source a qualifiés de quasi négligeables.

Un changement fondamental

La source a noté que la situation aux points de passage non officiels avec la Syrie a radicalement changé par rapport aux années précédentes, lorsque des camions liés au Hezbollah auraient traversé régulièrement la frontière, profitant de la faiblesse de l’État et de la marginalisation des institutions officielles au profit du groupe et des réseaux de contrebande opérant dans son orbite.

Ces changements se sont étendus au-delà de la circulation des marchandises pour toucher les réseaux de financement du groupe. Une source officielle a fait état d’une baisse marquée des tentatives d’introduction au Liban, via l’aéroport, de sacs contenant de l’argent liquide et de l’or, ainsi que de la contrebande de pilules de Captagon et de haschisch, activités que la source a décrites comme figurant parmi les opérations illicites les plus importantes liées au trafic transfrontalier.

La source a également souligné l’importance de la décision du gouvernement d’interdire aux avions iraniens d’atterrir à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth, affirmant que cela avait renforcé la pression sur les canaux d’approvisionnement du Hezbollah en fermant l’une des voies qui aurait été utilisée pour acheminer des liquidités et d’autres formes de soutien matériel au groupe.

Des responsables ont également qualifié la chute du régime de Bachar al-Assad de tournant le plus important — et de coup le plus dur — auquel le Hezbollah ait été confronté depuis sa création. La Syrie n’offrant plus ce qu’ils ont décrit comme un environnement logistique sûr, le Hezbollah et l’Iran ont perdu l’un de leurs principaux couloirs pour acheminer des armes et des fonds au Liban.

Une source sécuritaire a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein des institutions chargées de superviser les ports et les postes-frontières était devenue « quasi inexistante » à la suite d’une série de mesures sécuritaires et administratives visant à reconstruire les systèmes de contrôle au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri et au poste-frontière de Masnaa.

Selon cette source, ces mesures ont notamment consisté à réaffecter de nombreux agents de sécurité et du personnel administratif soupçonnés d’avoir été sous l’influence du Hezbollah et qui auraient facilité le passage de marchandises de manière quasi quotidienne. Cette restructuration, a précisé la source, a comblé des failles qui constituaient depuis longtemps des points faibles au sein des agences chargées de surveiller ces installations.

La source a ajouté que les autorités ne se sont pas limitées à des remaniements administratifs. Elles ont également ouvert des enquêtes et engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de personnes soupçonnées d’avoir facilité le passage de marchandises, de sacs d’argent liquide et de bijoux pour le compte du Hezbollah au cours des derniers mois, dans le cadre d’une politique plus large visant à démanteler les réseaux d’influence du groupe au sein des institutions publiques.


Iran: les Gardiens de la Révolution stoppent six navires dans le détroit d'Ormuz

La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
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  • "La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour"
  • Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions

TEHERAN: La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat.

"La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour", a indiqué un correspondant de la télévision d'Etat depuis le Golfe.

Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions.

Samedi, les Gardiens, armée idéologique iranienne, avaient annoncé avoir stoppé quatre navires qui tentaient de traverser la partie sud du détroit après avoir tiré des coups de semonce.

Les forces armées iraniennes ont à plusieurs reprises empêché des navires de franchir ce passage maritime stratégique en effectuant ces tirs.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.