Dima Kaakeh: La Syrie au cœur

Dima Kaakeh continue de propager son savoir et son amour de la Syrie par le biais de la poésie parlée en français, en arabe et en anglais. (Photo fournie).
Dima Kaakeh continue de propager son savoir et son amour de la Syrie par le biais de la poésie parlée en français, en arabe et en anglais. (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 28 avril 2021

Dima Kaakeh: La Syrie au cœur

  • Dima Kaakeh continue de propager son savoir et son amour de la Syrie par le biais de la poésie parlée en français, en arabe et en anglais
  • «La Syrie, avec son histoire millénaire, qui a vu se croiser de grandes civilisations, était un pays inconnu pour les gens que je côtoyais en France. Je ne pouvais pas rester silencieuse», raconte Dima Kaakeh

PARIS: Fraîchement diplômée de l’Institut français de presse (IFP) de l’université Panthéon-Assas, Dima Kaakeh continue de propager son savoir, ainsi que son amour de la Syrie par le biais de la poésie parlée en français, en arabe et en anglais. Dans la langue de Molière, on peut y déceler un accent chaleureux, celui de la ville de Montpellier qui l’a vue naître. Quand elle s’exprime en arabe, on reconnaît instantanément le dialecte «chantant» de la ville d’Alep, où elle a passé une partie de son enfance.

 

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Dima Kaakeh a commencé à publier des poèmes écrits, mais aussi parlés. (Photo fournie).

 

Son talent a été reconnu par l’Institut du monde arabe (IMA) lors des Nuits de la poésie en novembre dernier. Elle y a récité ses poèmes qui reflètent son infinie affection pour Alep. La mise en avant de la richesse de la culture syrienne est son souhait le plus cher. Arab News en français s’est entretenu avec Dima Kaakeh afin de mettre en lumière sa démarche intellectuelle.

Une démarche culturelle assumée

En 2011, la Syrie sombre dans une guerre qui hélas s’éternise. C’est l’élément déclencheur de la démarche intellectuelle de Dima Kaakeh. «Je sentais que j’avais besoin d’écrire. Je le ressens encore aujourd’hui. Je trouvais que l’on parlait de la guerre, mais pas des gens qui la subissaient. La Syrie, avec son histoire millénaire qui a vu se croiser de grandes civilisations, était un pays inconnu pour les gens que je côtoyais en France. Je ne pouvais pas rester silencieuse», raconte-t-elle.

C’est ainsi que Dima Kaakeh a commencé à publier des poèmes écrits, mais aussi parlés. Toute la beauté de sa démarche réside dans l’utilisation des trois langues notamment sur son profil Instagram WomanOfTheOrient. «La langue française est très belle, notamment en ce qui concerne la prononciation, qui permet de ressentir les choses différemment. J’utilise l’anglais car c’est la langue la plus courante sur les réseaux sociaux. Quand j’écris en arabe, je  préfère le faire directement plutôt que traduire.»

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Ferrailleur. (Photo fournie).

Sa démarche est culturelle. C’est une ode à la culture de la Syrie, à sa gastronomie, et à la vie quotidienne des habitants. Dima Kaakeh a souhaité dès le départ ne pas mélanger culture et politique. «Je ne politise pas mes textes. La politisation ne permettrait pas à tout le monde de se sentir concerné par mes textes. Les Syriens, et ce, quel que soit leur bord politique, ne veulent pas voir leur pays réduit à l’image de guerre», explique-t-elle.

Cette approche a influencé progressivement son projet professionnel. «J’ai commencé à faire des études en droit, puis j’ai basculé dans la communication et le journalisme. Puis j’ai voulu être journaliste en partie pour pouvoir écrire sur la culture de la Syrie, qui est un pan complètement oublié. La Syrie est et reste pourtant un vivier culturel énorme.»

Une ode à l’amour à Alep

La démarche de Dima Kaakeh, si elle est culturelle, reste avant tout personnelle. Sa poésie parlée reflète cet amour de la culture syrienne et particulièrement celui de la ville d’Alep. La jeune diplômée y est retournée en 2018 après plus de sept ans d’absence. Dans les derniers vers de son poème La lueur dans mes yeux, Dima Kaakeh exprime toute son sentiment d’appartenance à cette ville: «Un jour, j'arrivais à Alep. Je reconnaissais ma ville. Et la lueur dans mes yeux lorsqu’elle se reflète est toujours celle d’Alep.»

 

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La citadelle d'Alep. (Photo fournie).

 

 

Dans le poème À mon retour, elle raconte aussi les difficultés du retour: «Je me suis sentie paralysée quand je suis rentrée. C’était comme si les choses, telles qu’elles étaient, avaient été dérobées de mes souvenirs. Et je devais apprendre à aimer, à nouveau, différemment». Dans ce poème, on est frappé par les détails de ses souvenirs:

«Je me suis installée sur le balcon de mes grands-parents. C’est là que je retrouvais le plus de sérénité, là que tous mes souvenirs s’éternisaient. Et, lorsque l’appel à la prière a retenti, une larme s’est posée sur le carnet auquel je m’agrippais.

J’étais chez moi,

mais c’était diffèrent,

mais j’y appartenais toujours.

Et les cloches de l’Église ont commencé à carillonner.»

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"Alep vu de chez mes grands-parents". Photo fournie.

La gastronomie originaire d’Alep prend une place très particulière au sein de son œuvre. «Ce sentiment d’appartenance à Alep s’explique principalement par la culture, et notamment la culture culinaire. Alep est connu pour ses plats légendaires comme le kebbé, et ce, dans ses nombreuses variantes.

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Kebbeh. (Photo fournie).

Pendant les fêtes de l’Aïd mais aussi à Pâques, les habitants d’Alep sont connus pour manger des maamouls. On consomme aussi une brioche épicée appelée maarouk. La région est connue pour les cerises washma, avec lesquelles les Alépins préparent du lahme bkaraz. Ce sont des références culturelles communes et gravées dans chacun de nous. À Montpellier, il y a aussi des références culturelles auxquelles je suis attachée, mais c’est différent car il n’y a pas la guerre et on ne parle pas de nos souvenirs de la même manière», explique-t-elle.

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Karabij et maamoul. (Photo fournie).

 

Les souvenirs continuent donc de bercer Dima Kaakeh. Son prochain projet est d’écrire un livre sur ses différents séjours en Syrie. 

 


La police brésilienne récupère des œuvres de Matisse dérobées en 2025 à Sao Paulo

Le 13 août 2026, la police de São Paulo a annoncé avoir retrouvé huit œuvres du peintre français Henri Matisse, volées en décembre 2025 à São Paulo, au Brésil. (AFP)
Le 13 août 2026, la police de São Paulo a annoncé avoir retrouvé huit œuvres du peintre français Henri Matisse, volées en décembre 2025 à São Paulo, au Brésil. (AFP)
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  • La police brésilienne a retrouvé 8 des 13 œuvres volées à la bibliothèque Mário de Andrade à São Paulo en décembre 2025, dont huit compositions de Matisse issues de « Jazz »
  • Trois suspects sont détenus, dont un homme retrouvé avec les œuvres et une arme. Les cinq œuvres de Candido Portinari restent introuvables

SAO PAULO : Du jaune, bleu, vert, violet... et un revolver: la police brésilienne a annoncé jeudi avoir récupéré les huit œuvres du peintre français Henri Matisse dérobées en décembre 2025 dans une bibliothèque de São Paulo.

Des images diffusées par la police montrent ces oeuvres aux couleurs très vives tirées de l'album "Jazz" de 1947, disposées sur un lit, à côté d'une arme à feu.

Ces compositions estimées à 200.000 dollars (plus de 173.000 euros), se trouvaient en possession d'un homme armé "qui les gardait pour le commanditaire du crime", a indiqué la police de l'Etat de São Paulo dans un communiqué envoyé à l'AFP.

La même source a précisé avoir récupéré dans une habitation du centre de São Bernardo do Campo, près de São Paulo, huit des 13 oeuvres volées début décembre dans une bibliothèque de la capitale brésilienne.

L'homme sur place a été arrêté et devra répondre des chefs d'accusation de recel et de détention illégale d'armes, a indiqué la police.

Le commanditaire, lui, avait déjà été arrêté en avril par les autorités de Rio de Janeiro, d'après la police de São Paulo, alors qu'il tentait de soudoyer le gardien d'un lieu public dans le but d'entreprendre un autre vol d'œuvres d'art.

Une femme, faisant l'objet d'une enquête pour ce vol, est également détenue.

- Trois arrestations -

"Le groupe agissait de manière structurée, avec une planification préalable et une répartition des tâches pour le vol, la réception et l'introduction sur le marché noir de ce patrimoine culturel", a expliqué la police.

Le livre d'illustrations "Jazz" de Henri Matisse (1869-1954) a été publié en France en 1947. Il en existe 250 exemplaires signés, selon la maison d'enchères Christie's.

Le 7 décembre, deux hommes armés ont fait irruption dans la bibliothèque Mário de Andrade, au cœur de São Paulo, et dérobé plusieurs oeuvres qui y étaient exposées, après avoir maîtrisé une gardienne et un couple de personnes âgées.

Cinq oeuvres du peintre moderniste brésilien Candido Portinari (1903-1962) ont été volées en même temps que celles de Matisse, mais celles-ci n'ont pas été retrouvées. La police pense qu'elles ont peut-être déjà été vendues.

L'un de ces suspects avait été arrêté le lendemain du vol grâce au système de reconnaissance faciale de la ville.

En mai, dans le cadre de cette enquête, la police a également mené plusieurs opérations dans des "établissements liés au marché des ventes aux enchères et au commerce d'œuvres d'art" dans les municipalités de São Paulo, Rio de Janeiro, São Bernardo do Campo et Diadema.


Rentrée littéraire: cinq livres hors des sentiers battus

Photo d'illustration rentrée littéraire 2026. (AFP)
Photo d'illustration rentrée littéraire 2026. (AFP)
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  • Les écrivains ont parfois des idées curieuses qui permettent aux lecteurs de découvrir un monde méconnu
  • Comme en témoignent cinq livres de la rentrée littéraire consacrés à des thèmes peu traités, comme les boîtes à livres, les câbles sous-marins ou le latex

PARIS: Les écrivains ont parfois des idées curieuses qui permettent aux lecteurs de découvrir un monde méconnu. Comme en témoignent cinq livres de la rentrée littéraire consacrés à des thèmes peu traités, comme les boîtes à livres, les câbles sous-marins ou le latex.

Boîtes à livres

C'est l'histoire d'une femme de 56 ans qui, après un douloureux divorce, déménage à la campagne en emportant toute sa bibliothèque. Mais, sur la route, elle décide de la disperser dans les boîtes à livres qu'elle découvre jour après jour. Une façon de "tourner la page".

"En déposant les livres, j'ai ressenti une forme de joie très particulière, couplée avec une pointe d'excitation, voire un léger sentiment de transgression", témoigne l'héroïne du roman "La peau neuve" (Séguier).

L'auteur, Jean-Pierre Montal, s'amuse à décrire ces boîtes à livres qui se sont multipliées ces dernières années dans la France entière, jusqu'au "plus minuscule lieu-dit".

Huis clos

Une galerie à Naples, 72 objets sur une table, une artiste immobile et un public enfermé laissé à ses pulsions pendant six heures: le décor est planté pour une performance artistique inédite.

Dans "Heures sauvages", Marie Petitcuénot fait revivre "Rhythm 0", "l’œuvre d'art" de la Serbe Marina Abramovic en 1974.

Dans un style nerveux, la romancière raconte comment "la barbarie primitive" se libère parmi les participants, qui se métamorphosent en assassins de l'artiste "simplement parce qu'ils le peuvent".

Lignes et câbles

L'écrivain et journaliste Philippe Vasset a trouvé une façon originale de traverser la France: suivre les pylônes des lignes à haute tension, une expérience de plusieurs mois relatée dans "Dans les grandes lignes" (Flammarion).

"On a rarement l'occasion d'observer ces grands poteaux de près: le plus souvent, ils restent lointains, plantés au milieu des champs que traversent des routes d'où on les envisage sans les voir", témoigne l'auteur.

A l'opposé, dans "Ce qui nous frôle sous la surface" (Belfond), le romancier irlandais Colum McCann plonge le lecteur en apnée au fond de l'Atlantique pour mener l'enquête sur une rupture des câbles de fournisseurs d'internet enfouis en pleine mer.

Latex

Une fois son travail terminé, il arrive à Samuel Dock, psychologue clinicien, de "revêtir une combinaison de latex, un masque en silicone et d'aller à la recherche du plaisir", notamment sexuel.

"Je suis fétichiste", annonce l'auteur de "Latex" (Grasset), en racontant, de manière "la plus authentique et franche possible", 20 ans au sein d'une communauté qui a "ses rites, ses lieux, son esthétisme".

Il reconnait avoir eu besoin de "courage" pour écrire ce livre, qui était "nécessaire" pour emmener les lecteurs "sur des territoires qu'on n'explore jamais, même s'ils concernent des millions de personnes".


Cristiano Ronaldo et Georgina Rodriguez se marient après dix ans de relation

La star d’Al-Nassr Cristiano Ronaldo et sa compagne de longue date Georgina Rodriguez se sont rencontrés à Madrid en 2016, alors qu’elle travaillait dans une boutique Gucci, avant d’officialiser leur relation l’année suivante. (Instagram : @georginagio)
La star d’Al-Nassr Cristiano Ronaldo et sa compagne de longue date Georgina Rodriguez se sont rencontrés à Madrid en 2016, alors qu’elle travaillait dans une boutique Gucci, avant d’officialiser leur relation l’année suivante. (Instagram : @georginagio)
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  • Ronaldo a annoncé la nouvelle sur Instagram avec une photo des alliances du couple, accompagnée de la légende : « C❤️G. »
  • La star du football portugais et Rodriguez se sont mariés lors d’une cérémonie civile privée à Cascais

DUBAÏ : La star d’Al-Nassr Cristiano Ronaldo et sa compagne de longue date Georgina Rodriguez se sont mariés après dix ans de vie commune, lors d’une cérémonie intime au Portugal mardi.

Ronaldo a annoncé la nouvelle sur Instagram avec une photo des alliances du couple, accompagnée de la légende : « C❤️G. »

Le footballeur portugais et Rodriguez se sont mariés lors d’une cérémonie civile privée à Cascais, au Portugal, en présence de leurs cinq enfants, rapporte le Daily Mail.

Un représentant de Ronaldo a confirmé le mariage au journal, déclarant que le couple était « désormais officiellement mari et femme ».

Le mariage intervient un an après que Rodriguez a annoncé leurs fiançailles en publiant sur Instagram une photo d’une imposante bague ornée d’un diamant ovale.

« Oui, je le veux. Dans cette vie et dans toutes mes vies », avait-elle écrit à l’époque.

Des experts avaient ensuite estimé que la bague de fiançailles pouvait valoir environ 1,5 million de livres sterling (2 millions de dollars), selon le Daily Mail.

Ronaldo et Rodriguez se sont rencontrés à Madrid en 2016, alors qu’elle travaillait dans une boutique Gucci, avant de rendre leur relation publique l’année suivante.

Le couple a deux filles, Alana Martina et Bella Esmeralda. Rodriguez a également contribué à élever les trois autres enfants de Ronaldo, Cristiano Jr. et les jumeaux Eva et Mateo.

En 2022, le couple avait annoncé que l’un des jumeaux attendus par Rodriguez, leur fils Angel, était décédé lors de l’accouchement, tandis que sa sœur jumelle Bella avait survécu.

Leur relation a suscité une grande attention médiatique au fil des années, notamment depuis l’arrivée de Ronaldo en Arabie saoudite pour rejoindre le club d’Al-Nassr, basé à Riyad, en 2023.

Rodriguez partage régulièrement avec ses millions d’abonnés sur les réseaux sociaux des moments de la vie de leur famille en Arabie saoudite et à l’étranger. Sa vie aux côtés de Ronaldo est également au cœur de sa série de téléréalité Netflix « I Am Georgina ».

Les rumeurs de mariage avaient commencé à circuler bien avant leurs fiançailles. En 2024, Ronaldo avait notamment alimenté les spéculations en qualifiant Rodriguez de « ma femme » alors qu’il évoquait leur routine d’entraînement à domicile. À l’époque, son représentant avait toutefois refusé de confirmer un éventuel mariage. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com