La Syrie finalise la liste de ses candidats à la présidentielle

Une affiche représentant le président syrien Bachar al-Assad et son père et prédécesseur Hafez al-Assad dans la vieille ville de Damas, le 21 avril 2021 (Photo, AFP)
Une affiche représentant le président syrien Bachar al-Assad et son père et prédécesseur Hafez al-Assad dans la vieille ville de Damas, le 21 avril 2021 (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 28 avril 2021

La Syrie finalise la liste de ses candidats à la présidentielle

  • Selon l'agence officielle Sana, 51 personnes dont sept femmes --une première-- ont déposé leur candidature avant l'échéance de mercredi matin
  • Ce scrutin sera le deuxième organisé depuis le début en 2011 d'un conflit dévastateur qui a fait plus de 388 000 morts

DAMAS: Les parlementaires syriens ont fini de voter mercredi pour leur candidat favori en vue de l'élection présidentielle prévue le 26 mai, un scrutin qui semble acquis d'avance au président Bachar al-Assad, au pouvoir depuis deux décennies déjà. 

Selon l'agence officielle Sana, 51 personnes dont sept femmes - une première - ont déposé leur candidature avant l'échéance de mercredi. 

Pour prétendre à la magistrature suprême, les postulants doivent toutefois recueillir le soutien de 35 députés sur les 250 que compte le Parlement -- presque tous acquis au parti Baas de M. Assad --, avant mercredi soir, selon le secrétaire général du Parlement, Salloum al-Salloum, cité par le quotidien pro-Damas Al-Watan. 

« Le processus en vertu duquel les parlementaires approuvent les candidats à l'élection présidentielle s'est achevé », a indiqué Sana en fin d'après-midi.  

Aucune date n'a été annoncée pour la publication de la liste finale des candidats à l'élection considérée par beaucoup comme un simulacre de démocratie. 

Damas a invité des parlementaires de pays alliés tels que la Russie, l'Iran, la Chine, le Venezuela et Cuba à « observer le processus électoral ». 

Ce scrutin sera le deuxième organisé depuis le début en 2011 d'un conflit dévastateur qui a fait plus de 388 000 morts et déplacé plus de la moitié de la population syrienne. 

A l'exception de M. Assad, qui devrait sans surprise briguer un 4e mandat, les candidats sont majoritairement inconnus. 

La loi électorale impose aux candidats d'avoir vécu en Syrie pendant une période de 10 ans « de manière continue » lors du dépôt de candidature, empêchant de facto les personnalités exilées de l'opposition de se présenter. 

En 2014, Bachar al-Assad avait remporté l'élection avec plus de 88% des voix. Seuls deux concurrents étaient en lice. 

L'actuel président avait accédé au pouvoir en 2000 par référendum, après la mort de son père, Hafez al-Assad, lui-même à la tête de la Syrie trois décennies durant. 

La présidentielle du 26 mai intervient dans un contexte d'effondrement économique, marqué par une dégringolade de la monnaie nationale face au dollar et une explosion de l'inflation.

ONU: l'Occident rejette à l'avance le résultat de la présidentielle

« La France ne reconnaîtra aucune validité aux élections prévues par le régime fin mai », a asséné l'ambassadeur français à l'ONU, Nicolas de Rivière, lors d'une session mensuelle du Conseil de sécurité sur la Syrie. Sans inclure la diaspora, elles « se tiendront sous le seul contrôle du régime, sans supervision internationale » comme le prévoyait la résolution 2254 (adoptée en 2015 à l'unanimité), a-t-il ajouté.

Son homologue américaine, Linda Thomas-Greenfield, a affiché une ligne semblable. « L'échec à adopter une nouvelle Constitution est la preuve que la soi-disant élection du 26 mai sera une imposture », a-t-elle dit.

« Des élections en l'absence d'un environnement sûr et neutre, dans un climat de peur permanente, lorsque des millions de Syriens dépendent de l'aide humanitaire (...) ne confèrent pas de légitimité politique, mais manifestent plutôt un mépris pour le peuple syrien », a estimé la diplomate Sonia Farrey au nom du Royaume-Uni.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.