L'ONU sommée d’ouvrir une enquête sur le massacre de 1988 en Iran

Les exécutions de milliers de prisonniers politiques iraniens en 1988 ont été commémorées par des membres de l’Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI) en France, en 2019. (Photo, AFP/Archives)
Les exécutions de milliers de prisonniers politiques iraniens en 1988 ont été commémorées par des membres de l’Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI) en France, en 2019. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Jeudi 06 mai 2021

L'ONU sommée d’ouvrir une enquête sur le massacre de 1988 en Iran

  • En 1988, le guide suprême iranien de l’époque, Rouhollah Khomeini, a ordonné l’exécution de tous les prisonniers politiques liés aux Moudjahidine du peuple
  • «Le système judiciaire iranien est dirigé par les auteurs du massacre de 1988», affirme un ancien responsable des droits de l’homme de l’ONU en Irak

LONDRES: Plus de 150 anciens fonctionnaires de l'ONU et des experts des droits de l'homme ont demandé à l'ONU de mener une enquête sur le massacre de 1988 des prisonniers politiques en Iran.

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a reçu la lettre selon laquelle les exécutions extrajudiciaires « pourraient constituer des crimes contre l'humanité».

Les massacres, qui ont duré plus de cinq mois, demeurent largement ignorés alors que de nombreux proches de personnes disparues pendant le massacre exigeant toujours des informations sur leur mort.

En 1988, le guide suprême iranien de l’époque, Rouhollah Khomeini, a ordonné l’exécution de tous les prisonniers politiques liés aux Moudjahidine du peuple (MEK). Dans une deuxième vague peu de temps après, d'autres opposants au régime ont également été tués.

Parmi les signataires de la lettre ouverte figurent l'ancienne Haut-Commissaire des Nations Unies et la présidente irlandaise Mary Robinson, 28 anciens rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les droits de l'homme et les présidents des précédentes commissions d'enquête des Nations Unies sur les violations des droits de l'homme en Érythrée et en Corée du Nord.

En plus de ces signataires figurent aussi l'ancien procureur en chef des Tribunaux pénaux internationaux des Nations Unies pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda, l’ancien procureur du Tribunal spécial pour le Liban et le premier président du Tribunal spécial des Nations Unies pour la Sierra Leone.

L'ancien archevêque de Canterbury Rowan Williams, l'ancien premier ministre canadien Kim Campbell et le lauréat du prix Nobel de la paix de 1996, Jose Ramos-Horta, ont également signé la lettre, qui affirme que les familles des victimes sont «l'objet de menaces persistantes, d’harcèlement, d'intimidation et d'attaques en raison de leurs tentatives de recherche d'informations sur le sort et l’emplacement de leurs proches ainsi que de leurs revendications de justice».

L’association de la Justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran (JVMI) a aussi signé, avec 23 autres grandes ONG internationales.

«Le système judiciaire iranien est dirigé par les auteurs du massacre de 1988. Si nous avons été conscients de la culture d'impunité au sein du gouvernement et de la justice iranienne, cette réalité a été mise en évidence par le meurtre de sang-froid de quelque 1500 Iraniens par les autorités au cours des manifestations antigouvernementales de 2019», affirme à Arab News, Tahar Boumedra, ancien responsable des droits de l’homme de l’ONU en Irak et membre du conseil des conseillers de JVMI.

«Compte tenu du potentiel d'un autre soulèvement de la société iranienne, nous craignons fortement le risque d'une nouvelle répression», dit-il.

«Le massacre de 1988 restera à jamais un crime contre l'humanité. Les familles des victimes continuent de recevoir de lourdes peines simplement pour avoir demandé aux autorités où ont été enterrés leurs proches», ajoute Boumedra.

«Sept rapporteurs spéciaux de l'ONU ont appelé les autorités iraniennes de justifier le massacre de septembre dernier. Puisque les autorités iraniennes s’abstiennent toujours de répondre, il est temps que l’ONU mène sa propre enquête sur ces exécutions de masse».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.