Jérusalem: des blessés lors d'une manifestation

Les forces de sécurité israéliennes disperse des manifestants lors d'une manifestation au quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est occupée / AFP
Les forces de sécurité israéliennes disperse des manifestants lors d'une manifestation au quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est occupée / AFP
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Publié le Jeudi 06 mai 2021

Jérusalem: des blessés lors d'une manifestation

  • Selon les services de secours palestiniens, 22 manifestants ont été blessés mercredi soir lors de heurts avec la police israélienne
  • La Cour suprême a appelé dimanche les familles palestiniennes et les colons à trouver un accord pour éviter l'expulsion et à lui soumettre cet accord jeudI

JERUSALEM : Vingt-deux Palestiniens ont été blessés lors d'une nouvelle manifestation contre une possible éviction de familles palestiniennes de Jérusalem-Est au profit de colons israéliens, ont indiqué jeudi les services de secours à quelques heures d'une réunion de la Cour suprême d'Israël sur ce dossier.

Le verdict de la Cour suprême d'Israël est très attendu après des semaines de manifestations émaillées de heurts dans le quartier de Cheikh Jarrah, proche de la Vieille Ville, où trente Palestiniens pourraient devoir quitter leurs logements.

Selon les services de secours palestiniens, 22 manifestants ont été blessés mercredi soir lors de heurts avec la police israélienne dans ce quartier du secteur oriental de Jérusalem, occupé et annexé par Israël.

La police israélienne a fait état de cinq manifestants arrêtés "pour atteinte à l'ordre public et attaque contre des policiers".

La Cour suprême a appelé dimanche les familles palestiniennes et les colons à trouver un accord pour éviter l'expulsion et à lui soumettre cet accord jeudi.

Après la proposition ou non d'un accord, le tribunal doit se réunir, a expliqué Hosni Abou Hussein, l'un des avocats des familles palestiniennes, sans préciser quand le verdict serait rendu.

Les habitants palestiniens ont indiqué refuser un accord basé sur la reconnaissance des droits de propriété des colons israéliens.

Ceux-ci mettent en avant la loi israélienne selon laquelle si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à Jérusalem-Est avant la guerre de 1948, déclenchée après la création de l'Etat d'Israël, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur "droit de propriété". 

Une telle loi n'existe pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre. 

Cette affaire s'inscrit, selon les Palestiniens, dans une campagne plus large visant selon eux à les chasser de Jérusalem-Est, où vivent aujourd'hui plus de 210.000 colons israéliens et plus de 300.000 Palestiniens. 

Les colonies israéliennes, en Cisjordanie occupée comme à Jérusalem-Est, sont jugées illégales par le droit international.

Israël a proclamé l'ensemble de Jérusalem sa capitale "éternelle et indivisible", tandis que les Palestiniens ambitionnent de faire du secteur oriental de la ville, occupé et annexé après juin 1967, la capitale de leur futur Etat.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com