USA: les policiers impliqués dans la mort de George Floyd face à de nouvelles inculpations

Le 20 avril, le policier blanc Derek Chauvin a été reconnu coupable du meurtre de George Floyd à l'issue d'un procès organisé par l'Etat du Minnesota. (Photo, AFP)
Le 20 avril, le policier blanc Derek Chauvin a été reconnu coupable du meurtre de George Floyd à l'issue d'un procès organisé par l'Etat du Minnesota. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Samedi 08 mai 2021

USA: les policiers impliqués dans la mort de George Floyd face à de nouvelles inculpations

  • Selon l'acte d'accusation fédéral révélé vendredi, Derek Chauvin est accusé d'avoir utilisé «une force déraisonnable pour un policier»
  • Les trois hommes sont aussi accusés de ne pas avoir porté les secours nécessaires au quadragénaire malgré ses supplications et celles de passants affolés

MINNEAPOLIS: La justice fédérale a révélé vendredi avoir inculpé les quatre policiers impliqués dans la mort de George Floyd pour «violation des droits constitutionnels» de cet Afro-Américain, des poursuites parallèles à la procédure en cours devant la justice locale.

Le 20 avril, le policier blanc Derek Chauvin a été reconnu coupable du meurtre du quadragénaire noir à l'issue d'un procès organisé par l'Etat du Minnesota, dans le nord des Etats-Unis. Il a été incarcéré et sa peine sera prononcée le 25 juin. 

Ses trois anciens collègues doivent être jugés pour complicité de meurtre en août dans le même cadre.

Les quatre hommes risquent désormais également un procès devant la justice fédérale et, potentiellement, une nouvelle peine. 

Ces «doubles» poursuites sont autorisées aux Etats-Unis, mais relativement rares, et reflètent l'importance de ce dossier au cœur de manifestations géantes, cet été, contre le racisme et les violences policières.

Le 25 mai 2020, à Minneapolis, ces policiers avaient voulu interpeller George Floyd soupçonné d'avoir écoulé un faux billet de 20 dollars. Pour le maîtriser, ils l'avaient plaqué au sol et Derek Chauvin était resté agenouillé sur son cou pendant près de dix minutes, même une fois celui-ci évanoui et son pouls devenu indétectable.

Selon l'acte d'accusation fédéral révélé vendredi, Derek Chauvin est accusé d'avoir utilisé «une force déraisonnable pour un policier», qui a entraîné des blessures puis la mort de M. Floyd. Ses anciens collègues Tou Thao et Alexander Kueng se voient eux reprocher de ne pas être intervenus pour l'en empêcher.

Les trois hommes, ainsi que le dernier policier impliqué dans le drame, Thomas Lane, sont aussi accusés de ne pas avoir porté les secours nécessaires au quadragénaire malgré ses supplications et celles de passants affolés.

Dans un acte d'accusation distinct, Derek Chauvin, 45 ans dont 19 au sein des forces de l'ordre de Minneapolis, est inculpé pour l'interpellation violente d'un adolescent de 14 ans en septembre 2017. 

«Sans justification légale, il a pris l'adolescent par la gorge et l'a frappé à plusieurs reprises à la tête avec une torche», puis «il a maintenu son genou sur le cou et le haut du dos de l'adolescent allongé à plat ventre, menotté et n'offrant pas de résistance», selon le document.

Ce précédent, ainsi que d'autres arrestations menées par Derek Chauvin avec une pression sur le cou de suspect «au-delà du raisonnable», avait été cité dans la procédure par les procureurs locaux, qui y voyaient la preuve d'un «mode opératoire». Mais ils n'avaient pas eu le droit de les présenter au procès du meurtre de George Floyd.

La famille de ce dernier s'est félicitée de l'ouverture de poursuites fédérales contre les agents. «La Constitution est censée protéger la vie, la liberté et la justice et c'est en train de se réaliser pour George Floyd», après des siècles «sans justice pour les Américains noirs», a commenté son avocat, Ben Crump, dans un communiqué.

De même, le procureur général de l'Etat du Minnesota, le démocrate Keith Ellison a jugé «entièrement approprié» l'acte d'accusation fédéral. 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.