Émirats/Israël : cinq domaines potentiels de coopération bilatérale

Le document officiel de l’accord de normalisation entre les EAU et Israël (Doug Mills-Pool/Getty Images/AFP)
Le document officiel de l’accord de normalisation entre les EAU et Israël (Doug Mills-Pool/Getty Images/AFP)
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Publié le Lundi 24 août 2020

Émirats/Israël : cinq domaines potentiels de coopération bilatérale

  • La coopération sur une question aussi urgente que la recherche sur la Covid-19 peut rendre la normalisation "populaire" dans les deux pays
  • Il y a des opportunités dans les technologies médicales et agricoles et des possibilités de coordination dans les startups et la politique d'innovation

DUBAÏ : En décidant le 13 août de normaliser ses relations avec Israël, les Émirats arabes unis ont ouvert la voie à une étroite coopération avec l'État hébreu.

Riche en pétrole et avec l'économie la plus diversifiée des pays arabes du Golfe, les Émirats sont tournés vers l'innovation, tout comme Israël.

Voici cinq domaines possibles de coopération bilatérale :

Recherches dans le domaine de la santé

Avant même l'annonce de la normalisation des relations, des compagnies israéliennes de premier plan ont annoncé un accord avec les Émirats arabes unis dans la recherche pour contenir la pandémie de Covid-19.

Israël Aerospace Industries (IAI) et Rafael Advanced Defense Systems, deux entreprises publiques israéliennes, avaient signé le 3 juillet un protocole d'entente avec la firme de technologie privée Group 42, basée à Abou Dhabi, lors d’une cérémonie par vidéo-conférence.

L'accord prévoit une collaboration à la mise au point d'un test de dépistage non-invasif et "en quelques minutes" pour le nouveau coronavirus.

Le 16 août à Abou Dhabi, la société émiratie APEX National Investment a annoncé la signature d'un accord commercial avec l'israélien TeraGroup pour développer la recherche sur le nouveau coronavirus en vue de produire un test de dépistage rapide.

"Il semble que la priorité immédiate va à la coopération en matière de recherche pour combattre le Covid-19", a déclaré à l'AFP Kristian Ulrichsen, du Baker Institute de l'Université Rice aux États-Unis.

La coopération sur une question aussi urgente peut rendre la normalisation "populaire" dans les deux pays, a-t-il souligné.

Technologie et startup

Selon le ministère israélien de l'Économie, le secteur des technologies avancées assure plus de 40% des exportations d'Israël, pays qui se fait appeler "startup nation".

Les Émirats arabes unis accueillent pour leur part 35% des startups du Moyen-Orient et Dubaï est l'une des premières villes au monde à attirer ces entreprises.

La fédération des Émirats, qui investit dans des projets innovants comme le transport autonome, le projet de train à très grande vitesse (Hyperloop) ou encore les taxis volants et les drones, ambitionne de devenir un pôle technologique.

Techniques agronomiques

Pour la seule année 2016, Israël a exporté pour 9,1 milliards de dollars d'équipements agronomiques avancés, selon des chiffres du ministère israélien de l'Agriculture.

Les Émirats arabes unis se sont pour leur part engagés dans une sorte de "révolution agricole" au milieu de désert, pour réduire leur forte dépendance alimentaire.

Ce domaine est très demandeur de haute technologie pour trouver notamment des solutions au manque de ressources en eau et aux fortes chaleurs du milieu désertique.

Dessalement

Israël est un pays leader dans ce domaine avec des entreprises de renommée mondiale comme IDE Technologies, qui a construit 400 usines de dessalement dans 40 pays.

Les Émirats arabes unis recourent massivement à cette méthode pour répondre aux besoins grandissants en eau.

Selon des médias locaux, la fédération compte plus de 260 stations de dessalement.

"Il y a des opportunités dans les technologies médicales et agricoles et des possibilités de coordination dans les startups et la politique d'innovation", a relevé M. Ulrichsen.

Ces collaborations "pourraient plus tard faciliter l'élargissement du champ de coopération sur les plans politique et diplomatique", a-t-il ajouté.

Sécurité

Yossi Cohen, chef du Mossad, le service de renseignement israélien, a été le premier responsable israélien à se rendre à Abou Dhabi depuis l'annonce de la normalisation des relations.

La discussion, mercredi, avec le conseiller émirati à la sécurité nationale, cheikh Tahnoun ben Zayed, a porté sur la sécurité, selon les médias des Émirats.

Selon un rapport de l'ONG britannique Privacy International publié en 2016, Israël comptait à cette époque 27 sociétés spécialisées dans la sécurité et la surveillance, soit 3,3 pour un million d'habitants contre 0,4% pour les États-Unis et 1,6 le Royaume-Uni.

Les logiciels israéliens sont utilisés à large échelle en Amérique Latine, en Asie centrale et en Afrique.

Le logiciel espion Pegasus, développé par la société israélienne NSO Group, aurait servi à surveiller des opposants dans de nombreux pays, selon des défenseurs des droits humains.

Les Émirats comptent de nombreuses firmes spécialisées dans la sécurité et l'utilisation des caméras de surveillance y est très répandue.


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.