La Turquie veut ouvrir un nouveau chapitre avec l'UE, malgré les obstacles

Les chefs de l'Union européenne maintiennent la menace des sanctions, au cas où Ankara persisterait dans ses activités de prospection gazière et pétrolière dans les eaux revendiquées par la Grèce et Chypre. (Photo, Reuters/Fichier)
Les chefs de l'Union européenne maintiennent la menace des sanctions, au cas où Ankara persisterait dans ses activités de prospection gazière et pétrolière dans les eaux revendiquées par la Grèce et Chypre. (Photo, Reuters/Fichier)
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Publié le Lundi 10 mai 2021

La Turquie veut ouvrir un nouveau chapitre avec l'UE, malgré les obstacles

  • La Grèce, la France et Chypre, continuent d’interrompre les négociations d’adhésion avec la Turquie
  • Ankara souhaite mettre à jour l'accord sur les réfugiés de 2016

ANKARA: Depuis que la candidature de la Turquie à l’adhésion à l’Union européenne a été approuvée en 1999, les relations entre Bruxelles et Ankara sont tendues, une tension exacerbée par les activités controversées de cette dernière en Méditerranée orientale, ainsi que par les préoccupations au sujet de l’état de la démocratie turque actuellement.

Cependant, la Turquie souhaite à présent débuter une nouvelle ère avec l'UE, malgré l’accumulation de gaffes diplomatiques dernièrement, comme la crise de SofaGate. Ce jour-là, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, n’a pas été offerte de siège aux côtés du président Recep Tayyip Erdogan lors d’une visite très médiatisée à Ankara.

«La Turquie maintient la trajectoire de ses positions et ses efforts vers son objectif stratégique d'adhésion à l'UE, malgré la politique de deux poids, deux mesures, et malgré les obstacles qu’elle confronte», affirme Erdogan dans un communiqué publié le 9 mai, date célébrée à travers le bloc comme la Journée de l'Europe. «L’adhésion de la Turquie ouvrira la voie à l’essor d’une Europe plus performante aux niveaux régional et mondial, ce qui donne de l’espoir non seulement à ses citoyens, mais aussi aux habitants parmi ses voisins, ainsi qu’au monde entier», déclare-t-il.

Certains États membres de l’UE, particulièrement la Grèce, la France et Chypre, continuent d’interrompre les négociations d’adhésion avec la Turquie, et invoquent notamment l’érosion de la démocratie, les atteintes aux droits de l’homme et à l’État de droit au pays pour justifier leur position. Le non-respect des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme de la part d’Ankara suscite également la colère de Bruxelles.

Le Dr Ilke Toygur, membre CATS du groupe de réflexion allemand SWP Berlin, déclare qu’il est important de rester réaliste quant aux perspectives d’adhésion de la Turquie à l’UE.

«Après des mois de tensions en Méditerranée orientale, 2021 (voit) une tournure positive dans les relations Turquie-UE. Cet agenda positif est toutefois davantage lié à une coopération fructueuse plutôt qu’à un quelconque progrès dans les négociations d’adhésion de la Turquie», a-t-elle déclaré à Arab News.

Ankara souhaite mettre à jour l'accord sur les réfugiés de 2016, et qui contraint la Turquie à endiguer les marées de migrants qui tentent d’arriver en Europe à partir de ses côtes en échange d'une assistance financière. La Commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, s'est rendue vendredi en Turquie pour discuter de l’entente et du dossier de la libéralisation des visas.

L'UE s’était engagée à offrir 6 milliards d'euros (7,1 milliards de dollars) à la Turquie pour aider les réfugiés syriens, mais seuls 3,6 milliards d'euros ont été virés jusqu'à présent, un point de contention selon Ankara.

L’entente fait toutefois l’objet de critiques de la part de certains États membres de l'UE. Ceux-là affirment que la Turquie se sert des millions de réfugiés syriens comme levier contre Bruxelles, afin de lui réclamer davantage de fonds.

En février 2020, la Turquie a permis à des milliers de migrants, rassemblés à la frontière avec la Grèce, de se diriger vers l'Europe.

Les pourparlers au sujet de l’adhésion de la Turquie à l'UE ont commencé en 2015, mais le conflit chypriote non résolu a toujours constitué un obstacle au progrès. Les chefs de l'Union européenne maintiennent la menace des sanctions, au cas où Ankara persisterait dans ses activités de prospection gazière et pétrolière dans les eaux revendiquées par la Grèce et Chypre.

La candidature de la Turquie à l'UE devrait être officiellement suspendue si Ankara maintient sa «trajectoire autocratique», insistaient les législateurs de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen le 23 avril dernier. Ils estiment que la Turquie ne remplit plus les critères démocratiques nécessaires à sa candidature, et encore moins à son adhésion à part entière à l’Union.

Concrètement, la Turquie reste à la merci du commerce avec le bloc. Au cours des quatre premiers mois de 2021, les exportations vers les États membres de l'UE ont augmenté de 35%, pour atteindre 26,86 milliards de dollars. Ankara s'attend également à un élargissement de l'Union douanière UE-Turquie vers de nouveaux secteurs, tels que les services et le commerce agricole.

Toygur estime que l'UE souhaite certainement aborder les problèmes commerciaux actuels et ouvrir la voie à la modernisation de l'union douanière. Cependant le processus lui-même requiert un mandat officiel, et une grande dose de bonne volonté des deux côtés, pour régler les points de contention.

«Un haut niveau de dialogue dans les dossiers les plus anciens, tels que les transports, l'économie ou l'énergie, ainsi que les nouveaux dossiers (tels que) la santé mondiale ou le changement climatique, sont également à l’ordre du jour», dit-elle.

Le dernier sondage de German Marshall Fund, intitulée «La vision turque de l’Union européenne», révèle que la moitié des jeunes turcs ne pensent pas que l’UE ait l’intention de laisser leur pays rejoindre le bloc.

Malgré tout, l'opinion publique turque voit dans l'UE un partenaire privilégié par rapport aux questions internationales. Cette tendance semble plus forte chez les personnes âgées de 18 à 24 ans par rapport à la population générale. De plus, 68,8% des jeunes turcs affirment qu'ils comptent voter «oui» lors d’un potentiel referendum sur l'adhésion au bloc.

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les pays du Golfe «ne serviront plus de bouclier aux bases américaines», affirme le guide suprême iranien

Les bases américaines ne sont désormais plus protégées par les pays du Golfe, a estimé mardi le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'Etat. (AFP)
Les bases américaines ne sont désormais plus protégées par les pays du Golfe, a estimé mardi le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'Etat. (AFP)
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  • L'Iran avait fait état de progrès lundi tout en prévenant qu'un accord n'était pas imminent, les positions des deux parties restant éloignées
  • Dans le même temps, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé avoir frappé des sites de lancement de missiles dans le sud de l'Iran, portant un coup au processus diplomatique

TEHERAN: Les bases américaines ne sont désormais plus protégées par les pays du Golfe, a estimé mardi le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'Etat.

"Il est certain qu'il n'y aura pas de retour en arrière et que les nations et territoires de la région ne serviront plus de boucliers aux bases américaines", a déclaré Mojtaba Khamenei, qui n'est pas apparu en public depuis sa prise de fonction début mars.

"Les Etats-Unis, qui ne disposent plus d'aucun lieu sûr dans la région pour mener une agression et établir des bases militaires, s'éloignent chaque jour davantage de leur ancien statut", a-t-il ajouté dans ce message publié à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha.

Ces déclarations surviennent alors que l'Iran et les Etats-Unis tentent de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre qui a débuté le 28 février et s'est étendue à toute la région, avant l'entrée en vigueur d'un fragile cessez-le-feu le 8 avril.

L'Iran avait fait état de progrès lundi tout en prévenant qu'un accord n'était pas imminent, les positions des deux parties restant éloignées.

Dans le même temps, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé avoir frappé des sites de lancement de missiles dans le sud de l'Iran, portant un coup au processus diplomatique.

L'Iran n'a pas officiellement confirmé l'attaque américaine, mais les médias d'Etat ont rapporté des explosions dans la ville portuaire de Bandar Abbas, et annoncé qu'une enquête était en cours pour en déterminer l'origine.

Et mardi, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir abattu un drone américain et tiré sur d'autres aéronefs tentant de pénétrer dans l'espace aérien du pays, sans préciser la date de ces incidents.

Dans un communiqué, ils ont mis en garde "contre toute violation du cessez-le-feu par l'armée américaine", affirmant disposer d'un "droit légitime et certain à riposter".

Mojtaba Khamenei, 56 ans, a succédé à son père Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes américano-israéliennes le 28 février, ce qui a déclenché des représailles de Téhéran dans toute la région.


Les pèlerins se rassemblent à Arafat pour le point culminant spirituel du Hajj

Plus de 1,6 million de pèlerins se sont rassemblés mardi dans la plaine d'Arafat pour l'étape la plus sacrée et la plus déterminante sur le plan spirituel du pèlerinage du Hajj, dans des scènes de dévotion et de prière intenses rapportées par l'Agence de presse saoudienne. (AFP)
Plus de 1,6 million de pèlerins se sont rassemblés mardi dans la plaine d'Arafat pour l'étape la plus sacrée et la plus déterminante sur le plan spirituel du pèlerinage du Hajj, dans des scènes de dévotion et de prière intenses rapportées par l'Agence de presse saoudienne. (AFP)
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  • Les pèlerins consacrent le jour d'Arafat à la prière, au repentir et à la supplication
  • Le jour d'Arafat marque l'apogée émotionnelle et spirituelle des rites du Hajj

ARAFAT: Plus de 1,6 million de pèlerins se sont rassemblés mardi dans la plaine d'Arafat pour l'étape la plus sacrée et la plus déterminante sur le plan spirituel du pèlerinage du Hajj, dans des scènes de dévotion et de prière intenses rapportées par l'Agence de presse saoudienne.

Dès l'aube du neuvième jour de Dhul-Hijjah, les pèlerins ont afflué à Arafat, où ils passeront la journée à adorer, réciter le Coran, se souvenir de Dieu et prier, en restant dans les limites désignées du site sacré jusqu'au coucher du soleil.

Largement considéré dans la tradition islamique comme l'apogée et le cœur du Hajj, le repos à Arafat - connu sous le nom de Wuquf Arafah - est considéré comme le rite central du pèlerinage. Le prophète Mahomet a dit : "Le Hajj est Arafah", soulignant la nature essentielle du rassemblement.

Les érudits islamiques décrivent ce jour comme l'un des plus sacrés du calendrier islamique et comme un moment associé à la miséricorde, au pardon et au renouveau spirituel. Il coïncide également avec le pèlerinage d'adieu du prophète Mahomet en l'an 632, au cours duquel il a prononcé son dernier sermon sur le mont Arafat, énonçant les principes de justice, d'égalité et de sacralité de la vie et de la propriété.

À midi, le sermon d'Arafat sera prononcé à l'intention des pèlerins, offrant des conseils religieux et rappelant les vertus de la journée. Les pèlerins accompliront ensuite les prières de Dhuhr et d'Asr, combinées et raccourcies conformément à la Sunnah du prophète Mahomet.

Tout au long de la journée, les fidèles lèvent les mains pour prier, récitent le Talbiyah et le Takbeer, et demandent le pardon dans une atmosphère marquée par l'humilité et la réflexion.

Arafat, situé à une vingtaine de kilomètres au sud-est de La Mecque, est une plaine ouverte dominée par le Jabal Al-Rahmah, ou mont de la Miséricorde, où de nombreux pèlerins se rassemblent pour prier et se recueillir. Selon la tradition islamique, le site est lié à la réunion d'Adam et d'Ève et reste profondément symbolique pour les musulmans du monde entier.

Le mouvement vers Arafat a suivi la journée de Tarwiyah à Mina, où les pèlerins ont passé le lundi à se préparer spirituellement et physiquement à la phase la plus exigeante du Hajj.

Les autorités saoudiennes ont déployé de vastes plans opérationnels pour faciliter le déplacement et la sécurité des pèlerins, avec l'aide de systèmes de contrôle des foules, de services médicaux, de réseaux de transport et d'unités d'intervention d'urgence sur les lieux saints.

Les autorités sanitaires sont restées en état d'alerte alors que les températures dépassaient les 45°C, exhortant les pèlerins à s'hydrater et à éviter toute exposition prolongée à la lumière directe du soleil.

Au coucher du soleil, les pèlerins ont commencé à quitter Arafat pour Muzdalifah, où ils devaient accomplir les prières du Maghrib et de l'Isha, combinées et raccourcies, avant de passer la nuit à se recueillir et à se reposer avant le rituel symbolique de la lapidation.


Liban: frappes israéliennes sur le sud et l'est, Israël veut «intensifier» l'offensive

En soirée, l'aviation israélienne a mené des frappes dans l'est du Liban, toujours selon l'Ani. "Huit frappes ont visé Machghara, dans l'ouest de la Békaa, formant une ceinture de feu autour de la localité", a-t-elle indiqué.  Des dizaines de frappes israéliennes ont également visé plusieurs villes et villages dans le sud du Liban, tuant notamment trois personnes à bord de deux voitures et une moto, a rapporté l'Ani. (AFP)
En soirée, l'aviation israélienne a mené des frappes dans l'est du Liban, toujours selon l'Ani. "Huit frappes ont visé Machghara, dans l'ouest de la Békaa, formant une ceinture de feu autour de la localité", a-t-elle indiqué. Des dizaines de frappes israéliennes ont également visé plusieurs villes et villages dans le sud du Liban, tuant notamment trois personnes à bord de deux voitures et une moto, a rapporté l'Ani. (AFP)
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  • Des dizaines de frappes israéliennes ont également visé plusieurs villes et villages dans le sud du Liban, tuant notamment trois personnes à bord de deux voitures et une moto, a rapporté l'Ani
  • L'armée israélienne avait émis des ordres d'évacuation aux habitants de plus de dix localités, en majorité situées dans les régions de Jezzine et de Nabatiyé, et d'autres pour la ville de Tyr et ses environs, dont le camp palestinien de Rachidiyé

BEYROUTH: L'armée israélienne a multiplié lundi ses frappes dans le sud et l'est du Liban, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirmant que son pays va "intensifier" l'offensive au Liban pour "écraser" le Hezbollah malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril.

Plusieurs frappes ont visé des localités proches de la ville millénaire de Tyr, ainsi que la ville et la région de Nabatiyé, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

En soirée, l'aviation israélienne a mené des frappes dans l'est du Liban, toujours selon l'Ani. "Huit frappes ont visé Machghara, dans l'ouest de la Békaa, formant une ceinture de feu autour de la localité", a-t-elle indiqué.

Des dizaines de frappes israéliennes ont également visé plusieurs villes et villages dans le sud du Liban, tuant notamment trois personnes à bord de deux voitures et une moto, a rapporté l'Ani.

L'armée israélienne avait émis des ordres d'évacuation aux habitants de plus de dix localités, en majorité situées dans les régions de Jezzine et de Nabatiyé, et d'autres pour la ville de Tyr et ses environs, dont le camp palestinien de Rachidiyé.

Elle a annoncé lundi soir dans un communiqué avoir "frappé tout au long de la journée plus de 70 sites et infrastructures du Hezbollah, à l'aide d'environ 85 munitions dans plusieurs zones du Liban", afin de "neutraliser la menace".

Elle a également indiqué avoir "neutralisé des terroristes du Hezbollah opérant à moto".

Les frappes israéliennes ont fait au moins 3.185 morts depuis le début de la guerre le 2 mars selon le dernier bilan du ministère de la Santé, diffusé lundi, soit 34 morts supplémentaires en un jour.

L'armée israélienne a annoncé lundi le décès d'un nouveau soldat dans le sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le 2 mars.

Le Hezbollah a revendiqué de son côté tard en soirée une série d'attaques successives au moyen de drones contre trois casernes et un poste militaire dans le nord d'Israël. Dans une série de communiqués, il a dit avoir notamment visé à plusieurs reprises "la caserne de Shomera, où est basée la brigade 300". Il a annoncé plus tôt une attaque contre "un rassemblement de soldats" israéliens dans une localité du nord d'Israël.

La formation a également dit avoir encore ciblé des forces israéliennes sur le territoire libanais.

"Intensifier les coups" 

"Nous ne freinons pas, au contraire, j'ai demandé à accélérer", a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans une vidéo diffusée sur sa chaîne Telegram. "Nous allons intensifier les coups, en intensifier la puissance et nous allons écraser" le Hezbollah.

"Pour chaque drone explosif, dix immeubles doivent tomber à Beyrouth", a estimé pour sa part le ministre des Finances, Bezalel Smotrich.

En fin de journée, des habitants ont fui la banlieue sud de Beyrouth, bastion du groupe pro-iranien, a constaté un journaliste de l'AFP. Sur la principale artère routière, des dizaines de voitures et des motos se succédaient pour quitter la capitale, tandis que la route était vide dans le sens inverse.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, autre ténor de l'extrême droite israélienne, a appelé à "revenir à une guerre intensive", et à "prendre le contrôle" du fleuve Zahrani, situé plus au nord qu'un autre fleuve, le Litani.

L'armée israélienne, qui contrôle une bande d'environ 10 kilomètres de profondeur en territoire libanais, a reçu l'ordre de tuer tout combattant du Hezbollah dans la zone du sud du Liban s'étendant de la frontière israélo-libanaise jusqu'au Litani.

Le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, doivent tenir une nouvelle session de négociations à Washington les 2 et 3 juin, précédée d'une réunion de militaires des deux pays au Pentagone le 29 mai.

Le président libanais Joseph Aoun a défendu lundi sa décision de négocier avec Israël, tout en affirmant que son exigence d'un retrait total israélien du sud du Liban n'était "pas négociable".

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, avait renouvelé dimanche soir son opposition aux négociations directes et répété qu'il refusait le désarmement de son mouvement.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio l'a accusé d'appeler à "renverser" le gouvernement libanais et de vouloir "replonger le Liban dans le chaos".

Cette escalade rhétorique et militaire d'Israël intervient alors que les Etats-Unis et l'Iran cherchent par ailleurs à finaliser les termes d'un accord de paix malgré des divergences, notamment au sujet du Liban, Téhéran estimant qu'un accord doit s'appliquer à tous les fronts.