L’évaluation positive du FMI considérée comme une déclaration de confiance dans la stratégie de réforme saoudienne

La station King Abdullah Financial District souligne l’accent mis par le Royaume sur le développement de l’économie non pétrolière (Photo, AFP)
La station King Abdullah Financial District souligne l’accent mis par le Royaume sur le développement de l’économie non pétrolière (Photo, AFP)
La station King Abdullah Financial District souligne l’accent mis par le Royaume sur le développement de l’économie non pétrolière (Photo, AFP)
La station King Abdullah Financial District souligne l’accent mis par le Royaume sur le développement de l’économie non pétrolière (Photo, AFP)
Les lignes de métro de Riyad sont également en cours de modernisation dans le cadre de Vision 2030 (Photo, AFP)
Les lignes de métro de Riyad sont également en cours de modernisation dans le cadre de Vision 2030 (Photo, AFP)
Un ouvrier de la ferme Ben Salmane cueille des roses Damascena (rose de Damas) pour produire de l'eau et de l'huile essentielle de rose, dans la ville occidentale de Taïf, le 11 avril 2021 (Photo, AFP)
Un ouvrier de la ferme Ben Salmane cueille des roses Damascena (rose de Damas) pour produire de l'eau et de l'huile essentielle de rose, dans la ville occidentale de Taïf, le 11 avril 2021 (Photo, AFP)
Le rapport du FMI vient comme une reconnaissance des plans du Royaume pour diversifier son économie et investir dans des secteurs non pétroliers tels que le tourisme et le divertissement (Photo, AFP)
Le rapport du FMI vient comme une reconnaissance des plans du Royaume pour diversifier son économie et investir dans des secteurs non pétroliers tels que le tourisme et le divertissement (Photo, AFP)
La corniche balnéaire de Djeddah a été largement réaménagée (Photo, AFP)
La corniche balnéaire de Djeddah a été largement réaménagée (Photo, AFP)
Le secteur pétrolier, extrême gauche, a bénéficié du rôle du Royaume dans le rééquilibrage des marchés mondiaux par l’intermédiaire de l’Opep+ (Photo, AFP)
Le secteur pétrolier, extrême gauche, a bénéficié du rôle du Royaume dans le rééquilibrage des marchés mondiaux par l’intermédiaire de l’Opep+ (Photo, AFP)
Les travaux extérieurs en cours à la station King Abdullah Financial District du métro de Riyad, le 1er avril 2021 (Photo, AFP)
Les travaux extérieurs en cours à la station King Abdullah Financial District du métro de Riyad, le 1er avril 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 10 mai 2021

L’évaluation positive du FMI considérée comme une déclaration de confiance dans la stratégie de réforme saoudienne

  • La dernière évaluation de l’économie du Royaume est une confirmation de la Vision 2030 et de la lutte contre la pandémie
  • Le FMI a le pouvoir de rendre un avis positif ou négatif sur la façon dont l'économie est gérée

DUBAÏ: Les décideurs économiques deviennent parfois un peu nerveux lorsque le Fonds monétaire international (FMI) arrive en ville. 

L'institution financière mondiale, âgée de 77 ans, n'est pas un régulateur au sens strict du terme, mais elle a le pouvoir de rendre un avis positif ou négatif sur la façon dont les décideurs – ministres, banquiers centraux et fonctionnaires – dirigent leur économie. 

Dans des circonstances extrêmes, le FMI peut approuver ou refuser des fonds potentiellement vitaux d'une économie en crise. Dans des conditions plus normales, son avis peut avoir une grande influence sur la cote de crédit internationale que tous les pays utilisent pour accéder aux marchés financiers mondiaux. 

Lorsque la «mission» du FMI a achevé sa visite en Arabie saoudite le mois dernier, une légère appréhension parmi les décideurs économiques du Royaume a dû être ressentie, alors qu'ils attendaient l’avis officiel du FMI sur leur gestion de la pandémie en 2020 et les chocs économiques qui en découlent. 

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Le secteur pétrolier a bénéficié du rôle du Royaume dans le rééquilibrage des marchés mondiaux à travers l’Opep+ (Photo, AFP) 

Il n'était pas question que l'Arabie saoudite, riche en ressources, sollicite une aide financière du FMI, mais du fait que l'organisation n'a pas effectué sa visite annuelle habituelle en cette année 2020 marquée par le coronavirus, il y avait beaucoup à faire après un an de changements politiques radicaux pour faire face à la forte récession qui a suivi la propagation de la pandémie. 

Il s’avère que les responsables saoudiens n'avaient aucune raison de s'inquiéter. Le «communiqué final», publié la semaine dernière, est une déclaration de confiance retentissante dans la manière dont ils ont géré les énormes défis posés par la pandémie. 

Plus encore, il s’agit d’une ferme adhésion à la stratégie Vision 2030 visant à diversifier l’économie du Royaume pour éviter la dépendance au pétrole. 

Les économistes indépendants ne sont pas surpris par la satisfaction du FMI. Nasser Saïdi, ancien économiste en chef du Centre financier international de Dubaï (DIFC), a déclaré à Arab News que «le pays a été proactif dans le déploiement d'une série de réformes malgré la pandémie et la baisse des prix du pétrole. Le système de santé publique s’avère résilient». 

Les experts du FMI sont catégoriques. «Les autorités ont réagi rapidement et de manière décisive à la crise de la Covid-19. Des mesures strictes de confinement précoce et la mise en place de mesures sanitaires ont limité les cas et les décès, et le programme de vaccination a bien avancé ces derniers mois», déclarent-ils. 

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Le rapport du FMI vient comme une reconnaissance des plans du Royaume pour diversifier son économie et investir dans des secteurs non pétroliers tels que le tourisme et le divertissement (Photo, AFP) 

Les experts ajoutent: «Les programmes de soutien fiscal, financier et de l'emploi mis en place par le gouvernement et la Sama (Autorité monétaire et fonds souverain de l’Arabie saoudite) ont contribué à amortir l'impact de la pandémie sur les entreprises et les travailleurs saoudiens.» 

Une des principales raisons de cette performance, concluent les visiteurs du FMI, réside dans le plan de réforme Vision 2030 mis en place depuis 2016, visant à moderniser l'économie du Royaume et à créer un secteur privé plus dynamique et entrepreneurial, afin de remplacer les dépenses publiques comme moteur économique. 

«Les réformes menées dans le cadre de la Vision 2030 ont joué un rôle essentiel afin d’aider l’économie à surmonter la pandémie. Les efforts déployés pour mettre en place une structure solide de coordination et de gouvernance interinstitutionnelle, la numérisation croissante des services gouvernementaux et financiers, les réformes visant à accroître la mobilité du marché du travail et les solides amortisseurs budgétaires et financiers ont tous donné à l’économie les moyens de gérer la crise», déclare le FMI. 

Tous les indicateurs avancent dans la bonne direction. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel devrait atteindre 2,1 % cette année, ce qui représente un revirement spectaculaire par rapport à la baisse de 4,1 % en 2020. Dans le secteur non pétrolier essentiel – indicateur clé du succès du plan de diversification –, la croissance du PIB réel a rebondi au second semestre de 2020, avec des signes indiquant que cela se poursuivra en 2021. 

Le FMI prévoit une croissance non pétrolière de 3,9 % cette année et de 3,6 % l’année prochaine. L’inflation, souvent une préoccupation majeure pour le FMI, sera de 2,8 % l’année prochaine, soit un taux tout à fait viable, tandis que le chômage – autre indicateur clé de la réussite de la stratégie de diversification – est tombé à 12,6 % pour les ressortissants saoudiens à la fin de l’année dernière. 

De plus, le rôle joué par l’Arabie saoudite dans la stratégie de réduction de la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole plus dix autres producteurs dont la Russie (Opep+) visant à rééquilibrer les marchés mondiaux sera rentable cette année et l’année prochaine, alors que le PIB pétrolier retrouvera une croissance de 6,8 % l’année prochaine, lorsque l’offre de pétrole reviendra à la normale avec des prix du brut plus élevés. 

Les responsables de la politique budgétaire du Royaume n’ont toutefois pas été épargnés par les critiques du FMI: «Le déficit s’est creusé en 2020 pour atteindre 11,3 % du PIB (4,5 % du PIB en 2019), en raison de la baisse des recettes pétrolières et de l’augmentation des besoins de dépenses, et il a été facilement financé par de nouveaux emprunts et la réduction des dépôts du gouvernement.» Le déficit baissera à 4,2 % cette année, indique le FMI, ce qui est inférieur aux prévisions officielles. 

Certaines des mesures controversées introduites pendant la pandémie, comme le triplement du taux de TVA, les subventions pour lutter contre la vie chère ou les aides à l’achat d’énergie locale, «contribuent toutes de manière importante à l’ajustement budgétaire prévu et ne devraient pas être annulées ou retardées». 

QUELQUES CHIFFRES

3,9 % croissance non pétrolière prévue pour cette année.  

2,8 % taux d’inflation prévu pour l’année prochaine. 

Le travail du ministère des Finances a été reconnu par le FMI. «Il est nécessaire de prendre des mesures pour continuer à renforcer la transparence budgétaire, notamment en publiant des informations plus détaillées dans les documents budgétaires et en élargissant la couverture des données budgétaires au-delà du gouvernement central», déclarent ses représentants. 

Mohammed al-Jadaan, le ministre des Finances de l’Arabie saoudite, a apprécié les éloges du FMI. «De tels résultats ont été obtenus malgré l’impact de la pandémie de la Covid-19, les fluctuations des prix du pétrole, les fortes variations économiques, la baisse de la demande mondiale, le recul de la croissance et d’autres défis auxquels le gouvernement saoudien a été confronté», commente-t-il. 

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Ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan (Photo, AFP) 

Le FMI a fait l’éloge des secteurs financier et du marché des capitaux du Royaume. «Le secteur financier continue d’être bien réglementé et supervisé par la Sama», déclare-t-il. 

«Les banques sont bien capitalisées et ont de fortes liquidités, malgré une baisse de rentabilité et une légère augmentation des prêts non performants (qui restent faibles) au cours de l’année écoulée.» 

Il ajoute: «Le rythme impressionnant des réformes des marchés des capitaux propres et de la dette s’est poursuivi sous la direction de l’Autorité des marchés financiers et du Centre national de gestion de la dette. Ces réformes multiplient les options de levée de capitaux pour les entreprises et les opportunités d’investissement pour les épargnants.» 

Nasser Saïdi déclare: «Il faut féliciter l’Arabie saoudite pour sa prudence budgétaire, en plus de l’exploitation efficace des marchés de la dette et de la structuration des principales infrastructures énergétiques afin de financer les déficits.» 

Sur un sujet crucial – l’érosion progressive des réserves de change de l’Arabie saoudite sous l’impact des pressions pandémiques et la nécessité de continuer d’investir dans les initiatives de Vision 2030 –, le FMI se montre optimiste. «L’ancrage du taux de change continue de bien servir l’Arabie saoudite, compte tenu de la structure économique actuelle. Les réserves de change de la Sama demeurent à des niveaux très confortables», déclare le FMI. 

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«Les programmes de soutien budgétaire, financier et de l’emploi ont contribué à atténuer l’impact de la pandémie sur les entreprises et les travailleurs saoudiens» (Photo, AFP) 

Les experts du FMI ont émis quelques mises en garde. «Afin de garantir la reprise et stimuler une croissance plus forte, les décideurs politiques doivent soigneusement gérer la fin des mesures de soutien à l’économie liées à la Covid-19 et poursuivre le programme de réformes à plus long terme dans le cadre de la Vision 2030», préviennent-ils. 

Ils ont également souligné la nécessité de continuer à maintenir le «filet de protection sociale» afin de soutenir les ménages à faible revenu qui peuvent être affectés par l’effet de la récession économique aggravée par des taux d’imposition plus élevés et le retrait des aides financières aux ménages. 

«Si la reprise s’enlise, la réduction prévue des dépenses d’investissement du gouvernement pourrait également être ralentie tout en maintenant inchangée l’enveloppe des dépenses d’investissement à moyen terme», indique le FMI. 

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Le rapport du FMI est venu comme une approbation des plans du Royaume pour diversifier son économie et investir dans des secteurs non pétroliers tels que le tourisme et le divertissement (Photo, AFP) 

Il est essentiel de maintenir la dynamique des réformes économiques. «Accroître la compétitivité des travailleurs saoudiens du secteur privé est important pour le succès du programme de réforme. Développer un secteur privé compétitif et diversifié sera difficile, à moins que les attentes salariales des travailleurs saoudiens ne correspondent à leur productivité», concluent les experts du FMI. 

Selon Nasser Saïdi, le rythme de la croissance continue dépend des marchés mondiaux du pétrole et de l’évolution future du virus, mais les signes sont aussi positifs que les conclusions du FMI. 

«Les perspectives de croissance de l’Arabie saoudite, avec une stabilité macroéconomique continue et une politique budgétaire prudente, encourageront une augmentation des investissements nationaux et étrangers, en plus des investissements dans le logement et de la consommation des ménages», déclare-t-il. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com