«Génocide» contre les Yazidis: Nadia Murad demande à l'ONU de saisir la justice internationale

«Nous vous demandons de renvoyer ce génocide» commis contre les Yazidis «à la Cour pénale internationale (CPI) ou de créer un tribunal par traité. Il est temps que la communauté internationale fasse plus. Il est temps d'agir», souligne Nadia Murad
«Nous vous demandons de renvoyer ce génocide» commis contre les Yazidis «à la Cour pénale internationale (CPI) ou de créer un tribunal par traité. Il est temps que la communauté internationale fasse plus. Il est temps d'agir», souligne Nadia Murad
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Publié le Mardi 11 mai 2021

«Génocide» contre les Yazidis: Nadia Murad demande à l'ONU de saisir la justice internationale

  • Les enquêteurs onusiens ont clôturé deux premiers dossiers
  • «Des tribunaux internationaux sont nécessaires pour s'attaquer à l'ampleur universelle des crimes du groupe EI contre l'humanité»

NATIONS UNIES: Nadia Murad, prix Nobel de la paix 2018 et ex-victime yazidie du groupe Etat islamique en Irak, a réclamé lundi au Conseil de sécurité de l'ONU de saisir la Cour pénale internationale ou de créer un tribunal spécifique pour le «génocide» commis contre sa communauté et désormais reconnu par des enquêteurs onusiens dans leur dernier rapport.

«Des tribunaux internationaux sont nécessaires pour s'attaquer à l'ampleur universelle des crimes du groupe Etat islamique (EI) contre l'humanité», a-t-elle plaidé lors d'une visioconférence du Conseil, en s'appuyant sur le dernier rapport du groupe d'enquêteurs onusiens créé en 2017 par cette instance.

«Nous vous demandons de renvoyer ce génocide» commis contre les Yazidis «à la Cour pénale internationale (CPI) ou de créer un tribunal par traité. Il est temps que la communauté internationale fasse plus. Il est temps d'agir», a-t-elle souligné.

Lors d'une conférence de presse, suivant une intervention devant le Conseil de sécurité, le Britannique Karim Asad Ahmad Khan, qui dirige jusqu'en juin l'équipe d'enquête spéciale de l'ONU, a indiqué que cette dernière avait recueilli la «preuve claire et convaincante qu'un génocide a été commis par l'EI contre les Yazidis en tant que groupe religieux».

Les enquêteurs onusiens ont clôturé deux premiers dossiers, a précisé le responsable qui prendra le mois prochain ses nouvelles fonctions de procureur de la CPI.

Le premier porte sur des attaques en août 2014 contre les Yazidis dans la région du Sinjar. «Les éléments de preuve recueillis confirment que l'EI est responsable d'actes d'extermination, de meurtre, de viol, de torture, d'esclavage, de persécution et d'autres crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétrés contre les Yazidis», a-t-il ajouté.

«Armes chimiques»

Le second concerne la mort en juin 2014 de recrues militaires irakiennes non armées et majoritairement chiites dans la région de Tikrit. L'équipe d'enquêteurs «a identifié des preuves vidéo corroborant le crime d'incitation directe et publique à commettre un génocide contre des musulmans chiites», a précisé le responsable onusien.

Sur la base des éléments de preuve recueillis, l'équipe d'enquêteurs «a conclu que les attaques en question constituaient des crimes de guerre, de meurtre, de torture, de traitements cruels et d'atteintes à la dignité de la personne», a indiqué Karim Asad Ahmad Khan, qui, dans le passé, avait déjà appelé à des procès semblables pour des membres de l'EI à celui des dirigeants nazis à Nuremberg.

Dans son rapport rendu public lundi, le responsable onusien indique qu'«une nouvelle enquête a été ouverte sur la mise au point et l'utilisation d'armes chimiques et biologiques par l'EI en Irak». «Grâce à la collecte d'un large éventail de preuves, l'équipe a confirmé le déploiement répété d'armes chimiques par l'EI contre les populations civiles en Irak entre 2014 et 2016, ainsi que des essais d'agents biologiques sur des prisonniers», indique son rapport.

L'équipe d'enquêteurs de l'ONU travaille aussi sur des crimes présumés contre les communautés chiite, chrétienne, kaka'i, shabak, sunnite et turkmène en Irak. 

L'EI, vaincu en Irak fin 2017, a laissé derrière lui plus de 200 charniers qui pourraient renfermer jusqu'à 12 000 corps, selon l'ONU.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.