Washington assure son soutien à la Tunisie endettée

En contrepartie d'un soutien du FMI, Tunis projette notamment de restructurer des compagnies publiques, et de remplacer les subventions des produits de première nécessité par des aides directes aux familles, d'ici 2024. (Photo, AFP)
En contrepartie d'un soutien du FMI, Tunis projette notamment de restructurer des compagnies publiques, et de remplacer les subventions des produits de première nécessité par des aides directes aux familles, d'ici 2024. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 12 mai 2021

Washington assure son soutien à la Tunisie endettée

  • «Nous sommes aux côtés de la Tunisie au moment où elle engage les réformes nécessaires pour faire face aux défis présentés par la pandémie», a écrit Kamala Harris
  • Le pays, qui doit rembourser quelque 4,5 milliards d'euros sur l'année en cours, a besoin d'une rallonge de 5,7 milliards d'euros pour boucler son budget 2021

TUNIS: La vice-présidente américaine Kamala Harris a assuré la jeune démocratie tunisienne du «soutien fort» des Etats-Unis, lors d'un échange téléphonique mardi avec le président tunisien Kais Saied, dont le pays lourdement endetté négocie actuellement un plan d'aide avec le FMI.

Mme Harris a «réaffirmé le soutien fort des Etats Unis envers la démocratie tunisienne», indique un communiqué de la Maison Blanche, ajoutant que les deux dirigeants ont souligné «l'importance des institutions démocratiques, de l'état de droit et de la lutte contre la corruption».

«La situation économique, financière et sociale en Tunisie a été évoquée», ajoute de son côté la présidence tunisienne dans un communiqué.

«Nous sommes aux côtés de la Tunisie au moment où elle engage les réformes nécessaires pour faire face aux défis présentés par la pandémie», a écrit la vice présidente sur Twitter.

Une délégation tunisienne s'est rendue à Washington la semaine passée pour y rencontrer des responsables du Fonds monétaire international (FMI), et négocier un accord triennal, le quatrième recours au Fonds en une décennie. 

La délégation a également rencontré des responsables de la nouvelle administration américaine, sollicitée pour garantir de nouveau emprunts de la Tunisie, qui fait face à un mur de dettes.

Le pays, qui doit rembourser quelque 4,5 milliards d'euros sur l'année en cours, a besoin d'une rallonge de 5,7 milliards d'euros pour boucler son budget 2021.

En contrepartie d'un soutien du FMI, Tunis projette notamment de restructurer des compagnies publiques, et de remplacer les subventions des produits de première nécessité par des aides directes aux familles, d'ici 2024.

Autre élément socialement explosif: la réduction de la masse salariale de la fonction publique, que Tunis propose de contenir autour de 15% du PIB en 2022 contre 17.4% du PIB en 2020.

Après des années de morosité économique et de gestion à court terme, la pandémie de Covid-19 a mis le petit pays d'Afrique du Nord à genoux: sa dette extérieure a atteint la barre symbolique des 100 milliards de dinars (environ 30 milliards d'euros), soit 100% du Produit intérieur brut.


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.

 


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.