Covid-19/Tunisie: levée du confinement à la fin du ramadan

Les Tunisiens rompent leur confinement pour faire leurs courses au marché central de la capitale Tunis, le 11 mai 2021, avant la fête de l'Aïd al-Fitr (Photo, AFP)
Les Tunisiens rompent leur confinement pour faire leurs courses au marché central de la capitale Tunis, le 11 mai 2021, avant la fête de l'Aïd al-Fitr (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 12 mai 2021

Covid-19/Tunisie: levée du confinement à la fin du ramadan

  • Les écoles, universités et lieux de culte pourront rouvrir le 17 mai, ainsi que les cafés et restaurants, en théorie à 30 ou 50% de leur capacité maximum
  • Pour les voyageurs arrivant de l'étranger, le confinement reste obligatoire pendant 5 à 7 jours dans des hôtels

TUNIS: La Tunisie a annoncé la levée de la plupart des restrictions décidées pour lutter contre le coronavirus dès lundi, après la fête musulmane célébrant la fin du ramadan, à l'issue d'une semaine de confinement général qui n'a été que partiellement appliqué.  

Les écoles, universités et lieux de culte pourront rouvrir le 17 mai, ainsi que les cafés et restaurants, en théorie à 30 ou 50% de leur capacité maximum.  

Jusqu'au 6 juin, le couvre-feu en vigueur débutera à 22h (21H GMT) au lieu de 19h, a précisé la porte-parole du gouvernement Hasna Ben Slimane dans une conférence de presse.  

Pour les voyageurs arrivant de l'étranger, le confinement reste obligatoire pendant 5 à 7 jours dans des hôtels.   

En revanche, les déplacements entre régions seront à nouveau permis dès le vendredi 14, second jour de l'Aïd-el-Fitr, fête marquant la fin du mois de jeûne du ramadan, une occasion pour les musulmans de se réunir en famille ou entre amis.  

Les autorités tunisiennes, avertissant que le système de santé menaçait de « s'écrouler » en raison de l'afflux grandissant de malades dans les hôpitaux, avaient annoncé le 7 mai un confinement débutant dès le 9 au soir, déclenchant une fronde.  

Des grossistes alimentaires, coiffeurs, ou chauffeurs de taxis avaient protesté contre ces restrictions de dernière minute, et les consignes contradictoires sur leur application.   

De nombreux magasins sont restés ouverts, parfois sur rendez-vous.  

Ainsi, dans la ville balnéaire de Sousse, où la principale organisation patronale a rejeté le confinement, la plupart des commerces fonctionnaient mercredi, et les habitants faisaient leurs achats de l'Aïd, a rapporté un correspondant.  

En dépit de l'interdiction de rassemblement, l'enterrement d'un député du parti islamiste Ennahdha mort du coronavirus a réuni une foule mercredi au Kef (nord-ouest), dont le président du Parlement Rached Ghannouchi, selon des médias tunisiens.  

Près de 500 personnes sont actuellement hospitalisées en soins intensifs, ce qui a nécessité la mise en place des hôpitaux de campagne, et la Tunisie peine à faire face à ses besoins en oxygène.  

Le pays de près de 12 millions d'habitants a recensé officiellement plus de 320 000 cas de Covid-19 dont 11 500 décès. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.