Détruite par Daech, la mosquée de Mossoul retrouve les prières de l'Aïd

Des fidèles irakiens prennent part à la prière de l'Aïd Al-Fitr dans la cour de la mosquée Al-Masfi dans la vieille ville de Mossoul. (Photo, AFP)
Des fidèles irakiens prennent part à la prière de l'Aïd Al-Fitr dans la cour de la mosquée Al-Masfi dans la vieille ville de Mossoul. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 14 mai 2021

Détruite par Daech, la mosquée de Mossoul retrouve les prières de l'Aïd

  • La mosquée tombe aujourd’hui en ruine, victime des combats violents qui ont déchiré la vieille ville de Mossoul
  • La mosquée a été partiellement détruite à la suite de l'occupation brutale de la ville par de Daech

MOSSOUL: À l'aube jeudi à Mossoul, des fidèles se sont agenouillés sur le sol jonché de gravats, les premières prières de l'Aïd Al-Fitr dans la plus ancienne mosquée de la ville pour la première fois depuis que Daech a été expulsé en 2017.

En silence, les hommes sont rentrés en groupe, et se sont assis pour écouter le prêche dans le bâtiment qui date de la période omeyyade au 7ième siècle. La mosquée tombe aujourd’hui en ruine, victime des combats violents qui ont déchiré la ville historique de Mossoul.

«Le message est clair. La mosquée Al-Masfi constitue l'épicentre islamique, elle est l’emblème de la région. C’est aussi un symbole de la ville, non seulement (de son identité) islamique», explique Ahmed Najem, un professeur universitaire local, après la prière.

La mosquée a été partiellement détruite à la suite de l'occupation brutale de Daech, qui avait décrété Mossoul capitale de son califat autoproclamé, et des offensives serrées de frappes aériennes afin libérer la ville des terroristes.

Comme bon nombre d'édifices culturels et religieux de la vieille ville, elle est restée en mauvais état, ses murs effondrés, le sol couvert d’amas de débris. Les activistes locaux de la province de Ninive imputent la situation à un financement public qui ne suffit pas à la reconstruction.

«Nous devons accélérer sa reconstruction», a déclaré Najem.

Des bénévoles, membres d'un groupe local qui fait campagne pour rénover la vieille ville, ont balayé le sol et posé des tapis avant les prières de l'Aïd, la fête qui marque la fin du ramadan.

«L'Aïd et les autres fêtes nous rendent heureux, mais la tristesse subsiste à cause de la destruction de Mossoul, (visible) jusqu'à ce jour», confie Ayyoub Dhanoun, l'un des bénévoles.

Plusieurs groupes de bénévoles ont vu le jour à Mossoul depuis sa libération, et nombre d'entre eux ont organisé des levées de fonds afin de reconstruire le patrimoine architectural et restaurer l'identité de la ville.

Ils ont organisé des événements dans des mosquées, des églises et, plus récemment, au théâtre du Printemps à Mossoul. Ils nettoient et retapent les bâtiments endommagés au meilleur de leur moyens, souvent sans aide financière et sans soutien.

«C’est l’occasion de reconstruire ce monument et de dédommager les habitants du vieux Mossoul en reconstruisant leurs maisons», déclare Dhanoun après la prière à la mosquée Al-Masfi.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.