Le gouvernement québécois veut contrer le recul de la langue française

Dans cette photo d'archive, un enfant tient une pancarte sur laquelle est écrit «Phoenix je t'aime» alors que le groupe français Phoenix se produit sur scène lors du Festival d'été de Québec le 12 juillet 2018. La province canadienne du Québec a dévoilé le 13 mai 2021 une législation radicale visant à freiner le déclin de la langue française dans l'ancienne colonie française, en particulier à Montréal où les entreprises utilisent de plus en plus l'anglais. (Photo, AFP)
Dans cette photo d'archive, un enfant tient une pancarte sur laquelle est écrit «Phoenix je t'aime» alors que le groupe français Phoenix se produit sur scène lors du Festival d'été de Québec le 12 juillet 2018. La province canadienne du Québec a dévoilé le 13 mai 2021 une législation radicale visant à freiner le déclin de la langue française dans l'ancienne colonie française, en particulier à Montréal où les entreprises utilisent de plus en plus l'anglais. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 14 mai 2021

Le gouvernement québécois veut contrer le recul de la langue française

  • La langue française est en baisse dans la sphère privée dans la province: 71,2% des Québécois avaient déclaré parler cette langue à la maison en 2016, contre 72,8% en 2011
  • «La langue française recule et ce, dans plusieurs sphères névralgiques de notre société», a déploré Simon Jolin-Barrette, ministre responsable de la Langue française

MONTRÉAL: Le gouvernement québécois a déposé jeudi un projet de loi visant à tenter de freiner le déclin de la langue française dans la province francophone de huit millions d'habitants, notamment dans sa métropole, Montréal.

«La langue française recule et ce, dans plusieurs sphères névralgiques de notre société», a déploré Simon Jolin-Barrette, ministre responsable de la Langue française, en présentant la réforme lors d'un point presse.

Cet ambitieux projet de loi d'une centaine de pages vise à renforcer la Charte de la langue française ou «loi 101» datant de 1977, qui reconnaît le français comme «la langue officielle du Québec» et encadre l'usage de cette langue dans la Belle province.  

Le projet de loi 96 a pour objet «d'affirmer que la seule langue officielle du Québec est le français. Il affirme également que le français est la langue commune de la nation québécoise», a expliqué le ministre devant l'Assemblée nationale du Québec.

«Depuis des siècles, la défense du français c'est essentiel pour la survie et puis le développement de notre nation», a salué le Premier ministre François Legault, se disant «ému», lors d'un point presse. «Le gouvernement du Québec est le seul gouvernement en Amérique du Nord qui représente une majorité de francophones et ça vient avec des devoirs», a-t-il ajouté.

La réforme vise notamment à créer un ministère de la Langue française et à nommer un commissaire à la langue française ayant notamment pour fonction de surveiller l'évolution de la situation linguistique au Québec.

Elle prévoit également d'étendre la loi actuelle aux entreprises de 25 à 49 employés pour que le français soit la langue utilisée pour communiquer à l'intérieur de l'entreprise.

Elle protège le droit de travailler en français. Elle reconnaît le droit à l'apprentissage du français et limite la proportion des étudiants dans les établissements anglophones d'études supérieures.

En outre, elle confère aux consommateurs un droit à être informés et servis en français, et prévoit une prédominance du français dans les affichages commerciaux.

L'accueil en français dans les commerces à Montréal est passé de 84,2% à 74,6% de 2010 à 2017, selon l'Office québécois de la langue française.

La langue française est aussi en baisse dans la sphère privée dans la province: 71,2% des Québécois avaient déclaré parler cette langue à la maison en 2016, contre 72,8% en 2011, selon Statistique Canada.


Facebook et Instagram suppriment les comptes d'une organisation anti-vaccins américaine

Robert Kennedy Jr., s'adresse aux médias après une réunion à la Trump Tower à New York (Photo, AFP).
Robert Kennedy Jr., s'adresse aux médias après une réunion à la Trump Tower à New York (Photo, AFP).
Short Url
  • Meta, a supprimé de ces deux plateformes les comptes de l'influente organisation américaine anti-vaccins
  • CDH, qui critique la sécurité des vaccins contre la Covid-19, accuse Meta de ne pas respecter son droit à la liberté d'expression

WASHINGTON: La maison mère de Facebook et Instagram, Meta, a supprimé de ces deux plateformes les comptes de l'influente organisation américaine anti-vaccins Children's Health Defense (CDH), dirigée par Robert Kennedy Jr, neveu de l'ancien président John Fitzgerald Kennedy.

"Nous avons supprimé les comptes Instagram et Facebook en question pour violations répétées de nos politiques sur la Covid-19", a indiqué jeudi à l'AFP Aaron Simpson, un porte-parole de Meta.

CDH, qui critique la sécurité des vaccins contre la Covid-19, accuse Meta de ne pas respecter son droit à la liberté d'expression, en s'alignant sur les autorités sanitaires américaines.

"Facebook agit ici comme un représentant de la croisade du gouvernement fédéral pour faire taire toute critique des politiques draconiennes du gouvernement", a déclaré le fondateur de l'organisation, Robert Kennedy Jr, dans un communiqué.

Neveu de l'ancien président assassiné en 1963 et fils d'un ancien ministre, également assassiné en 1968, il est une figure majeure de la galaxie anti-vaccin américaine.

CDH revendique "des centaines de milliers" d'abonnés sur ces deux comptes et a partagé, dans son communiqué, des captures d'écran montrant la suppression de ces comptes pour "désinformation".

Selon CDH, l'interdiction pourrait être liée à une action intentée par l'organisation à l'encontre de Meta, pour censure, devant la justice fédérale.

La chaîne YouTube de CDH avait été supprimée en septembre dernier.

Meta, qui se voit régulièrement reprocher de propager la désinformation, essaie depuis la dernière élection présidentielle américaine de s'éloigner des contenus politiques pour se concentrer sur les échanges entre proches et communautés d'intérêt.


La Commission saoudienne du patrimoine va faire des recherches archéologiques dans la mer Rouge

La Commission saoudienne du patrimoine a annoncé qu'elle mettrait en œuvre des plans pour aller à la recherche et à la découverte du patrimoine enfoui dans la mer Rouge. (SPA)
La Commission saoudienne du patrimoine a annoncé qu'elle mettrait en œuvre des plans pour aller à la recherche et à la découverte du patrimoine enfoui dans la mer Rouge. (SPA)
La Commission saoudienne du patrimoine a annoncé qu'elle mettrait en œuvre des plans pour aller à la recherche et à la découverte du patrimoine enfoui dans la mer Rouge. (SPA)
La Commission saoudienne du patrimoine a annoncé qu'elle mettrait en œuvre des plans pour aller à la recherche et à la découverte du patrimoine enfoui dans la mer Rouge. (SPA)
La Commission saoudienne du patrimoine a annoncé qu'elle mettrait en œuvre des plans pour aller à la recherche et à la découverte du patrimoine enfoui dans la mer Rouge. (SPA)
La Commission saoudienne du patrimoine a annoncé qu'elle mettrait en œuvre des plans pour aller à la recherche et à la découverte du patrimoine enfoui dans la mer Rouge. (SPA)
Short Url
  • La commission a affirmé qu’elle prévoyait d’explorer des eaux de la mer Rouge d'Umluj à Ras al-Sheikh Hamid jusqu’au 5 septembre
  • Dans le cadre de ce projet, des recherches ont déjà été effectuées sur plus de 25 parties spécifiques le long de la zone d'étude à l’aide de sonars

DJEDDAH: La Commission saoudienne du patrimoine a annoncé qu'elle mettra en œuvre des plans pour aller à la recherche et à la découverte du patrimoine enfoui dans la mer Rouge, en collaboration avec la King Abdullah University of Science and Technology (Kaust), la King Abdulaziz University et l'Université de Naples en Italie.

La commission a affirmé qu’elle prévoyait d’explorer des eaux de la mer Rouge, d'Umluj à Ras al-Sheikh Hamid, à la recherche de découvertes archéologiques, un projet qui avait initialement commencé le 13 juillet et se poursuivra jusqu'au 5 septembre.

Dans le cadre de ce projet, des recherches ont jusqu'à présent été effectuées sur plus de 25 parties spécifiques le long de la zone d'étude, notamment à Ras al-Sheikh Hamid, Douba, Al-Wajh et Umluj, à l'aide de sonars. Les appareils établiront une cartographie sous-marine, et prendront des photos de haute qualité de cette zone.

Le PDG de la Commission du patrimoine saoudien, le Dr Jasir al-Herbish, a indiqué que cette annonce était conforme à la politique de la commission d'informer les agences de presse, le grand public, et les personnes intéressées par l'archéologie, des plans et des efforts déployés en collaboration avec des institutions scientifiques et des organisations internationales pour découvrir ces sites historiques.

L’objectif de cette initiative est de développer le domaine de la plongée archéologique et de partager les résultats des études de sites historiques afin d'informer le public à propos des zones de la mer Rouge riches en patrimoine culturel, tout aussi importantes que les découvertes archéologiques sur la terre ferme.

Al-Herbish a mis en relief les efforts déjà en cours, comme un centre spécialisé pour la protection du patrimoine culturel subaquatique dans la mer Rouge et le golfe Arabique.

Il a indiqué que les eaux de la mer Rouge et du golfe Arabique renfermaient encore de nombreux secrets sur le patrimoine culturel du Royaume. Le centre espère contribuer à leur découverte.

«Dans les laboratoires de la Kaust, nous étudions avec nos partenaires les secrets de la mer Rouge en utilisant des technologies marines pointues et en développant des capacités avancées», a affirmé le vice-président et associé principal de la Kaust, le Dr Najah Achry, selon l’Agence presse saoudienne.

La zone de l'épave d'Umluj a déjà été étudiée dans le cadre d'une collaboration entre la commission et une équipe italienne de l'Université de Naples en 2015 et 2016, qui a établi que l'épave remontait à plus de cent ans.

Certaines des découvertes de cette recherche comprenaient un certain nombre de poteries trouvées à côté de l'épave, des centaines de pièces de porcelaine chinoise de haute qualité, ainsi qu’une coquille de noix de coco et divers métaux.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La styliste japonaise Hanae Mori est morte à l'âge de 96 ans

Cette photo d'archive prise le 21 juillet 1998 montre la créatrice japonaise Hanae Mori applaudie par ses mannequins à la fin de sa collection haute couture automne/hiver 1998/99 à Paris. (AFP)
Cette photo d'archive prise le 21 juillet 1998 montre la créatrice japonaise Hanae Mori applaudie par ses mannequins à la fin de sa collection haute couture automne/hiver 1998/99 à Paris. (AFP)
Short Url
  • Hanae Mori était surnommée «Madame Butterfly» pour les motifs de papillons qui avaient fait sa marque de fabrique
  • Au fil des décennies, ses luxueuses créations faites main ont été portées par Nancy Reagan, Grace Kelly et de nombreuses autres personnalités

TOKYO: La styliste japonaise Hanae Mori, reconnue mondialement comme membre de l'élite de la haute couture, est morte le 11 août à son domicile de Tokyo à l'âge de 96 ans, ont annoncé jeudi plusieurs grands médias nippons.

Hanae Mori était surnommée "Madame Butterfly" pour les motifs de papillons qui avaient fait sa marque de fabrique. Au fil des décennies, ses luxueuses créations faites main ont été portées par Nancy Reagan, Grace Kelly et de nombreuses autres personnalités.

Hanae Mori était l'une des rares Japonaises à la tête d'une entreprise internationale, et demeurait en cela une pionnière de l'émancipation des femmes dans son pays.

Son décès a été confirmé par son bureau à l'agence de presse Kyodo, tandis que d'autres médias japonais rapportaient que ses obsèques s'étaient déjà tenues dans l'intimité familiale.

Sa carrière d'avant-garde l'a conduite de Tokyo - où elle avait débuté dans l'après-guerre en confectionnant des costumes pour le cinéma - à New York et Paris où, en 1977, sa marque est devenue la première maison d'Asie à rejoindre les rangs de la très sélect Chambre syndicale de la haute couture parisienne.

Sa première collection à l'étranger - à New York en 1965 - célébrait le thème de la rencontre entre "l'Orient" et "l'Occident".

Les autres grands noms de la mode japonaise comme Yohji Yamamoto, Rei Kawakubo, Kenzo Takada (mort en 2020 à 81 ans) ou encore Issey Miyake (décédé le 5 août à 84 ans) ont suivi ses pas.

Malgré le démantèlement de l'empire commercial de Hanae Mori au début des années 2000 face à des difficultés financières et la fermeture de son atelier parisien en 2004 à l'issue de son dernier défilé dans la capitale française, des boutiques à son nom existent toujours au Japon et ses parfums continuent à être vendus dans le monde entier.