Guerre des salaires aux Etats-Unis, pour attirer les employés

Des manifestants défilent pour soutenir les travailleurs d'Amazon à l'occasion du 1er mai à New York, le 1er mai 2021. (Photo, AFP)
Des manifestants défilent pour soutenir les travailleurs d'Amazon à l'occasion du 1er mai à New York, le 1er mai 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 14 mai 2021

Guerre des salaires aux Etats-Unis, pour attirer les employés

  • Le salaire minimum est de $7,25 de l'heure dans le pays même si plusieurs États imposent un niveau plus élevé
  • Pour attirer la main-d’œuvre, une seule solution: aligner les billets verts

NEW YORK: La guerre des salaires a commencé aux États-Unis, où McDonald's et Amazon viennent à leur tour d'annoncer des paies plus élevées pour attirer les employés, tandis que plusieurs États vont réduire ou supprimer dès juin les allocations chômage supplémentaires liées à la Covid. 

Les entreprises voient leur activité repartir à mesure que la population est vaccinée. Mais elles peinent à recruter, en particulier dans les secteurs où les salaires sont les plus bas, à commencer par la restauration.

Pour attirer la main-d’œuvre, une seule solution: aligner les billets verts.

McDonald's va ainsi augmenter certains salaires face à «une situation compliquée au niveau du recrutement», a expliqué jeudi Joe Erlinger, responsable aux États-Unis de la célèbre chaîne de restauration rapide.

Pour recruter rapidement 10 000 personnes, le groupe augmente donc les salaires à l'embauche dans les établissements qu'il gère directement – et non ceux des franchisés – désormais entre 11 et 17 dollars de l'heure pour les employés, 15 et 20 dollars pour les managers.

Le salaire minimum est de 7,25 dollars dans le pays même si plusieurs États imposent un niveau plus élevé.

 

«Proche du socialisme»

Une autre chaîne de restauration rapide, Chipotle, avait déjà annoncé lundi une hausse du salaire minimum à l'embauche, à 11 dollars de l'heure, avec l'objectif d'un salaire horaire moyen dans ses restaurants de 15 dollars d'ici juillet.

Selon les derniers chiffres disponibles du ministère américain du Travail, la rémunération horaire médiane des employés de fast-food était de 11,47 dollars en mai 2020.

Le géant du commerce en ligne Amazon, qui a annoncé jeudi vouloir recruter 75 000 personnes supplémentaires aux États-Unis et au Canada, propose de son côté un salaire horaire moyen à l'embauche de plus de 17 dollars, et jusqu'à 1 000 dollars de prime.

Les enseignes de distribution Target et Costco ont aussi relevé leurs salaires minimums pour atteindre ou dépasser 15 dollars.

Car de très nombreux Américains, licenciés avec la crise, choisissent d'attendre avant de chercher un boulot dans l'espoir de décrocher un meilleur emploi, profitant d'allocations chômage inhabituellement généreuses.

D'autres ne sont pas encore en mesure de retourner travailler, à cause des problèmes de garde d'enfants notamment.

«Nous entendons régulièrement les entreprises nous dire qu'elles augmentent les salaires, mais ne parviennent quand même pas à attirer les travailleurs», a commenté jeudi Christopher Waller, un gouverneur de la Banque centrale américaine (Fed).

Pour lui, pas d'inquiétude, «ce décalage est temporaire», et se résorbera avec la vaccination, la réouverture complète des écoles, et l'expiration des allocations chômage supplémentaires.

Car les chiffres de l'emploi en avril ont semé la zizanie: la reprise économique laissait espérer un million d'emplois créés, mais seuls 266 000 ont vu le jour.

Pour l'opposition républicaine, la responsabilité vient des allocations chômage.

Face à l'hémorragie d'emplois provoquée par la pandémie, le gouvernement a en effet, à plusieurs reprises, étendu les droits. Les chômeurs peuvent désormais toucher une allocation jusqu'au 6 septembre, même si leurs droits sont épuisés, et les travailleurs indépendants peuvent aussi y prétendre.

Mais ce sont surtout les 300 dollars supplémentaires accordés chaque semaine par l'État fédéral à tous les bénéficiaires qui font grincer des dents.

«C'est plus proche du socialisme que tout ce que j'ai vu», avait réagi le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, mardi sur la chaîne Fox News.

 

609 000 personnes sans allocation

Les pouvoirs publics américains n'avaient pas habitué les chômeurs à une telle générosité. Selon les États, le chômage est habituellement versé pendant 3 à 6 mois, de 235 dollars maximum par semaine dans le Mississippi, à plus de 800 dollars dans le Massachusetts.

Caroline du Sud, mais aussi Arkansas, Missouri, Dakota du Nord ou encore Wyoming, vont donc refermer le porte-monnaie. 

«Au moins 11 États» vont réduire, voire supprimer, les aides supplémentaires, dès juin ou juillet, a souligné Nancy Vanden Houten, analyste pour Oxford Economics.

Cela signifie qu'au moins «609 000 personnes (...) perdront toute allocation chômage», en plus des «279 000 personnes (qui) perdront leurs 300 dollars supplémentaires», a-t-elle calculé.

Or, «il manque encore des millions d'emplois» par rapport à avant la pandémie, «ce n'est pas comme si c'était quasiment réglé», a déploré le secrétaire aux Transports Pete Buttigieg jeudi sur la chaîne CNBC, défendant la nécessité de maintenir ces aides.

Le président Joe Biden avait refusé mardi, de supprimer ce filet de sécurité, mettant cependant en garde: «si vous touchez une allocation chômage et que l'on vous offre un emploi convenable, vous ne pouvez pas refuser cet emploi pour continuer à toucher le chômage».


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.