Liban: un quart du pays dans le noir

Une photo prise le 16 juin 2020 montrant une vue générale du chantier naval de la société Karpowership avec des barges dans le district d'Altinova, à Yalova en Turquie / AFP
Une photo prise le 16 juin 2020 montrant une vue générale du chantier naval de la société Karpowership avec des barges dans le district d'Altinova, à Yalova en Turquie / AFP
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Publié le Vendredi 14 mai 2021

Liban: un quart du pays dans le noir

  • La société, qui fournit 370 mégawatts (MW), soit environ un quart de l'approvisionnement du Liban, avait signalé au gouvernement cette semaine, qu'elle devra fermer ses générateurs en l'absence de mesures en vue d'un règlement
  • La source, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a déclaré que les arriérés dépassaient 100 millions de dollars

BEYROUTH/ISTANBUL: La société turque Karpowership, qui fournit de l'électricité au Liban à partir de deux barges (Ndlr : bateaux qui fournissent de l’électricité), a déclaré vendredi qu'elle arrêtait ses approvisionnements en raison d'arriérés de paiement et d'une menace légale vis à vis de ses navires, au milieu d'une crise économique qui frappe le pays.

La société, qui fournit 370 mégawatts (MW), soit environ un quart de l'approvisionnement du Liban, avait signalé au gouvernement cette semaine, qu'elle devra fermer ses générateurs en l'absence de mesures en vue d'un règlement.

La fermeture menace de plus longues coupures d'électricité quotidiennes dans le pays déjà très endetté, qui n'avait pas assez de capacité pour répondre à la demande en électricité et ce, avant même l’arrêt de l’approvisionnement de Karpowership, ce vendredi.

Au Liban, de nombreuses personnes dépendent de générateurs privés ou luttent plusieurs heures par jour sans électricité.

«Depuis 18 mois, nous avons été extrêmement flexibles avec l'État, fournissant continuellement de l'électricité sans paiement ni plan de paiement, car le pays était déjà confronté à des temps très difficiles. Cependant, aucune entreprise ne peut opérer dans un environnement avec un risque aussi direct et indu». a déclaré une unité de Karpowership.

Dans un communiqué, la société, a déclaré qu'elle arrêterait ses approvisionnements vendredi. Une source proche de la situation a déclaré que les générateurs ont été mis à l’arrêt vers 5 heures du matin (GMT).

La source, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a déclaré que les arriérés dépassaient 100 millions de dollars, et a ajouté que le gouvernement n'avait pas tenté de négocier ou d'essayer de résoudre l’affaire, malgré les appels répétés de la société destinés à éviter une fermeture.

Un procureur libanais a menacé ce mois-ci de saisir les barges et d'amender l'entreprise après que la chaîne de télévision libanaise al-Jadeed ait fait état d'accusations de corruption sur le contrat d'électricité. L'entreprise nie les accusations.

Le ministère libanais des Finances a déclaré cette semaine qu'il avait reçu une lettre de la société turque avec avertissement, disant que le pays pourrait faire face à "l'obscurité totale" si les barges coupaient le courant. Il n'a fait aucune déclaration publique concernant des discussions. L'entreprise nie les accusations.

Chacune de ses barges a une capacité de 202 MW, pour un contrat fournissant un total de 370 MW.

Une source industrielle a déclaré que la capacité totale du Liban était d'environ 2 200 MW, y compris les barges, mais ne produisait qu'un total de 1 300 MW, malgré les approvisionnements turcs de 370 MW. La demande de pointe du Liban en 2020 a était de 3 500 MW, a indique la même source.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com