Washington dénonce les propos « antisémites » d'Erdogan

Le porte parole du département d'Etat US, Ned Price, a appelé le président turc à éviter des « remarques incendiaires qui pourraient inciter à encore plus de violence » au Proche-Orient. (Photo, AP)
Le porte parole du département d'Etat US, Ned Price, a appelé le président turc à éviter des « remarques incendiaires qui pourraient inciter à encore plus de violence » au Proche-Orient. (Photo, AP)
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Publié le Mercredi 19 mai 2021

Washington dénonce les propos « antisémites » d'Erdogan

  • Dans une violente tirade, le président turc dénonce les Israéliens « meurtriers » que seul le fait de « sucer le sang les assouvit »
  • Erdogan n'avait pas non plus épargné son homologue américain Joe Biden, à qui il avait lancé: «Vous écrivez l'Histoire avec des mains ensanglantées»

WASHINGTON, ETATS-UNIS : Washington a dénoncé mardi les propos du président turc Recep Tayyip Erdogan jugés « antisémites » et appelé à éviter des « remarques incendiaires qui pourraient inciter à encore plus de violence » au Proche-Orient, selon un porte-parole de la diplomatie américaine.

« Les Etats-Unis condamnent fermement les récents propos antisémites du président Ergodan à l'égard du peuple juif », a écrit Ned Price, du département d'Etat, dans un communiqué.

Le président turc, qui s'est érigé en défenseur de la cause palestinienne, avait critiqué lundi Israël pour ses frappes dans la bande de Gaza, dénonçant dans une violente tirade des « meurtriers » qui « tuent des enfants âgés de cinq ou six ans ».

« Il n'y a que sucer le sang qui les assouvit », avait-il estimé.

Les hostilités à Gaza ont éclaté le 10 mai avec un barrage de roquettes tirées par le mouvement palestinien Hamas sur Israël après que des centaines de manifestants palestiniens ont été blessés dans des heurts avec la police israélienne à Jérusalem-Est occupée. A l'origine des manifestations, la menace d'expulsion forcée de familles palestiniennes au profit de colons israéliens.

Recep Tayyip Erdogan n'avait pas non plus épargné lundi son homologue américain Joe Biden, à qui il avait lancé: « Vous écrivez l'Histoire avec des mains ensanglantées ».

Face aux violents affrontements entre le Hamas et Israël, Joe Biden a maintenu le soutien traditionnel des Etats-Unis au droit de l'Etat hébreu « à se défendre ».

Les relations entre la nouvelle administration américaine et la Turquie, d'emblée tendues, risquent de prendre un nouveau coup, mais les deux dirigeants doivent se rencontrer en marge d'un sommet de l'Otan à Bruxelles le mois prochain.

Le Conseil de sécurité de l'ONU est bloqué depuis huit jours par Washington sur l'adoption d'une simple déclaration sur le conflit.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.