La Lituanie quitte un groupe de coopération avec la Chine

Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, s'adresse aux médias à la suite des entretiens avec son homologue allemand à Berlin, le 17 mars 2021 (Photo, AFP)
Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, s'adresse aux médias à la suite des entretiens avec son homologue allemand à Berlin, le 17 mars 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 22 mai 2021

La Lituanie quitte un groupe de coopération avec la Chine

  • Le ministre des Affaires étrangères a estimé que cette structure de coopération était un facteur de «division» et appelé les pays membres de l'UE à adopter «une approche et une communication à 27+1 avec la Chine bien plus efficaces»
  • Le parlement européen a voté une résolution refusant d'examiner l'accord UE-Chine sur les investissements si Pékin maintient les contre-sanctions infligées à des personnalités du continent

VILNIUS: La Lituanie a annoncé samedi qu'elle quittait le groupe dit « 17+1 » composé de la Chine et des pays d'Europe centrale et orientale, estimant qu'il était un facteur de  « division » du point de vue de l'Union européenne, dans un contexte de détérioration des relations entre les Vingt-Sept et Pékin.  

« La Lituanie ne se considère plus elle-même comme un membre du format 17+1 et ne participe pas à cette initiative », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis.   

Le ministre a estimé que cette structure de coopération était un facteur de « division » et appelé les pays membres de l'UE à adopter « une approche et une communication à 27+1 avec la Chine bien plus efficaces ».  

« La force et l'impact de l'Europe sont dans son unité », a souligné le ministre.  

Membre du groupe depuis 2012, le pays balte a également appelé les membres de l'UE à quitter cette plateforme dans un contexte de détérioration des relations entre la Chine et l'Union européenne.  

Jeudi, le parlement européen a voté une résolution refusant d'examiner l'accord UE-Chine sur les investissements si Pékin maintient les contre-sanctions infligées à des personnalités du continent, dont des eurodéputés.  

Au cours des derniers mois, la Lituanie a pris des initiatives qui ont irrité Pékin, dont le blocage des investissements chinois et l'annonce de l'ouverture d'un bureau commercial à Taïwan.  

Le ministère chinois des Affaires étrangères avait protesté le 4 mars, rappelant qu'il « s'opposait fermement » à la pratique de la création d'institutions officielles à Taïwan.  

Jeudi, le parlement lituanien avait adopté une résolution condamnant la politique de Pékin vis-à-vis de la minorité musulmane ouïghoure en tant que « crime contre l'humanité » et « génocide ».  

Il a également appelé l'ONU à mener une enquête sur les camps d'internement où sont détenus des Ouïghours dans le Xinjiang (ouest de la Chine) et demandé à l'Union européenne de procéder à une révision de ses relations avec Pékin. 


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.

 

 


Après Itamar Ben Gvir, le ministre israélien Bezalel Smotrich interdit de territoire en France

Le ministre israélien des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich. (Photo d’archives/AFP)
Le ministre israélien des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich. (Photo d’archives/AFP)
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  • La France interdit l’entrée au ministre israélien Bezalel Smotrich en raison de ses positions en faveur de l’annexion de la Cisjordanie et de la recolonisation de Gaza
  • Cette décision s’ajoute à celle visant Itamar Ben Gvir et à des sanctions contre des colons violents

PARIS: Le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, qui "promeut activement l'annexion de la Cisjordanie" et "revendique ouvertement" la "recolonisation de Gaza", est interdit d'accès au territoire français, a annoncé mardi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.

C'est le deuxième membre du gouvernement israélien visé par une telle mesure après le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, autre figure de l'extrême droite, interdit d'entrer sur le sol français depuis le 23 mai, après la diffusion d'une vidéo de militants de la "flottille pour Gaza" agenouillés et mains liées.

"Bezalel Smotrich promeut activement l'annexion de la Cisjordanie, qu'il revendique ouvertement, la création de nouvelles colonies en Cisjordanie, la recolonisation de Gaza, l'effondrement économique de l'Autorité palestinienne et ses conséquences délétères sur la population palestinienne: c'est une politique que ne peut accepter l'écrasante majorité de la communauté internationale, fermement attachée à la solution à deux Etats", a écrit M. Barrot sur X.

"Quatre responsables d'organisations de colons et 21 colons violents" sont également interdits de territoire français, a-t-il ajouté.

M. Barrot indique par ailleurs avoir pris "de nouvelles sanctions contre les responsables de l'intensification de la colonisation et des violences en Cisjordanie" conjointement avec le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège, sans détailler ces mesures ni préciser les personnes visées.

Ces cinq pays avaient déjà annoncé le 10 juin 2025 interdire leurs territoires aux ministres Ben Gvir et Smotrich, les accusant d'"incitation à la violence" contre les Palestiniens, en particulier en Cisjordanie. Le gouvernement israélien avait alors dénoncé ces sanctions, les jugeant "scandaleuses".

Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967.

Les violences liées au conflit israélo-palestinien ont explosé dans ce territoire en marge de la guerre de Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre 2023.

Depuis lors, au moins 1.080 Palestiniens, parmi lesquels de nombreux combattants, mais aussi beaucoup de civils, ont été tués en Cisjordanie par des soldats ou des colons israéliens, selon un décompte de l'AFP à partir de données de l'Autorité palestinienne.

Dans le même temps, d'après des données officielles israéliennes, au moins 46 Israéliens, des civils et des soldats, y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.