Cluster à Bordeaux: une opération «inédite en France», souligne le Pr Denis Malvy

«L'originalité de la situation bordelaise, c'est que ce variant connaît une diffusion communautaire, c'est à dire non restreinte à des espaces circonscrits» explique le Professeur Denis Malvy. (Photo, AFP)
«L'originalité de la situation bordelaise, c'est que ce variant connaît une diffusion communautaire, c'est à dire non restreinte à des espaces circonscrits» explique le Professeur Denis Malvy. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 24 mai 2021

Cluster à Bordeaux: une opération «inédite en France», souligne le Pr Denis Malvy

  • Ce variant a le visage du variant anglais et a acquis plusieurs mutations supplémentaires dont une, la 484Q qui est associée à la transmissibilité
  • Le coeur de la question, c'est donc la rapidité de déploiement de la vaccination

BORDEAUX: Le professeur Denis Malvy, infectiologue au CHU de Bordeaux et membre du Conseil scientifique, décrypte la stratégie – «inédite en France» – de lutte contre un cluster détecté dans le quartier de Bacalan et formé à partir d'un variant «préoccupant». 

Que sait-on de ce variant et du cluster dont il est à l'origine ?

«Ce variant a le visage du variant anglais et a acquis plusieurs mutations supplémentaires dont une, la 484Q. Elle est connue sur certains variants indiens mais il l'a acquise ici de manière autochtone. On sait qu'elle est associée à la transmissibilité. On l'avait déjà repérée en France de manière sporadique mais seulement dans des collectivités fermées et de manière semi-confidentielle. L'originalité de la situation bordelaise, c'est que ce variant connaît une diffusion communautaire, c'est à dire non restreinte à des espaces circonscrits (comme une résidence pour personnes âgées ou un centre hospitalier, ndlr). La stratégie de screening (tester, isoler, tracer) et de “vaccination en ceinture”, autour de la collectivité en question, est difficile à faire dans le cas bordelais car il y a trop de chaînes de transmissions. Et elles sont extrêmement toniques et rapides».

Quelle stratégie a été mise en place pour le circonscrire ?

«Les autorités sanitaires ont décidé une action territoriale, sur un bassin de population élargi par rapport à l'endroit où les chaînes de transmission sont apparues de manière assez brutale il y une petite dizaine de jours. Cette stratégie comporte du screening et une vaccination massive (19 000 doses supplémentaires, ndlr), rapide et transgénérationnelle. Ce dernier point est d'autant plus nécessaire que ce cluster concerne surtout des jeunes, qui font des formes simples (de Covid-19). On sait que cette mutation est associée à la transmissibilité, on ne peut pas jouer avec le feu et la laisser s'installer. On est donc dans un scénario de freinage mais adapté à la situation singulière d'un variant s'exprimant dans des clusters d'expansion communautaire. Cette opération est inédite en France. S'il y avait une originalité dans cette situation bordelaise, ce serait la manière dont l'intervention vaccinale est conduite. Elle est audacieuse dans sa forme. Elle sera sans doute prise comme modèle lorsque ce type de cluster se renouvellera.»

Cette situation bordelaise peut donc se reproduire ailleurs ? 

«Cela ne saurait manquer, tant que continue la course-poursuite entre le virus et la rapidité avec laquelle la communauté va acquérir son immunité collective, notamment en Aquitaine où le virus a peu circulé. Le coeur de la question, c'est donc la rapidité de déploiement de la vaccination, pour prendre de cours le virus et faire en sorte qu'il ait de moins en moins de moyens de produire des variants».


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.