Malgré les promesses de changement, les manifestations se poursuivent en Libye

Les manifestants ont défilé dans les rues avant de converger sur la Place des Martyrs (Photo, AFP).
Les manifestants ont défilé dans les rues avant de converger sur la Place des Martyrs (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 26 août 2020

Malgré les promesses de changement, les manifestations se poursuivent en Libye

  • La nouvelle manifestation a eu lieu malgré une intervention lundi du chef du Gouvernement d'union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj
  • Les manifestants dénoncent la corruption qui vient s'ajouter au calvaire d'une population épuisée par plusieurs années de conflits

TRIPOLI : Des centaines de Libyens, principalement des jeunes, ont manifesté mardi à Tripoli pour le troisième jour consécutif contre la corruption et la détérioration de leurs conditions de vie, dans un mouvement de protestation étroitement encadré par les forces de l'ordre.

La nouvelle manifestation a eu lieu malgré une intervention lundi du chef du Gouvernement d'union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, qui s'est dit déterminé à combattre la corruption et a promis un prochain remaniement ministériel.

Sous une chaleur accablante, les manifestants ont défilé dans les rues avant de converger sur la Place des Martyrs, dans le centre de la capitale libyenne.

Des manifestations similaires ont eu lieu dimanche et lundi pour protester contre la détérioration des services publics, les fréquentes coupures de courant et d'eau et les longues files d'attente devant les stations d'essence dans un pays qui dispose pourtant des réserves de pétrole les plus abondantes d'Afrique.

Surtout, les manifestants dénoncent la corruption qui vient s'ajouter au calvaire d'une population épuisée par plusieurs années de conflits.

« Il faut juger les corrompus ! », peut-on lire sur l'une des pancartes brandies par les manifestants.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 après une révolte populaire, la Libye est minée par l'insécurité et les luttes d'influence. Elle est dirigée aujourd'hui par deux entités rivales : le GNA, basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen.

Le rassemblement était encadré par les forces de l'ordre, pour éviter des heurts, comme ce fut le cas dimanche lorsque des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur les protestataires et blessé certains d'entre eux.

Dans son allocution télévisée lundi soir, M. Sarraj a tenté l'apaisement en soulignant « le droit légitime » de tout Libyen de s'exprimer. « Nous reconnaissons (...) notre part de responsabilité » dans la détérioration de la situation mais cette crise « dure depuis des années. »

Il a promis un remaniement ministériel. « Partant de mes responsabilités politiques et nationales, je prendrai certaines décisions, notamment la modification de certains portefeuilles ministériels. ».

« Le choix des nouveaux ministres se fera sur la base de leur compétence, leurs capacités et leur intégrité », a souligné M. Sarraj. Si ce projet est contesté, il a prévenu qu'il était prêt à recourir à des « mesures exceptionnelles », pour effectuer ce remaniement.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.